Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /2010 13:20
En faire de véritables pôles de lutte contre la crise et le chômage


Par Pierre Ivorra

Comment faire des régions de véritables pôles 
de lutte contre la crise et le chômage sans attendre 
des changements politiques plus importants ?
L’engagement d’une véritable reprise se heurte 
à un obstacle de taille : le rationnement du crédit. 
Le système bancaire prête au compte-gouttes 
par peur des défaillances et parce qu’il préfère restaurer ses marges en développant ses activités 
sur les marchés financiers. En janvier 2010, 
les encours de crédits des banques aux PME ont progressé de 1 %, par rapport à janvier 2009. 
Les crédits de trésorerie ont reculé de 8 %. 
Des entreprises sont asphyxiées. 
En septembre dernier, le nombre de défaillances jugées depuis un an était en hausse de 15 % ! 
Le taux de chômage culmine désormais à 10 %. 
Dans certaines régions, en Île-de-France, 
en Rhône-Alpes, il a progressé de plus 
de 19 % en un an, plus que la moyenne nationale.

Si le crédit bancaire soutient faiblement la croissance et l’emploi, ce n’est pas uniquement parce qu’il est insuffisant. C’est d’abord parce qu’il est mal orienté. 
Il est soumis à des critères de rentabilité 
et non à des obligations de création d’emplois, 
de mise en formation. On peut pourtant commencer à retourner cette arme de l’argent. Avec leurs moyens, les régions peuvent jouer ce rôle et favoriser l’action des travailleurs, des populations. Cela suppose 
de changer la politique d’aide aux entreprises. 
En prenant une partie du coût du crédit à sa charge et en apportant sa garantie, à condition que l’argent prêté serve à financer des investissements permettant de consolider ou de créer des emplois, la région peut à la fois inciter les banques à ouvrir le robinet et infléchir les gestions d’entreprise.

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Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /2010 13:52

990 W104MERParfum de fin de campagne en Gard

C'est avec une heure de retard, pour cause d'attente des militants alésiens, que la liste pour les Régionales À gauche maintenant ! A pu enfin marquer sa fin de campagne gardoise, hier soir à l'Holiday Inn, en présence du chef de file régional René Revol et de la tête de liste gardoise Martine Gayraud. Devant une salle comble mais dans une ambiance presque feutrée, cette dernière a fait le bilan de la campagne, débutée le 23 janvier : « On a la volonté d'ouvrir un espace nouveau à gauche, pour que celle-ci gagne. » La patronne du Parti communiste gardois, entourée des représentants du NPA (Hermet), des Alternatifs ou du Parti de gauche, n'a pas oublié les viticulteurs, les « privés d'emplois sans droit », les inégalités touchant les plus pauvres mais aussi les femmes. « La lutte contre la pauvreté débute dans nos régions. » Avant le discours de René Revol, François Liberti, porte-parole du PCF, a insisté sur le fait qu'il fallait « battre le 14 mars la droite de Couderc et tourner la page Frêche. Il faut flanquer un tacle magistral à Sarko. » Reprenant cette phrase d'un cheminot : « À quoi ça sert de lutter si on vote comme des cons ? » Et François Liberti de donner sa réponse : avec la liste Revol, « il y a la lutte et le vote ». Tout un programme.



