Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 18:49

ETABLISSEMENT PUBLIC

La Poste: une loi sur le changement de statut en 2009

Selon la CGT, ce changement s'accompagnerait d'une ouverture de capital de 10 à 20%. Le statut des fonctionnaires et le droit des contractuels seraient préservés.

Le président de La Poste, Jean-Paul Bailly, a annoncé mardi à la CGT que le changement de statut de l'établissement public serait inscrit dans une loi en 2009 et s'accompagnerait d'une ouverture de capital de 10 à 20%, selon une représentante de ce syndicat.

"Il a annoncé le changement de statut dans une loi en 2009, accompagné d'une ouverture de capital de 10 à 20%", a rapporté à l'AFP Colette Duynslaeger, secrétaire générale de la fédération CGT-Poste, à l'issue d'une rencontre avec le président de La Poste.

"L'Etat restera au minimum à 80%", a par ailleurs assuré M.Bailly, cité par Mme Duynslaeger."Nous avons eu la garantie qu'on ne toucherait pas au statut des fonctionnaires ni au droit des contractuels", a précisé la représentante de la CGT, tout en renouvelant ses craintes pour l'emploi des personnels de l'établissement.

Cette dernière s'est "étonnée" que cette annonce intervienne "au beau milieu de l'été" relevant que c'était une période "pas propice aux mobilisations".

La CGT voudrait "créer les conditions d'une journée d'action à la rentrée" pour protester contre ce projet de modification du statut en société anonyme, a ajouté Mme Duynslaeger.

M. Bailly a également reçu FO-Communication en début de matinée et doit rencontrer les autres syndicats dans les jours suivants.

Dans un message téléphonique aux salariés du groupe, M. Bailly a expliqué qu'il pensait qu'une "telle évolution (était) indispensable". Selon lui "parler de privatisation est erronée" puisque la mission de service public de La Poste empêche l'Etat de descendre en-dessous de 50% du capital.

La transformation en société anonyme, qui permettrait une ouverture du capital, est présentée par le groupe comme une nécessité pour faire face à la libéralisation totale du marché du courrier, prévue en 2011.

La Poste tiendra jeudi en fin de matinée un Conseil d'administration qui abordera la question du statut.

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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 18:28
Le PGE (Parti de la gauche européenne) fait son université d’été !

 

Le PGE (Parti de la gauche européenne) fait son université d’été, du 10 au 14 juillet 2008. Espace Niemeyer, 2 place du Colonnel Fabien, 75019 Paris

www.european-left.org






Sommaire


Objectifs

- Approfondir l’axe 1 de l’Appel de Prague fait au 2e congrès du PGE : « Unis, nous mettrons en échec la tentative de généraliser la précarisation du travail et la flexicurité. Au nom d’une Europe qui n’abandonne pas les droits sociaux. Au nom du droit de chacune et de chacun de planifier sa vie dans la sécurité. »

- Participer à la construction d’une unité d’intérêts et d’aspirations entre salariés habitants l’Europe afin de faire émerger une conscience de classe au niveau européen par-delà les différences d’âge, de sexe, de qualification, de pays d’Europe d’Ouest ou d’Est, migrants de l’intérieur ou de l’extérieur de l’UE.

- Faire connaître nos propositions et participer à l’élaboration d’une plate-forme commune concernant la politique sociale pour les élections européennes.

L’université d’été s’inscrit dans une campagne contre la précarité comprenant des initiatives dans les pays européens en octobre 2008 et la participation au Forum Social Européen de Malmö en septembre 2008.


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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 16:59

Rapport Mazeaux : un contre-pied de la politique de l’immigration voulue par le Président de la République

Le rapport de la commission présidée par M. MAZEAUD sur l’immigration, qui vient d’être révélé dans la presse, lance un pavé dans la mare européenne au moment même où la France présente son pacte européen sur l’immigration prônant notamment l’immigration choisie chère à Nicolas SARKOZY.

