Lundi 6 juillet 2009

Des pistes fécondes pour élargir le Front de gauche

Par Pierre Laurent, responsable de la coordination nationale du PCF

Comment riposter et donner un avenir à une perspective politique progressiste ?
Le remarquable succès de la soirée qui vient de se tenir le 3 juillet à la Mutualité, à l’initiative des partenaires du Front de gauche, confirme, s’il en était besoin, le potentiel d’élargissement et d’approfondissement de la démarche du Front de gauche. La qualité et la représentativité des grands témoins qui avaient répondu présent, la richesse des échanges qui ont eu lieu tout au long de la soirée, la disponibilité partagée pour des constructions positives qui respectent le rôle de chacun, l’exigence de projets communs permettant aux forces de transformation sociale de reprendre durablement l’initiative face au pouvoir de droite ont marqué cette soirée. Le pari de la tenir à cette date improbable a été réussi. L’affluence était au rendez-vous. Cela doit faire réfléchir. L’attente est bel et bien là. Et, plus que cela, la conviction que nous jouons, là, l’avenir de toute perspective politique progressiste. Les espaces de rencontres ouverts par les militants communistes dans les fêtes locales ou départementales qu’ils tiennent depuis le début de l’été, les discussions poursuivies sur le terrain, dans les luttes, les entreprises ou les quartiers, confirment également ce potentiel. Cela invite à déployer cette démarche tout l’été jusqu’à la Fête de l’Humanité, en saisissant toutes les occasions d’ouvrir le dialogue, en ouvrant en quelque sorte à travers de multiples rencontres décentralisées un espace public de débat national sur les perspectives d’un projet politique de transformation sociale. L’objectif que nous nous sommes fixé au lendemain de l’élection européenne – poursuivre, enraciner et élargir la démarche du Front de gauche – est à notre portée parce qu’il va au-devant d’un large besoin de convergences dans la riposte comme dans la construction d’alternatives. À celles et ceux qui s’interrogent sur les chemins concrets d’un élargissement du Front de gauche, ces premières initiatives indiquent une direction féconde : le travail sur le projet. C’est-à-dire, indissociablement, le travail d’élaboration des politiques nouvelles dont notre pays a besoin et le travail de construction des majorités, qui nous donneront les moyens de les porter au pouvoir et de les mettre en oeuvre avec succès. C’est ce travail de projet qui unira toujours plus largement, qui fondera des bases toujours plus solides pour le rassemblement, qui ancrera la démarche populaire qui fait encore largement défaut à la construction engagée. Il faut inventer en marchant les espaces partagés de ce travail. Les acteurs potentiels du Front de gauche ne sont pas seulement les militants ou les soutiens de tel ou tel de nos partis politiques, ce sont aussi des citoyens, des acteurs engagés du monde social, des électeurs ou des abstentionnistes de toute sensibilité à gauche qui ont un besoin urgent d’ouvrir des perspectives à leur vie et à leurs combats. Lutte contre les inégalités, transformation du travail, sécurisation de l’emploi, relance de la protection sociale, services publics, démocratie sociale, droits nouveaux des salariés, défense des missions publiques et sociales des métiers, écologie et nouveau mode de développement, avenir de la planète, droits et libertés, Europe… rien que les pistes évoquées lors de la soirée du 3 juillet fournissent déjà quantité de sujets et de matière à de possibles ateliers de travail sur le projet, à de possibles luttes communes. Bien entendu, ce travail va de pair avec l’interpellation continue qui doit être la nôtre à l’égard de toutes les forces de gauche et écologistes qui se déclarent intéressées à ouvrir, face à la droite UMP, une nouvelle perspective de transformation sociale. Il ne suffit pas aux uns ou aux autres de faire des déclarations chacun dans leur coin, en continuant en fait de tenter de structurer l’avenir autour de leur propre conception. Le rassemblement souhaité par notre peuple suppose indissociablement unité et cohérence du projet. Il est donc indispensable d’agir pour résorber le décalage patent entre l’éclatement du paysage politique et les attentes populaires d’un projet rassemblé. Et de le faire en imposant comme fondation de toute construction la nécessaire réponse à ces attentes populaires. Le Parti communiste, comme les autres partenaires du Front de gauche, multiplie à cet effet les rencontres bilatérales. Nous souhaitons pour notre part, comme nous l’avons indiqué, une rencontre rapide des partenaires du Front pour tirer ensemble un premier bilan de ces rencontres et du 3 juillet. Notre objectif doit être clairement de faire bouger les lignes, par les luttes et le débat politique, en poussant par exemple à sortir de leurs rails de certitudes les forces qui veulent continuer leur chemin comme si de rien n’était : écologistes qui pensent pouvoir échapper à la confrontation avec les logiques capitalistes, socialistes qui continuent de penser contre toute évidence que le monde de la gauche tournera éternellement autour d’eux et de leurs choix, militants d’extrême gauche qui persistent à vouloir tenir à l’écart l’objectif d’aller gouverner quand c’est précisément le renoncement à l’ambition de réconcilier pouvoir et transformation sociale qui décrédibilise la gauche aux yeux du peuple… À tous, nous disons qu’il y a plus et mieux à faire dans l’intérêt de notre peuple. Nous ne voulons pas de murs considérés comme intangibles entre nous, mais pas non plus de rassemblements factices ou artificiellement tactiques. Nous voulons construire du solide pour notre peuple, pas à pas, déterminés dans la durée, en élaborant de manière transparente nos projets communs. Nous abordons la perspective des élections régionales dans cet esprit. Mais le paysage est déjà dessiné, nous dit-on, et les lignes tracées. Il ne nous resterait qu’à choisir entre les deux places qui nous sont réservées, celle du renoncement à la majorité ou celle de l’alignement. Avec le Front de gauche, nous avons d’autres ambitions de projets et de conquêtes. L’heure n’est pas à en rabattre. Les urgences de la crise nous poussent à tout le contraire. Le travail autour de ces ambitions est, nous en avons la conviction, la voie la plus féconde d’un élargissement réussi et durable du Front de gauche. C’est ce travail qu’il faut amplifier sans attendre.
Par secretaire de section
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Lundi 6 juillet 2009