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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /2010 21:21
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Marie-George Buffet a réaffi rmé, samedi, sur France 2, que la gauche « n’a pas besoin du Modem », excluant toute alliance électorale avec ce parti. « Il faut que la gauche se rassemble à gauche […] Le Modem, c’est la droite, restons à gauche et faisons quelque chose de bien à gauche », a-t-elle déclaré. Pour elle, le Front de gauche peut « aller bien plus loin » que les 6,5 % que lui prêtent les sondages, en s’adressant notamment « aux électeurs socialistes […] qui ont envie que la gauche se remue un peu plus ».
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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /2010 11:44
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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /2010 11:15
siteon0Une centaine d'élus locaux , parmi lesquels de nombreux maires de petites communes de la région soutenant la liste A gauche maintenant !, conduite par René Revol, ont lancé un appel, hier en fin de matinée, à Nîmes, à l'issue d'une rencontre qui s'est déroulée à l'Holiday Inn, demandant le retrait pur et simple de la réforme des collectivités territoriales.« Nous avons reçu l'appui d'une centaine de maires du Languedoc-Roussillon, d'où ce que nous appelons "l'appel des 100 maires" », explique René Revol, selon lequel  la réforme en cours « aura des conséquences extrêmement graves ». En préconisant la fusion des communes et la métropolisation, elle remet directement en cause la liberté communale et la démocratie de proximité, estime le leader de la liste A Gauche maintenant !, « les citoyens n'ayant plus aucune prise sur les décisions que prendront les communautés ». « D'autre part, la réforme de la taxe professionnelle va se traduire par un transfert des charges des entreprises sur les ménages, qui n'en peuvent plus », reprend René Revol. Il conteste aussi le mode de scrutin prévu, uninominal à un tour. « Il va supprimer la diversité de la représentation, conduira au bipartisme et permettra à quelqu'un d'être élu sans avoir la majorité des voix. »Enfin, cette réforme, explique-t-il, a été conçue pour réduire les rentrées fiscales des collectivités territoriales dans le but de les contraindre à réduire leurs dépenses « alors qu'elles sont les seules de tout le secteur public à avoir développé l'emploi depuis cinq ans ». René Revol préconise une autre réforme, basée sur une coopération librement consentie des collectivités territoriales.
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /2010 19:01
arton2735342-842aa.jpg Le parti présidentiel, adossé aux choix politiques d’un Nicolas Sarkozy à mi-mandat, sourd aux critiques sur son bilan et contraint à une posture d’éternel candidat, semble de plus en plus condamné à un sévère échec aux régionales. L e scénario était écrit. Les régionales, pour la droite unie derrière Sarkozy, devaient être une promenade de santé pour une majorité présidentielle qui rêvait de reconquête en 2010, pour être à l’aise en 2012. « Mobilisation générale », s’époumone aujourd’hui le Premier ministre, François Fillon, tête de turc désignée pour une droite sarkozyste en capilotade : le meeting national prévu dimanche prochain à Paris vient d’être annulé.

arton4514-6ea11 Difficile de départager le PS et l’UMP 30 %  ? 31 %  ? Selon le sondage TNS-Sofres Logica publié hier. Les listes UMP arriveraient en tête des intentions de vote au premier tour avec 30 % des voix, devant celles du PS (28 %), le rapport des forces étant de ce point de vue inchangé par rapport au mois précédent. Si l’on ajoute à l’UMP le score des listes diverses droites, le parti présidentiel atteindrait 31 %. Parallèlement, les intentions de vote PS, additionnées aux listes divers gauche (comme celle de Georges Frêche en Languedoc-Roussillon ou celle de Paul Giaccobi en Corse), seraient en hausse de deux points (30 %). Les Verts (Europe Écologie) sont à 12 % (– 1), le FN à 8 % (– 0,5), le front de gauche à 7% logo fdg (+1), le Modem stable à 4 %, le NPA à 1,5 % (– 2).