Ainsi, en refusant la mise en place des quotas ; en écartant la création d’une justice spécialisée pour le contentieux des étrangers ; en rejetant toute révision constitutionnelle, la commission prend le contre-pied de la politique de l’immigration voulue par le Président de la République et martelée depuis 2002.

A l’occasion de mon audition par la commission le 30 mai dernier, j’avais rappelé l’opposition des parlementaires communistes à la conception purement économique, à la fois utilitariste et opportuniste, de l’immigration prônée par MM. SARKOZY et HORTEFEUX.

Fermement opposée aux quotas, j’estime qu’instaurer un objectif de 50 % d’immigration économique et plafonner ainsi l’immigration familiale à 50% est contraire aux engagements pris par la France sur le plan national et international.

S’agissant plus particulièrement du contentieux du droit des étrangers, je me suis prononcée pour le statu quo estimant que rien ne justifie de regrouper ce contentieux dans l’un ou l’autre des deux ordres de juridiction, ni de créer une juridiction spéciale, sauf à vouloir empêcher que ces instances remettent en liberté des personnes sans papiers.

Je regrette cependant que la question du droit de vote des étrangers n’ait pas été à l’ordre du jour de cette commission et qu’elle soit toujours repoussée par les parlementaires UMP dans le cadre de la réforme des institutions actuellement en débat.

A la lumière des conclusions de la commission MAZEAUD, j’invite le Président de la République et le ministre de l’immigration à revoir leur copie s’agissant de leur politique de l’immigration qu’ils veulent de surcroît imposer au niveau européen. J’appelle à la vigilance en l’espèce et mets en garde contre tout passage en force sur cette question de la part du chef de l’Etat et du gouvernement.

Mme Eliane ASSASSI,
- Sénatrice de la Seine-Saint-Denis et membre de la commission des lois

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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 13:07
Durée du travail

Le gouvernement à l'assaut du temps légal de travail

Les députés votent aujourd’hui le projet de loi sur la réforme du temps de travail, qui prévoit notamment la déréglementatio n du temps de travail pour les salariés des entreprises qui ont adopté le "forfait jours".

Les députés ont achevé, dans la nuit du lundi 7 au mardi 8 juillet, l’examen du projet de loi sur la réforme du temps de travail, après avoir adopté un amendement qui plafonne le forfait jours, notamment pour les cadres, à 235 jours de travail par an (sauf accord contraire conclu dans une entreprise ou une branche).

L’amendement, voté par les députés UMP et NC, précise que l’accord collectif fixe "dans le respect des dispositions relatives aux repos quotidien et hebdomadaire et aux congés payés le nombre annuel maximal de jours travaillés qui peut excéder 218 jours" et qu’"à défaut d’accord collectif, ce nombre annuel est de 235 jours".

La création du forfait jours dans les lois Aubry avait été inspirée par l’impossibilité de comptabiliser le temps de travail de certains cadres dépassant largement les 35 heures par semaine (seule limite : 13 heures par jour). En contrepartie du non-paiement des heures supplémentaires effectuées, ces salariés bénéficient de jours de repos supplémentaires au-delà des cinq semaines légales de congés payés. Actuellement, les 35 heures équivalent, sur l’année, à des forfaits de 218 jours. Une très grande majorité d’entreprises ont négocié des forfaits entre 200 et 210 jours.

La CFE-CGC voit dans ces 235 jours un "retour au siècle dernier". La centrale des cadres, qui entend déposer un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme, estime que "cette limite correspond, en fait, à une année pleine [365 jours] de laquelle on retire les jours de congés [25], les samedis [52], les dimanches [52] et le 1er mai". "La suppression des jours fériés chômés payés, le Medef l’avait rêvée, ils sont en train de le réaliser.

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Lundi 7 juillet 2008 1 07 /07 /Juil /2008 18:36

Télé publique : les Français opposés à Sarkozy

Selon une enquête exclusive CSA-« le Parisien »-« Aujourd'hui en France » , 71 % des personnes interrogées sont défavorables à la nomination du patron de France Télévisions par le président de la République. Mais, à l'UMP,...