Le Front de gauche élargit le cercle de la réflexion

Mutualité . Six cents personnes ont participé à un échange sur la construction d’une alternative à gauche en présence d’acteurs du mouvement social.

En prolongeant les contacts noués dans la campagne des européennes avec des syndicalistes, des associatifs et des intellectuels, le Front de gauche étend le domaine de la lutte à l’ensemble des acteurs intéressés par l’émergence d’une alternative majoritaire à gauche. Environ six cents personnes ont participé vendredi, à la Mutualité, à Paris, à trois débats, introduits successivement par des syndicalistes (Maryse Dumas de la CGT ; Annick Coupé, de Solidaires ; Gérard Aschieri, de la FSU), des personnalités connues pour leur engagement écologiste de gauche (Aurélie Trouvé d’ATTAC ; la députée des Verts, Martine Billard), des intellectuels et des magistrats sur la question des « droits et libertés » (Évelyne Sire-Marin, magistrate ; Roland Gori, chercheur initiateur de l’Appel des appels ; Dominique Noguères, de la Ligue des droits de l’homme). Pas de « bulles étanches »

Maryse Dumas a rappelé que l’indépendance mutuelle nécessaire des organisations syndicales et politiques ne signifiait pas l’existence de « bulles étanches ». « Nous avons des points communs », a estimé la responsable syndicale, évoquant « l’enjeu de réinvestir la transformation du travail » dans la « nouvelle phase de la crise » qui s’ouvre, selon elle, où le gouvernement et le MEDEF reprennent l’offensive pour faire accepter le « moins-disant social ». « La politique actuelle n’est toujours pas acceptée, mais la révolte se heurte désormais au doute sur la capacité à agir. » Pour elle, cela nécessite de passer des « réflexes » défensifs à la « réflexion sur les réponses à apporter à la société ». Une idée partagée par Gérard Aschieri qui appelle à « oser les idées nouvelles ». « Il n’y a pas de luttes possibles sans la perspective de changements transformateurs », a déclaré le syndicaliste enseignant.Une complémentarité des fonctions qui appelle l’invention d’un nouveau projet transformateur partagé, pour Christian Picquet, de la Gauche unitaire. « Sans mouvement social, les promesses de changement n’aboutissent pas. Mais sans un projet émancipateur sur lequel s’appuyer, le mouvement social se heurte à d’énormes difficultés », résume-t il, estimant que « l’urgence est de s’atteler à la question politique ». « On ne pourra dépasser le sentimentd’impuissance et de doute que si l’on parvient à construire un projet politique majoritaire », a enchaîné Marie-George Buffet. En finiravec le sécuritaireLes enjeux sont nombreux : celui d’un nouveau modèle de développement qui intègre les préoccupations écologiques autrement que comme « un supplément d’âme » compatible avec le maintien du productivisme, ont rappelé Martine Billard et Aurélie Trouvé. Ou encore un projet qui ose une « révolution culturelle » pour en finir avec la contamination de la gauche par le discours sécuritaire de la droite. Il faut avoir le courage d’affirmer que « le pénal et le répressif ne peuvent régler la question sociale » face au défi de la violence et de l’insécurité, ont affirmé les intervenants sur les droits et libertés. Sans « mélanger les genres », « nous commençons la mise en oeuvre de l’idée même du Front de gauche », a estimé Jean-Luc Mélenchon au cours de la soirée. Les principales interventions seront publiées dans l’Humanité des débats, à paraître samedi prochain.