Au second tour la Gauche l’emporterai à onze jours du premier tour
,
les trois ténors du Front de gauche ont voulu redire le sens « national » du vote. D’abord, « punir le système ». La formule est de Jean-Luc 
Mélenchon. « Nous allons appliquer la pensée Sarkozy  : une sanction doit être exemplaire et dissuasive », a-t-il 
ironisé. Puisque le « grand chelem » cher à Martine Aubry semble se dessiner, autant qu’il s’avère « efficace », a 
argumenté Marie-George Buffet. « Il faut que le Front de gauche créé 
l’événement car il ne faut pas attendre 2012 pour changer le rapport de forces. » La secrétaire nationale du PCF a lancé un appel aux abstentionnistes et aux électeurs socialistes : « Je ne leur demande pas de renoncer à leur attachement. Je leur dis justement que, pour porter cet attachement aux valeurs de gauche, le seul chemin efficace, c’est les listes du Front de gauche. » Efficace, car en mettant « une raclée à Sarkozy avec un vrai vote de gauche pas avec un vote de demi-mesure », selon Christian Picquet, lui-même tête de liste en Midi-Pyrénées, cette sanction favoriserait « une gauche qui se hisse à la hauteur d’un enjeu de civilisation ».
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /2010 13:24
Des régions pôles de résistance contre l’austérité Le gouvernement prépare la France à une nouvelle cure antisociale  : réforme des retraites, suppressions de postes dans le secteur public… La gauche peut et doit porter un autre projet dans les régions pour contrecarrer cette politique. Des lendemains qui déchantent. La majorité de Français, qui disaient désapprouver à 63 % la politique économique du chef de l’État, risque encore de faire face à des déconvenues majeures une fois les élections passées. Mi-février déjà, lors de la présentation du troisième rapport d’étape de la révision générale des politiques publiques (RGPP), le ministre du Budget, Éric Woerth, se félicitait de la suppression de 100 000 postes de fonctionnaires entre 2007 et 2010. Malgré le récent rapport de la Cour des comptes qui qualifiait la RGPP de « démarche purement quantitative » faisant peu de cas des besoins de la population en termes de services publics, le gouvernement a bien l’intention de maintenir le cap. « Le vibrant hommage aux personnels des services publics » rendu par le président, dans son discours de Laon, a « tout du baiser de Judas », selon le député communiste Roland Muzeau. D’un même élan, la réforme des retraites s’inscrit pleinement dans ce nouveau plan d’austérité autour du triptyque augmentation des cotisations-hausse du nombre d’annuités-baisse des pensions, présenté par la droite comme autant d’alternatives. Dans ce contexte alourdi par la crise économique, les régions peuvent, par les politiques qu’elles engageront, faire office de contrepoids et de pôles de résistance aux dégâts de la politique de la droite. 


1 Fonds publics : changer les critères

Le chômage continue d’augmenter en France, les plans de licenciement se succèdent, et pourtant, les entreprises n’ont jamais reçu autant d’aides des pouvoirs publics. L’an dernier, ce sont environ cent milliards qui ont été versés aux entreprises, la plupart du temps sans contrôle ni suivi de leur utilisation. Pis : certains grands groupes pratiquent le chantage à la délocalisation pour bénéficier de fonds publics et n’hésitent pas à licencier pour autant. Compétence centrale des régions, le développement économique, via les aides régionales aux entreprises, pose désormais la question de leur conditionnalité et de leur transparence. Une exigence qui monte dans le débat public et dans les luttes, les salariés y ayant un moyen de reprendre la main sur les décisions des grands groupes et de les responsabiliser socialement et écologiquement. Les régions doivent-elles continuer à abonder les trésoreries d’entreprises parfois florissantes, ou au contraire en faire un outil pour la création d’emplois stables et qualifiés ? Pour le Front de gauche, un fonds régional pour l’emploi et la formation pourrait servir de « levier » pour mobiliser « sélectivement » le crédit bancaire en faveur notamment des PME-PMI qui n’y ont pas accès, les banques préférant continuer à spéculer comme avant la crise.