NON, le pouvoir exécutif ne doit pas nommer le président de France Télévisions. D'après notre sondage exclusif CSA-« le Parisien »-« Aujourd'hui en France », 71 % des Français y sont opposés : pas question que le patron de l'audiovisuel public soit désigné par le président de la République et le gouvernement, après avis conforme du Conseil supérieur de l'audiovisuel et sous réserve qu'une majorité qualifiée de parlementaires ne s'y oppose pas. Un non franc et massif des Français au projet que Nicolas Sarkozy a formulé, le 25 juin, dans la foulée de la remise du rapport de Jean-François Copé sur la nouvelle télé publique.

Plébiscite contre un retour en arrière. Très peu de Français n'ont pas d'idée sur le chapitre (11 %) et très peu encore (18 %) suivent la logique défendue par le chef de l'Etat. La majorité écrasante des sondés - sept sur dix - signifie haut et fort son attachement à l'indépendance des chaînes publiques et sa crainte d'une reprise en main politique.

En pleine tempête Carolis-Elysée. Cette opposition massive survient alors qu'une partie de bras de fer se joue entre le président de France Télévisions et le président de la République. Elle est de nature à conforter - mais pour combien de temps ? - Patrick de Carolis. Son mandat courant jusqu'à 2010, il affirme ces temps-ci son indépendance et risque sa tête.

Une réforme qui a du mal à passer. L'avis de 71 % des Français démontre par ailleurs que la réforme de l'audiovisuel public a, décidément, bien du mal à passer dans l'opinion publique, jusque dans ses plus larges composantes. Depuis que Nicolas Sarkozy a décidé, en janvier, la suppression de la publicité - ce sera le cas après 20 heures à partir du 1 e r janvier 2009 et toute la journée fin 2010 - les Français ont déjà répondu, aux deux tiers, qu'ils n'étaient pas d'accord. Ils ont également retoqué l'idée de nouvelles formes de financement de France Télévisions. Mais il y a pire. Si, ces derniers mois, la majorité des Français se déclarait hostile à la suppression de la pub, les sondés proches de l'UMP soutenaient toutefois le chef de l'Etat dans ses intentions. Cette fois, un sympathisant sur deux s'oppose à la désignation du patron de la télé publique par l'exécutif. Un seuil est franchi. Un ennui supplémentaire pour les députés et sénateurs UMP qui doivent se réunir en septembre-octobre pour voter la réforme que Nicolas Sarkozy veut rapide. Certains éléments du projet présidentiel seront-ils amendés, voire remis à plus tard ?
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Lundi 7 juillet 2008 1 07 /07 /Juil /2008 18:18

Le statut privé s’invite à la Poste

Dans le cadre de la libéralisation du marché européen du courrier prévue pour 2011, la Poste envisage de changer son statut d’exploitant autonome de droit public pour celui de société anonyme.

La direction n’a pas confirmé la nouvelle mais les syndicats s’inquiètent déjà. SUD-PTT voit dans ce changement « la fin du service public postal ». La CGT, par la voix de Colette Duynslaeger, a dénoncé une transformation qui « serait ni plus ni moins qu’une privatisation de l’entreprise » qui déboucherait « sur des milliers de suppressions d’emplois ». A la Poste, on semblait effectivement pris de court par la nouvelle, avant de confirmer un peu plus tard « réfléchir à des évolutions possibles » du statut. A vrai dire, cette réforme n’est une surprise pour aucun des syndicats : « On n’est pas des naïfs. On va vers la libéralisation totale du courrier en 2011 », dit la CGT, et la mue du groupe s’inscrit assez naturellement dans ce décor. Il n’y a pourtant aucune nécessité de le changer, poursuit la CGT, puisqu’il est eurocompatible avec l’ouverture du marché.
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Lundi 7 juillet 2008 1 07 /07 /Juil /2008 18:12

Sarkozy le fanfaron

Comment faire un discours d’une heure, ne parler presque que de l’Europe, dire deux phrases sur la France et provoquer par celles-ci une avalanche de réactions ? Simple : il faut s’appeler Nicolas Sarkozy.