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Dimanche 5 juillet 2009

Hénin-Beaumont : le FN mis en échec

Le Front national n'a pas réussi à conquérir la mairie d'Hénin-Beaumont. (Pas-de-Calais). Le candidat divers gauche Daniel Duquenne a remporté dimanche l'élection municipale partielle avec 52,38% des suffrages contre 47,62% des voix au candidat Front National, Steeve Briois.La participation finale lors de ce second tour s'est élevée à 62,38%, selon ces chiffres communiqués par la mairie et la préfecture, un chiffre supérieur à celui du 1er tour (60,15%).

réaction de Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF
 
Ce soir, à Hénin-Beaumont, le Front national a été battu. Les électrices et les électeurs de cette ville ont à la fois repoussé un parti populiste et xénophobe tout en envoyant un message à la gauche.

Ce message doit être entendu. La gauche, notamment le Parti socialiste, doit tirer toutes les leçons de cette élection municipale partielle dans une région populaire, très durement frappée par le chômage, par d’explosion de toutes les formes de précarité.

Ce soir, à Hénin-Beaumont, je crois qu’il y a d’abord un appel à une gauche rassemblée sur ses valeurs, avec une exigence d’équité, d’honnête, de transparence. Une gauche en capacité de porter un projet audacieux face au chômage et de le mettre en œuvre.

La quasi-totalité des forces de gauche, dont le Parti communiste français dès dimanche soir dernier, ont appelé à faire barrage au Front national. On ne tergiverse pas en de pareilles circonstances. Pour ne plus connaître une telle menace, pour battre la droite durablement, les forces progressistes doivent se doter d’un projet d’avenir, constituer les fronts les plus larges possibles sur des objectifs politiques clairs à la hauteur des enjeux, et des majorités politiques pour agir.


Paris, le 5 juillet 2009.

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Samedi 4 juillet 2009

           l'action pour le maintien de l'activité des salins du Midi prend de l'ampleur. L'ensemble des élus demandent une table ronde au préfet du Gard.


Nîmes le 03 juillet 2009

 

 Monsieur Dominique BELLION

                                                             

                   

 

Objet : Demande d’organisation d’une table ronde pour les Salins du Midi

 

 

Monsieur le Préfet,

 

Le groupe des Salins du Midi vient de présenter aux représentants du personnel un plan social visant la suppression de 144 emplois dont 59 sur le site d’Aigues-Mortes.

Ce plan prévoit par ailleurs la session d’une partie importante de territoires actuellement en activité sur le département du Gard, dont l’essentiel du produit de la vente serait destiné au remboursement de la dette contractée par l’actionnaire lors du rachat de l’entreprise. Nous alertons sur le fait que la mise en place d’un tel plan aurait de graves conséquences sur le plan économique et environnemental.

Les collectivités locales se sont fortement engagées dans le passé en soutien aux Salins du Midi, en subventionnant des projets de modernisation non aboutis. Ces mêmes collectivités, en renouvelant leur soutien à l’activité salinière et aux salariés au travers de délibérations lors de leur assemblées respectives, considèrent que l’enjeu dépasse le seul cadre de l ‘entreprise. Devant les enjeux en termes d’emploi, d’environnement, d’économie industrielle et touristique, nous pensons urgent et nécessaire de réunir l’ensemble des acteurs concernés par les activités des Salins du Midi.

Tel est le sens de notre demande, Monsieur Le Préfet, de bien vouloir organiser une table ronde où seraient abordées l’ensemble des hypothèses permettant d’envisager la pérennité et le développement des activités salinières.

Vous en remerciant par avance, veuillez accepter, Monsieur le Préfet, l’expression de notre haute considération.