 

2 Transports : résister à la libéralisation

Depuis le transfert de la compétence des transports en 2002, les régions ont énormément investi pour les matériels roulants, la tarification, mais aussi dans ce qui n’était pas de leur compétence légale au début : la rénovation des gares, voire l’entretien du réseau. L’amélioration de l’offre a entraîné une forte augmentation du trafic (+ 55 % entre 1997 et 2007). Ce bilan est néanmoins entaché de faiblesses qui peuvent devenir graves pour l’avenir, quand l’État oblige la SNCF à se désengager des TER, quand il supprime des postes de cheminots, liquide l’activité fret… Les élus régionaux doivent faire face en mobilisant les usagers pour obliger la SNCF à respecter ses engagements, et empêcher ainsi l’ouverture de la concurrence des TER. La dégradation de la qualité de service due aux carences de la SNCF laisse une porte ouverte aux partisans de l’ouverture du marché des opérateurs, parmi lesquels on trouve des associations d’usagers, voire des élus régionaux. C’est pour l’avenir de transports régionaux efficaces et accessibles, tout l’enjeu des élections.

 

3 Logement : conditionner les aides

Si le logement n’est pas directement de leur ressort, les conseils régionaux peuvent intervenir dans ce domaine grâce à la clause générale de compétence. Et, donc, suppléer aux désengagements de l’État. Ainsi en a-t-il été en Île-de-France, lorsque la majorité sortante s’est attelée à la création d’une agence foncière régionale réunissant tous les acteurs du mouvement HLM. Zone particulièrement tendue, l’Île-de-France devait, outre la réhabilitation et la construction, prendre en main le rééquilibrage social et spatial du territoire. Cette agence, conçue comme un levier antispéculation, devait donc acquérir des terrains et favoriser le parc social. Pourtant, les Hauts-de-Seine et les Yvelines, dirigés par la droite, ont refusé de jouer le jeu en créant leurs propres agences foncières aux règles peu contraignantes. Ainsi, en ces terres, la spéculation foncière et une production peu diversifiée de logements peuvent continuer. Se pose alors la question de l’équité territoriale et des contraintes à appliquer pour les départements réfractaires. À ce titre, des sanctions financières pourraient abonder un fonds dédié à la construction régionale et à cette agence foncière. Par ailleurs, le Front de gauche propose de conditionner pour une part les subventions régionales au respect de la loi SRU et à l’objectif de construction de 20 % de logements sociaux.

 

4 Services publics : défendre et mobiliser

Les conseils régionaux peuvent agir dans une multitude de domaines relevant de leur compétence (santé, culture, formation professionnelle, éducation) ou se situant à leur lisière. Ainsi, dans le domaine de la santé : officiellement restreint à la prévention et à la lutte contre les épidémies, voire au financement d’équipements sanitaires, leur rôle peut être élargi à la défense des hôpitaux menacés de fermeture et du regroupement des services dans les grands centres régionaux, au détriment de l’accès aux soins et de la sécurité des malades. Rien n’interdit aux régions d’exiger de l’État un moratoire sur ces projets ou sur celui de la restructuration en cours de l’AP-HP menée au nom des économies à réaliser sur le système de santé. Rien n’interdit non plus aux régions de jouer un rôle actif dans la mobilisation pour la défense des services publics de proximité menacés par la révision générale des politiques publiques, la défense du mouvement sportif associatif, la défense de l’école publique et laïque en supprimant les aides aux établissements privés, etc.

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Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 06:55

arton881940-19889.jpg 1 UNE URGENCE SOCIALE

La multiplication des conflits salariaux exprime clairement la volonté des salariés, corroborée par les sondages d’opinion, de tourner une page : celle des politiques, tant patronales que gouvernementales, d’agression multiforme contre les salaires. Depuis des années, tandis que le dividende de l’actionnaire est à la fête, la feuille de paye est à la diète. Rançon des exonérations de charges accordées aux entreprises sur les bas salaires, mais aussi de la multiplication des emplois précaires, les rémunérations se sont tassées vers le bas. Un salarié sur deux doit vivre avec moins de 1 500 euros environ, près de 4 millions perçoivent une rémunération au-dessous du seuil de pauvreté… Signe de l’acuité du problème (même si ce type de réponse tend à le pérenniser), la mise en place du RSA, censé compenser la misère des salaires perçus par de nombreux travailleurs. Donner un vigoureux coup de pouce aux salaires, ce serait donc, d’abord, accorder à des millions d’hommes et de femmes les moyens de vivre décemment. Ce serait aussi répondre à un problème lancinant : la dévalorisation du travail qualifié. « On a une main-d’oeuvre dont le niveau de qualification, en général, s’élève, alors que le salaire ne suit pas », constate un économiste.

