Le secrétaire national du PCF propose de
débattre avec lui des retraites à la télévision.
Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a proposé, hier, au premier ministre François Fillon, dans un courrier qu’il lui a adressé, d’ouvrir un « débat réellement contradictoire » sur la réforme des retraites. Pierre Laurent se dit prêt à débattre avec lui « sur une grande chaîne de télévision », en particulier des pistes de financement alternatives en débat. « Vous n’avez pas souhaité jusqu’à présent rouvrir la discussion avec les organisations syndicales sur d’autres bases que le report de l’âge légal de départ à la retraite alors même que des millions de Françaises et de Français vous le demandaient », rappelle Pierre Laurent dans sa lettre. « Vous dites qu’il n’y a pas d’autres choix possibles pour assurer le financement des retraites et vous déclariez dimanche soir (au 20 heures de TF1 – NDLR) que les propositions qui sont faites par l’opposition sur ce sujet sont en quelque sorte une escroquerie. Vous avez notamment affirmé que la taxation du capital n’a jamais permis de trouver des financements suffisants pour les masses qui sont en cause en matière de retraites. Or, c’est précisément cette affirmation qui mériterait un débat réellement contradictoire. » Le responsable communiste tient en effet ce refus « d’ouvrir ce débat sur la question du financement des retraites » comme le point majeur qui « est en train de provoquer le blocage du pays ». Estimant que le premier ministre ne peut plus « nier qu’un débat très profond traverse la société française sur les choix en matière de financement des retraites », il lui propose de « confronter (ses) positions à celles qu’au nom du PCF, [j’] avance à ce sujet, lors d’un débat, propositions contre propositions », à la télévision. « Dans l’attente d’une réponse de votre part », conclut-il… François Fillon relèvera-t-il le défi ?

C’est le
résultat du baromètre BVA-Absoluce-Les Echos-France Info. 59% des Français interrogés souhaitent que les syndicats poursuivent leur mouvement de contestation après le vote de la réforme des
retraites au Sénat. 68% des sondés ont par ailleurs une vision négative de la politique économique du gouvernement.
depuis la rentrée est sans
appel : cette réforme des retraites, les salariés n’en veulent pas !
réalité du pouvoir de Nicolas Sarkozy. Méprisant les attentes
populaires, ce pouvoir a un seul objectif : répondre aux exigences des puissances de l’argent. La société qu’il nous construit avec l’UMP, c’est celle de la soumission aux marchés financiers.
Cette société-là, nous n’en voulons pas !
Marie-George Buffet revient sur l’intransigeance du gouvernement sur la question des retraites. Selon la députée, la lutte sociale peut inspirer un projet alternatif pour 2012.
Ça
sera la sixième journée de mobilisation depuis la rentrée. Les syndicats ont appelé jeudi à une nouvelle journée de grèves et de manifestations contre la réforme des retraites, à la veille
de son adoption par le Sénat.
Les manifestations organisées mardi, en France, contre la réforme des retraites, pour la quatrième fois depuis la rentrée, ont rassemblé "près de 3,5 millions
de personnes, soit une hausse de 20 % par rapport aux journées précédentes", a annoncé la CGT, qui considère que la mobilisation a atteint un niveau "exceptionnel".
Le groupe PCF, PG, Verts de
nouveau privé de vice-présidence lors de l’élection du bureau, hier.Une nouvelle fois, le groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée nationale, qui rassemble une majorité
de députés communistes et apparentés et les élus du Parti de gauche, des Verts et de l’outre-mer, s’est vu priver de vice-présidence de l’Assemblée. Hier, lors de l’élection du bureau de
l’institution, trois députés UMP ont été désignés vice-présidents contre deux socialistes et un Nouveau Centre, alors que ce dernier groupe compte moins de députés que la GDR (23 NC contre
26 GDR). Le PCF et le PG avaient proposé au PS de boycotter cette instance, sans succès, après le coup de force du président, Bernard Accoyer, sur les retraites, le 15 septembre. La candidature
de Marie-Hélène Amiable (PCF) a donc été avancée, puis retirée au second tour pour ne pas être élue avec les voix de la droite. Le groupe GDR a fait la proposition de doter le bureau de huit
vice-présidents au lieu de six pour permettre une représentation à la proportionnelle des groupes, comme le veut le règlement de l’Assemblée.
Plus le mensonge est gros.... on connait la chanson, explique l’Humanité du jour qui consacre ses pages "Evènement" au débat sur le projet
gouvernemental concernant les retraites, qui s’ouvre aujourd’hui au Sénat.
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