 

Etienne MOURRUT  Député du Gard  Maire du Grau du Roi  

Jean-Paul BORÉ      Vice-Président du Conseil Régional

Robert CRAUSTE    Conseiller Régional

Partick BONTON     Conseiller Général du Gard

Léopold ROSSO     Conseiller Général du Gard

Jean DENAT           Conseiller Général du Gard

Cédric BONATO    Maire D’Aigues-Mortes

Joëlle GIBELIN      Maire de Saint-Laurent d’Aigouze

Jean-Paul FRANC Maire d’Aimargues

Gérard GAYAUD   Maire de Vauvert

René BALANA      Maire de Vergèze


Les Salins du Midi
: un LBO « salé » pour le contribuable:
  Par l’économiste Jean Matouk

 

Savez-vous ce que c'est qu'un LBO ? « Leverage buy out » ! Rachat par effet de levier. Des actionnaires souhaitent se débarrasser d'une société. Ils conseillent aux cadres de celles-ci, ou à de nouveaux investisseurs, de la racheter en s'endettant. En général, l'endettement est important, car les cadres ne disposent pas d'un gros capital et l'investisseur éventuel qui vient à leur côté veut risquer le moins de capital possible. C'est cela le « levier ». Avec une société au capital de 100, j'emprunte 1000 ! Et si je gagne 10% sur 1000, cela procure à mes fonds de 100 un rendement de 100%. Ni esprit patrimonial ni esprit d'entreprise de long terme, encore moins de « rôle social » Les nouveaux propriétaires espèrent bien tirer de l'entreprise un rendement tel qu'ils pourront largement payer l'intérêt et rembourser l'emprunt, mais, surtout, revendre avec profit. Pour gonfler les résultats, ils « serrent donc tous les boulons », éventuellement licencient au; maximum pour réduire les coûts, histoire de dégager un ou deux résultats annuels positifs pouvant intéresser de nouveaux acquéreurs. Il y a rarement chez eux d'esprit patrimonial, d'esprit d'entreprise de long terme, encore moins de « rôle social ». Certains « fonds d'investissements » se sont spécialisés dans cette activité, soit comme prêteurs, soit plus souvent, comme actionnaires aux côtés des cadres qui mettent en oeuvre le LBO. Les prêteurs, bien entendu, prennent en gage la société. En cas de malheur,  elle devient donc leur propriété. Autrefois, dans les années 1980, les Salins du Midi (sel pour le dessalage routier, « fleur de sel de consommation, vins de Listel ..) étaient propriété de la Compagnie de Suez. Elle s'en est séparée, en 1996, au profit d'un consortium anglo-saxon Morton et Rom and Hass, lequel a revendu, sous forme de LBO, en2006. Entre temps, une gestion pour le moins discutable a brisé l'élan des Salins du midi dans son domaine d'origine ; des cadres affirment qu'ils avaient vocation à devenir la première entreprise saline d'Europe. Sous quelle forme a eu lieu le LBO ? Une société, Salins international, a été créé par dix-sept des cadres de l'ancienne entreprise, dont l'ancien PDG. Sont entrés dans son capital Crédit agricole et Checkers capital, un fonds spécialiste des LBO, et la banque ABN-AMRO qui, on le sait, vient d'essuyer une lourde perte (880 millions) dans la crise bancaire de l'automne. Cette structure a emprunté aux trois mêmes 144 millions d'euros (ce qui, au moins pour le Crédit agricole et ABN Amro était hétérodoxe) pour le rachat, ce qui correspond à des intérêts annuels de 15 millions d'euros. Le résultat des Salins correspond à ces intérêts. La société rachetée ne dégage donc plus d'excédent au-delà et ne peut pas rembourser. Un premier plan social de 76 personnes avait eu lieu, en 2007, sur le site du village des Salins-de-Giraud, dans les Bouches du Rhône. Licencier 144 personnes au prétexte d'investir dans de nouvelles activités

 

 

 

  

 

 

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Jeudi 2 juillet 2009

Le bilan Sarkozy en quelques chiffres

 + 9,7 %. Il s’agit la progression des dividendes versés aux actionnaires entre 2007 et 2008, selon le rapport de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) sur les comptes de la nation. De plus, en dix ans, l’évolution est tout simplement spectaculaire, de 71 %. - 18 %. C’est la chute record des investissements attendue cette année dans l’ensemble de l’industrie, selon l’INSEE.700 000. C’est le nombre de destructions d’emplois prévu cette année dans les seuls secteurs principalement marchands. Ce qui ramènera l’emploi salarié à son niveau de 2000, selon les prévisions de l’INSEE. 10,7 %. C’est le taux de chômage estimé par l’Observatoire des conjonctures économiques (OFCE) à la fin 2010. 1,3 %. C’est la progression des encours de crédit en 2009. Une prévision réalisée par le Bureau d’information et de prévisions économiques (BIPE) pour le compte de la Fédération française de banques,loin des engagements des banques envers l’État fixés à 3 %…
  Toujours rien pour les salaires, les pensions ect...