2 UN ANTIDOTE À LA CRISE

La primauté accordée aux revenus du capital sur ceux du travail est, on le sait, au coeur de la crise que nous traversons depuis 2008. En sortir implique de renverser ce choix et d’augmenter les revenus salariaux. La demande intérieure reste en effet le moteur numéro un de l’activité économique. La consommation, qui, jusqu’alors, avait relativement bien résisté à la crise, profitant notamment de la faiblesse de l’inflation et de mesures de soutien comme la prime à la casse, ainsi que de l’existence des minima sociaux, donne désormais de sérieux signes de faiblesse (la consommation des ménages a chuté de 2,7 % en janvier, selon l’Insee). Les prix sont repartis à la hausse (+ 1,1% sur un an), la prime à la casse a diminué. La revalorisation des salaires doit prendre le relais. L’annonce de confortables profits en 2009 par une série de grands groupes montre, si besoin était, qu’il n’y a là rien d’irréaliste. Répondre à la demande salariale permettrait aussi de s’attaquer au déficit de la Sécurité sociale, qui s’est considérablement creusé (30 milliards d’euros prévus en 2010) du fait de la baisse des recettes qu’elle tire avant tout des cotisations assises sur les salaires.

3 FAVORABLE À L’EMPLOI

Selon l’antienne du patronat, céder aux revendications salariales reviendrait à favoriser les délocalisations et, en fin de compte, à mettre en péril des emplois. Faux, rétorque Nasser Mansouri, économiste de la CGT, citant une étude récente de la direction des politiques économiques de Bercy sur la désindustrialisation, qui « montre que les délocalisations vers les pays à bas salaires n’expliquent que partiellement la perte de l’emploi industriel en France », davantage imputable aux délocalisations vers les pays développés. « L’argument du coût salarial est donc non pertinent. Les statistiques officielles le confirment : en termes de coût salarial, la France se situe dans la moyenne européenne, alors que, pour la productivité horaire, on est dans le peloton de tête », note Nasser Manssouri. Plutôt que de « culpabiliser la demande », de bloquer les salaires, pour, prétendument, éviter d’augmenter les importations, il s’agit d’« accroître le potentiel productif ». Ce qui suppose de remettre en question les choix financiers des entreprises qui consacrent une plus grande part de la valeur ajoutée aux dividendes qu’aux investissements. « Si on divisait les dividendes par deux, on dégagerait 04-2 120 milliards d’euros. De quoi financer les investissements, mais aussi les salaires. »

4 DES LEVIERS POUR AGIR

Alors que le chef de l’État continue de discourir sur la nécessité de rééquilibrer « le partage de la valeur ajoutée », laissant de marbre la patronne du Medef, qui refuse de négocier sur le sujet, le gouvernement, s’il en avait la volonté, aurait les moyens de modifier la donne sur la question salariale. Cette année encore, quelque 30 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales vont être accordées aux entreprises, sans véritable contrepartie. De plus en plus largement critiquées, ces aides pourraient être assorties d’une condition : que des accords, majoritaires, sur l’augmentation des salaires soient signés dans les entreprises bénéficiaires. Outre la revalorisation des traitements des fonctionnaires, le gouvernement dispose, pour le secteur privé, d’un autre puissant levier : le smic, auquel, cette année encore, il a refusé de donner un coup de pouce. Or, d’après une étude de la Dares, les hausses du smic ont des répercussions, directes ou indirectes, sur 35 % des salariés, note l’économiste Antoine Rémond. Toutes les entreprises ne sont certes pas sur le même pied. Changer la politique salariale implique pour les PME de faciliter leur accès au crédit bancaire et de rééquilibrer leurs rapports entre donneurs d’ordre et sous-traitants.