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Jeudi 2 juillet 2009

Danger le bouclier électoral qui favorise la droite

Élections . Le secrétaire d’État Alain Marleix (UMP) rend publiques ses propositions, qui conduiraient de fait à affaiblir la gauche au Parlement.  Au commencement était une volonté « officielle », celle d’ajuster les circonscriptions législatives à l’évolution démographique dans notre pays (la dernière modification datant de 1986) et d’attribuer un siège de député par tranche de 125 000 habitants contre 106 000 aujourd’hui. À l’arrivée, parmi les 33 circonscriptions métropolitaines supprimées dans 29 départements, 10 sont actuellement détenues par l’UMP, 22 par la gauche (19 PS, 2 Verts, 1 PCF). De plus, 21 circonscriptions nouvelles sont créées en métropole et concernent 17 départements. Enfin, 11 seraient réservées aux Français résidant à l’étranger. Sur la base des résultats des dernières élections présidentielles, cela conduirait à envoyer à l’Assemblée nationale 9 députés de droite et 2 de gauche. À cela s’ajoute une refonte des contours des différentes circonscriptions. Au total, 285 circonscriptions sont, sous une forme ou une autre, touchées par ce redécoupage. Cherchez l’erreur, quand un « simple » redécoupage électoral conduit à rompre l’équilibre entre la droite et la gauche, obtenu, lui, par le vote des électeurs. « Même si un ajustement, tenant compte de l’évolution démographique était nécessaire, le fait est que l’UMP en a profité pour redécouper à son avantage », affirme Martine Billard, députée Verte de Paris, dont la circonscription « explose en trois morceaux » dans le cadre du passage de 21 à 18 députés sur la capitale, le tout au détriment de la gauche. Le PS, de son côté, qualifie le projet du gouvernement de véritable « bouclier électoral » pour la droite, alors que le PCF, refusant tout tripatouillage électoral, réaffirme son choix pour la proportionnelle et, dans l’immédiat, se prononce pour le respect de la représentativité de l’ensemble des forces politiques. La commission présidée par Yves Guéna (UMP), chargée de donner un avis « consultatif », approuve, pour l’essentiel, le projet de redécoupage du gouvernement. Elle relève cependant que « la méthode par tranches laisse subsister certains écarts de représentation » et émet des propositions de retravail pour une cinquantaine de départements. Propositions que le gouvernement ne semble pas prêt a prendre en compte. Tout juste si le secrétaire d’État à l’Intérieur, Alain Marleix (UMP), admet que seulement « une vingtaine de circonscriptions » pourraient être retouchées. Ce projet d’ordonnance devrait être présenté en Conseil des ministres mi-juillet pour un passage devant le Parlement à l’automne.
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Mercredi 1 juillet 2009

Régionales: 
Mélenchon et Besancenot partants pour une alliance

Le Parti de gauche et le NPA envisagent un rassemblement à la gauche du PS, au premier tour des élections de mars 2010, et d'éventuelles «fusions techniques» au second. Le NPA doit en discuter lundi avec le PCF.

 

Ils s’étaient quittés plutôt froidement, quelques mois avant les européennes, sur le refus du NPA d’intégrer le Front de gauche. Alors que le vent a tourné en faveur de cette alliance Parti de gauche-PCF, le 7 juin dernier, entre eux, le climat s’est réchauffé. A l’issue d’une rencontre, mardi, entre des délégations PG et NPA, Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot se sont dits prêts à «travailler à la perspective d’un rassemblement politique» en vue des régionales. Alors que les discussions précédant les européennes avaient achoppé sur l’attitude de l’«autre gauche» vis-à-vis du PS, Jean-Luc Mélenchon promet: «Il va y avoir de l’ambiance...»

Qui concernerait le rassemblement?

Boostés par leur score aux européennes, PCF et PG, qui ont élu 4 députés à Strasbourg, «restent fidèles et attachés au Front de gauche», souligne Mélenchon: «Nous avions dit qu’il fallait élargir et le NPA veut rassembler.» Besancenot n’envisage pas non plus «un tête-à-tête PG-NPA».

L’offre pour des listes communes en mars 2010 est donc notamment lancée aux forces composant le Front de gauche, à Lutte ouvrière, aux Alternatifs, à la Fédération (courants et personnalités du «non» de gauche au TCE de 2005) ainsi qu’aux «acteurs du mouvement social et des quartiers». A condition, insiste le porte-parole du NPA, d’accorder leurs violons sur «des bases clairement indépendantes du PS» et de «conclure un accord national, pas à géométrie variable». Et, enfin, de mutualiser ses forces, pas de les fusionner. «Personne n’absorbera personne», s'efforce de rassurer Mélenchon.

Quelle attitude à l’égard du PS?

C’est la question épineuse que devront régler les éventuels partenaires. La stratégie du premier tour semble réglée pour PG et NPA, qui prônent des «listes autonomes» - le NPA préférant le terme «indépendantes», comme pour s’assurer de l’étanchéité des frontières avec le PS -.Mais quid du second tour? Pas question, prévient Mélenchon de se maintenir à tout prix au risque de faire le jeu de l’UMP: «la droite est notre seul adversaire, nous ferons tout pour la battre.» Et de tenter d’expédier ce cas de figure en visant la pole position à gauche: «Pour régler la question, j’ai une manière simple, passer en tête de la gauche, ce n’est qu’à moitié une plaisanterie.» Besancenot, qui écarte, bien sûr, toute possibilite de «fusion politique» avec les socialistes, pencherait pour des «accords techniques». Option qui éviterait une déperdition des voix de gauche et permettrait aux élus du NPA de garder toute latitude, en refusant par exemple de voter un budget. Aux municipales de 2008, le NPA aurait déjà proposé ce type d’accord au PS qui l’aurait refusé, à une exception près.Dernière incertitude: le PCF, présent dans les exécutifs régionaux avec le PS - qui dirige 20 régions sur 22 - entend-il couper les ponts avec les socialistes? Début 2009, le NPA avait préféré faire bande à part, justement persuadé que les communistes, soucieux de «sauver leurs élus», retourneraient dans le giron socialiste aux régionales.

Quel est le calendrier?

Pour faire le point, le parti d’extrême gauche et le PCF ont prévu de se rencontrer lundi. Devraient suivre une série de consultations entre les éventuelles composantes partantes pour ces «listes indépendantes». Les discussions vont aussi se prolonger lors des universités d’été des diverses formations et à la Fête de l’Humanité. Le PCF, lui, ne devrait pas trancher la question de sa stratégie avant octobre. Et un groupe de travail chargé de «la réflexion programmatique» doit être mis sur pied. Mélenchon - qui doit entrer au Parlement européen le 14 juillet -, prudent: «C’est un processus qui commence. On ne peut pas dire qu’on est sûrs d’aboutir.»

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Mardi 30 juin 2009

Faire barrage au Front national à Henin-Beaumont

Après les résultats du 1er tour, il existe un fort et réel danger de voir le Front national faire main basse sur la ville d’Henin Beaumont. Si effectivement cette commune passait sous la coupe de l’extrême droite, les conditions de vie, déjà très dures des Héninois Beaumontois, s’en trouveraient terriblement aggravées. Les tristes exemples de Toulon, Marignane, Vitrolles et Orange ont montré que la gestion d’une commune par le FN était synonyme de corruption, de clientélisme, d’illégalité, de violence, de discrimination, d’exclusion, de racisme et d’incompétence.

L’urgence est à l’Union la plus large pour barrer la route à Marine Le Pen et sa clique. Le temps viendra ultérieurement de faire toute la clarté sur les causes qui ont rendu encore fécond le ventre de la bête immonde.

C’est pourquoi, le Parti communiste français, appelle à la constitution au plus vite, autour de Daniel Duquenne, d’une liste de la plus large union de tous les démocrates pour battre dans les urnes l’extrême droite populiste incarnée par Marine Le Pen.

Il faut donc créer toutes les conditions pour que pas une voix ne manque à Daniel Duquenne dimanche prochain.

« Quand les blés sont sous la grêle, fou qui fait le délicat, fou qui songe à ses querelles au cœur du commun combat »


Parti communiste français

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Lundi 29 juin 2009

 





Jean Paul Boré

Vice-Président

Délégué aux personnes handicapées,

à la lutte contre les discrimination raciales,

l’antisémitisme et la xénophobie

Montpellier, le 25 juin 2009

 

  

Les Salins du Midi

(Intervention de Jean-Paul Boré au cours de la session du Conseil régional du 25 juin)

 

Jean-Paul Boré est revenu sur le brûlant dossier des Salins du Midi, mis sous la coupe d'un groupe financier par un système d'achat LBO ABN AMRO conjugué à de graves erreurs de gestion. Ce régime financier a précipité la dégradation de la situation économique de l'entreprise. La région a d'ailleurs participé à financer des projets non aboutis.