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Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /2010 16:15

arton3225-3a159-copie-1.jpg Alors que la transformation de La Poste en société anonyme entrait en vigueur hier, le comité contre la privatisation appelle à poursuivre l'action, et les grèves de postiers se multiplient

 

La privatisation commence, mais la bagarre pour s'y opposer n'est pas terminée pour autant. C'est en substance le message du Comité national contre la privatisation de La Poste, qui organisait hier, date du changement de statut de l'entreprise publique en société anonyme, un rassemblement aux abords de l'Elysée. Le collectif regroupant les syndicats de La Poste et une soixantaine d'associations et partis de gauche avait demandé à être reçus par le président de la République pour lui remettre une pleine camionnette de feuilles d'émargement de la votation du 3 octobre dernier, qui avait vu 2,3 millions de personnes s'exprimer contre la privatisation. Face au refus présidentiel, une délégation de militants devait simplement porter les documents aux services de l'Elysée. « Le gouvernement et la direction de la Poste voudraient faire croire à l'opinion publique et aux postiers que tout sera définitivement plié avec le vote de la loi. La réalité est tout autre », a déclaré au micro Hervé Tellier, de la CGT FAPT, mentionnant les « multiples actions et grèves des postiers et postières, les actions diverses des élus et de la population continue.
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Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /2010 16:34

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Votez pour  L’égalité 

REELLE

 

arton4127-f7fee Que de batailles nous menons ensemble pour obtenir l’égalité des droits entre les femmes et les hommes. En ce 8 mars 2010, nous serons, à nouveau dans la rue pour manifester contre les injustices, les inégalités dont sont encore victimes les femmes. Ce 8 mars 2010 n’est pas un  8 mars comme les autres, non seulement, c’est le centième anniversaire de la journée internationale des droits des Femmes, mais c’est aussi le lancement de nombreuses initiatives dans le cadre de la troisième arton84-e3187marche mondiale. A 15 jours des élections régionales, il est plus que jamais nécessaire de hausser le ton car l’égalité est un DROIT et non une concession. L’enjeu est simple, OU les valeurs de solidarité, d’égalité, les exigences de services publics, les logiques de coopération sortiront renforcées des élections, riches de points d’appui plus solides et plus nombreux, OU les politiques de Nicolas Sarkozy et du MEDEF trouveront, au plan régional, de nouveaux relais pour frapper plus vite et plus rudement. Alors, rassemblons-nous ! En votant massivement pour les listes : « ensemble pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes » vous voterez pour une gauche combative et rassemblée. Une gauche qui prolonge les batailles que nous menons au quotidien avec les associations féministes, comme celle que nous livrons pour le vote d’une loi cadre contre les violences faites aux femmes ou celle en faveur du maintien et du développement des centres de contraception et d’IVG. Les femmes.jpg régions peuvent impulser des politiques fortes en matière d’égalité, et ce dans de nombreux domaines. Ces choix politiques, en rupture avec le libéralisme et le patriarcat, ont été portés par des élu-es qui ont été à l’initiative du Front de Gauche et qui veulent aller plus loin. Par votre vote, donnez force à des élu-es déterminé-es à résister à la droite, des élu-es qui construisent, avec les habitantes et les habitants, avec les associations, des projets permettant de vivre mieux au quotidien, des élu-es qui innovent, développent des politiques etdes espaces réellement participatifs, en lien et ancré-es dans les mobilisations sociales.    

Par votre vote-action le 14 mars prochain, vous pouvez changer positivement le paysage politique, en donnant aux femmes des relais de leurs luttes, de leurs aspirations.