 

Aujourd'hui, malgré les démentis, sont envisagées la vente du patrimoine et des suppressions d'emplois.

 

Le patrimoine serait cédé au Conservatoire du littoral. Le produit de la vente de 9 300 hectares, serait estimé à 84 M€. La vente, pour la partie gardoise, est pour l'instant bloquée grâce aux interventions de Jean-Paul Boré et Patrick Bonton, lors de la réunion du Comité de Rive Méditerranée du Conservatoire du Littoral.

 

Mais l'argent n'irait pas aux investissements puisqu'un accord prévoit qu'au-delà de 10 M€ de produits, le solde est versé à l'actionnariat. C'est ce qui se passe déjà. 15 M€ sont dégagés pour payer les intérêts de la dette. C'est une logique de fin programmée qui conduirait à des problèmes environnementaux très graves. Le Conservatoire n'a pas les moyens de faire face à la situation.

 

Jean-Paul Boré fait alors la proposition, acceptée par la majorité, de solliciter une rencontre avec l'Etat, les régions et l'entreprise portant sur les investissements nécessaires, évitant ainsi les suppressions d'emploi, d'activités complémentaires thermales et de soin.

 

70 M€ d'investissement sont nécessaires; le projet d'activités thermales, de la société Eau Vent et Soleil, est complémentaire de ces propositions de relance de l'entreprise salinière.

 

Jean Paul Boré


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Lundi 29 juin 2009

Découpage électoral Un sujet à haut risque

  Le redécoupage des circonscriptions legislatives voulu par le gouvernement avait provoqué au printemps de fortes critiques à gauche. Le PS y voyait une volonté de réduire artificiellement sa représentation, le PCF, qui refuse tout charcutage, demandait l’instauration de la proportionnelle. Devant cette levée de boucliers, Alain Marleix, secrétaire d’État à l’Intérieur, avait mis en place, le 1er mai, une commission présidée par Yves Guéna. Celle-ci fait aujourd’hui des propositions « complémentaires au gouvernement » dans 35 départements, et alternatives comme à Paris. Mais elle « valide 88% » du projet. Celui-ci devrait être discuté lors d’une session extraordinaire du Parlement en septembre.

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fete de l'humanité 2009

les 11,12,13 septembre
      Fête Huma 2009

http://www.mestickets.com/Fete-de-l-humanite-places-concert,047.html
       
présentation

Quand la Fête commence…

Manu Chao, Deep Purple, Julien Clerc, Cocoon, Keziah Jones, les Wampas,… Le programme musical de la Fête de l’Humanité 2009 est désormais dévoilé.
Le coeur de la Fête battra au rythme des mobilisations sociales, culturelles, féministes, antiracistes, celles de la jeunesse dans sa diversité. Elle sera le lieu de rendez-vous de toutes les luttes syndicales et sociales. Elle en constituera un porte-voix incomparable.

Soutien à l'Humanité

 



Nous relançons la souscription,vos dons seront défiscalisés
Par Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité.


À partir d’aujourd’hui, les lectrices et lecteurs de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche qui feront un don à leurs journaux bénéficieront d’une déduction fiscale de 66 % du montant de ce don. Chaque donateur qui versera 100 euros se verra donc rembourser 66 euros, s’il est assujetti à l’impôt sur le revenu.

Ainsi, un combat que nous menons depuis des années vient de trouver un débouché positif. Nous l’avions officialisé le 10 janvier 2004, dans une lettre adressée au président de la République de l’époque, M. Jacques Chirac. Nous lui proposions alors de « permettre des déductions fiscales aux lectrices et lecteurs qui, comme celles et ceux de l’Humanité, participent à des souscriptions pour équilibrer le budget des journaux ».

Après les états généraux de la presse écrite, que nous avions d’ailleurs réclamés dans cette même lettre, cette proposition devient réalité. Elle va se concrétiser avec l’engagement de l’association Presse et Pluralisme, en lien avec la Caisse des dépôts et consignations.

Nous remercions toutes celles et ceux de nos lecteurs, l’ensemble des éditeurs dans leur diversité et les représentants de l’État qui ont su écouter et prendre en compte cette demande. Celle-ci intéresse au premier chef les lectrices et lecteurs de l’Humanité qui, l’an passé, ont versé 2,5 millions d’euros pour sauver leur journal et, de ce fait, le pluralisme de la presse. Depuis, chaque jour des dizaines d’entre vous continuent à verser des dons. Mais dans les difficultés que traversent de nombreux journaux, cette disposition nouvelle va intéresser aussi d’autres titres.

Tout en préparant une grande Fête de l’Humanité, les 11, 12 et 13 septembre, nous relançons donc aujourd’hui la souscription populaire et militante pour deux objectifs fondamentaux : que vivent et se développent l’Humanité et l’Humanité Dimanche.

Le soutien autour de nous est très large et déterminé, comme en témoigne notamment le CD inédit créé spécialement pour soutenir financièrement l’Humanité par douze chanteurs, en vente actuellement – avec une édition spéciale de notre quotidien – qu’il ne faut pas hésiter à faire connaître et à proposer autour de vous.

Avec la souscription que nous relançons dès aujourd’hui, nous avons l’ambition de mettre sur pied, avec vous toutes et tous, un projet neuf pour l’Humanité et son site Internet.

À l’occasion du 150e anniversaire de la naissance de son fondateur, Jean Jaurès, l’Humanité va en effet se rénover, se moderniser, en octobre prochain, pour mieux répondre aux demandes de nos lectrices et lecteurs. Le site Internet sera reconstruit au mois de décembre.

Un tel chantier enthousiasmant pour une « nouvelle Humanité » ; plus efficace encore dans le décryptage quotidien de l’information ; plus révélateur encore des situations sociales insupportables faites à nos populations ; contenant plus d’issues à la crise totale du capitalisme ; nécessite des moyens humains et matériels importants. Ceux-ci ont un coût non négligeable.D’autre part, nous avons besoin de mieux faire connaître nos journaux, leur sens, leur contenu, à un moment où nos concitoyens cherchent, chaque jour, de plus en plus de repères, d’espaces de réflexion et de débats pour pouvoir s’engager par eux-mêmes sur des choix neufs de sortie de crise et de rupture avec le capitalisme.C’est d’ailleurs la tendance à l’uniformité qui a accéléré la crise de la presse depuis des mois ici, mais encore plus aux États-Unis où on assiste à de véritables catastrophes dans la presse écrite. Et leur modèle d’information sur Internet n’a pour l’instant trouvé aucune pertinence économique.Pour faire un quotidien de meilleure qualité, plus riche encore, mieux référent des mouvements sociaux, citoyens et culturels, plus efficace dans le débat qui traverse la gauche sociale et politique, mieux repéré comme « journal pivot » du rassemblement de la gauche de transformation sociale, comme il l’a été ces derniers mois, ancré dans les mouvements sociaux avec le Front de gauche et celles et ceux qui l’ont soutenu.

Nous avons donc l’ambition, dans le contexte nouveau de la crise générale du capitalisme, de la permanence des mouvements sociaux, de la recherche d’alternatives politiques majoritaires dans le peuple, des résultats issus des élections européennes, de relancer le journal de Jean Jaurès pour en faire un grand journal bien à gauche, utile à son rassemblement. Un journal plus utile encore à chacune et à chacun.Nous vous invitons à participer à la rénovation de l’Humanité en donnant votre avis. En même temps, nous vous invitons à relancer avec nous la campagne financière pour réussir ce nouveau projet, afin d’améliorer et de développer l’Humanité.

Ensemble, construisons l’Humanité du XXIe siècle.

Patrick Le Hyaric
Directeur de l’Humanité


CE QU’IL FAUT SAVOIR

Pour bénéficier de la réduction d’impôt sur votre don à l’Humanité :

- Il faut absolument libeller votre versement à l’ordre de :
Presse et Pluralisme/Opération l’Humanité ;

- Il faut envoyer le coupon ci-dessous, dûment complété, à l’adresse suivante :
Presse et Pluralisme,
TSA 32649
91764 Palaiseau CEDEX

- Surtout ne pas l’envoyer directement au journal, nous serions obligés de le réexpédier à Presse et Pluralisme.

- Tout courrier éventuellement joint à ce versement nous sera ensuite adressé.

- Votre versement sera traité très rapidement.

- Votre reçu fiscal vous parviendra au moment de la déclaration d’impôt sur les revenus de 2009.
66 % de votre don sera déductible de votre impôt (il faut pour cela être imposable).


Pour télécharger le bulletin

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L'HUMANITÉ du DIMANCHE 

Le CDH Vistrenque
Un journal à vos côté

   2 au 8 juillet 2009


 

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