 

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  11 mars 2010

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  17 mars 2010

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Régionales 2010

arton84-e3187PERMANENCE ELECTORALE

 A NIMES

 

« A Gauche

maintenant »

22 bis rue Georges Pompidou 

Tél : 04.66.05.74.02

 

Pour  l'appel à voter pour la liste
"A gauche Maintenant" 
 pour les Régionales 2010,
cliquez sur le lien ci-aprés:  

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ENSEMBLE,SAUVONS MUMIA

          ENSEMBLE,
 SAUVONS
MUMIA


mumia.jpg

                             Collectif Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal

43, boulevard de Magenta 75010 Paris - TEL : 01 53 38 99 99 - FAX : 01 40 40 90 98 - E MAIL : abujamal@free.fr

http://www.mumiabujamal.net

 

 

La Cour Suprême

des Etats-Unis renvoie

l’affaire

Mumia Abu-Jamal

devant la Justice

Fédérale de Pennsylvanie

 

Par arrêt du 19 janvier, la plus haute juridiction des Etats-Unis renvoie le dossier de Mumia Abu-Jamal devant la Cour d’Appel Fédérale de Pennsylvanie en lui signifiant expressément de réexaminer sa décision « à la lumière » de l’arrêt rendu la semaine dernière dans une affaire similaire (Spisak / Ohio). Dans cette affaire, la Cour Suprême a confirmé la condamnation à mort.

Autrement dit, la Cour Suprême demande à la justice de Pennsylvanie de « faire le sale boulot à sa place » : donner le feu vert à l’exécution ! Rappelons que la Cour d’Appel Fédérale s’était prononcée pour la sélection d’un nouveau jury qui aurait à statuer sur la sentence uniquement (peine de mort ou perpétuité) en considération des instructions volontairement erronées données aux jurés lors du procès de 1982 qui avaient conduit ces derniers à prononcer la peine capitale.

« Au regard de l’arrêt rendu dans l’affaire Spisak, cette décision de la Cour Suprême n’est pas une surprise. Ce n’est pas une mauvaise nouvelle, au sens où nous le redoutions. J’irai plaider contre la peine de mort car, bien que similaire, le cas Mumia est différent tant sur la forme que dans les faits » a déclaré Maître Robert R. Bryan. Soulignant l’acharnement du Ministère Public de Pennsylvanie à l’origine de ce recours auprès de la Cour suprême, l’avocat principal de Mumia Abu-Jamal a tenu à rappeler l’importance et l’urgence de donner sa pleine dimension à la campagne pour sauver son client. A cet effet, un nouvel appel international à l’interpellation de Barack Obama a été lancé par plusieurs personnalités : Danielle Mitterrand (France), Günter Grass (Allemagne) prix Nobel de littérature, Mgr Desmond Tutu (Afrique du Sud), Fatima Bhutto (Pakistan) écrivain, Noam Chomsky (Etats-Unis) philosophe, Ed Asner (acteur), Mike Farrell (acteur), Michael Radford (réalisateur - Oscar du meilleur film pour Il Postino / Le Facteur).

 

Signez et faites signer le plus largement possible cet appel, en cliquant sur ce lien : http://www.PetitionOnline.com/Mumialaw/petition.html

 

Le Collectif Unitaire National de soutien à Mumia Abu-Jamal appelle les organisations, les collectivités, et plus généralement tous ceux et toutes celles qui veulent sauver Mumia, à faire connaître la gravité de la situation judiciaire à laquelle il est toujours exposée et à s’inscrire dans la campagne d’interpellation de Barack Obama.

 

Le Collectif Unitaire National (80 organisations françaises), entend donner un retentissement international à l’affaire Mumia à l’occasion du prochain congrès contre la peine de mort qui se déroulera fin février 2010 à Genève (Suisse).

 

 

Paris, le 20  janvier 2010

 

 

 

POUR LA LIBERATION DE MUMIA ABU-JAMAL

Rassemblement hebdomadaire le mercredi de 18h à 20h

face au Consulat des Etats-Unis – Place de La Concorde à Paris.

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