Contrairement aux apparences, le conseil national de l’UMP était bien consacré à l’Europe : José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, et Hans-Gert Pöttering, président du Parlement européen en étaient les invités d’honneur. Pourtant, le discours-fleuve de Nicolas Sarkozy a surtout retenu l’attention par sa conclusion : une violente provocation contre les syndicats.

Le président français a en effet déclaré que « désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit », déclenchant évidemment une cascade de rires parmi ses groupies enthousiastes. On croyait presque revoir le Sarkozy candidat de l’UMP.

Face à cette banderille, les réactions des syndicats ont été vives : pour Gérard Aschieri, dirigeant de la FSU, le principal syndicat d’enseignants, cela relève de «  la fanfaronnade de tribune ». Il n’attend pas « du président de la République qu’il joue les matamores », et y voit surtout une « provocation », tout comme Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, qui conseille dès lors au président d’être « plus prudent ». François Chérèque, le leader de la CFDT, regrette lui la « vision archaïque du syndicalisme » du président de la République, en rejetant la « mesure de l’efficacité d’un gouvernement au nombre de grèves ». Au-delà de la provocation, Maryse Dumas, l’une des secrétaires confédérales de la CGT, y voit une sorte de diversion : «  le président de la République fait une opération diversion parce qu’il a bien du mal à démontrer en quoi sa politique réussit ».

Les réactions des politiques ont été tout aussi sèches : Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, a déclaré sur RTL hier avoir « bien compris comme tout le monde qu’il s’agissait d’une provocation, de ce qu’on appelle chez moi une fanfaronnade », ajoutant qu’« on peut regretter d’ailleurs » que Nicolas Sarkozy « n’ait pas compris que désormais président de la République, sa parole a une certaine portée ». François Bayrou l’a rejoint sur BFM TV, expliquant que « quand on a humilié dans la même semaine l’armée, la télévision publique et les organisations syndicales, ça fait beaucoup pour quelqu’un dont la mission est de rassembler son peuple. » Il a alors ajouté que «  quand on ne rassemble pas les Français et qu’on est président de la République, on n’accomplit pas son travail ». Pour le chef de file du Mouvement démocrate, « les principes de la République sont en jeu, c’est plus grave ». Le Parti communiste a quant à lui dénoncé à travers un communiqué «  cette nouvelle attaque contre les salariés » qui ne fait que « confirmer le manque total de crédibilité du discours présidentiel sur le progrès social ». Les propos de Sarkozy, selon le PCF, entérinent le fait que «  le président de la République est bien le président d’un camp contre l’autre, celui du patronat contre les salariés ».

Comme souvent, le tour de magie employé par le président de la République pour faire disparaître ses ennuis est de se créer un adversaire et de porter une charge contre lui. Au choix, l’Europe, la télévision publique, l’assurance maladie, les 35 heures, la laïcité, les ports, etc… La liste est longue. Mais la magie reste de la magie, et ce n’est pas en décrétant la transparence des grèves que le discours deviendra réalité : ainsi, le 18 juin, et malgré une légère diminution, c’étaient encore 500 000 personnes qui battaient le pavé contre la réforme des retraites et contre la volonté de l’exécutif de casser les 35 heures.

De manière générale, la France a connu ces derniers mois une série de mouvements sociaux dans le secteur public, notamment dans l’enseignement pour protester contre la suppression de 11.200 postes en 2008, mais aussi dans les transports et d’autres secteurs. Si ces mouvements d’une ampleur variable n’ont en général pas fait reculer le gouvernement sur les grandes lignes de ses plans d’économies, celui-ci a toutefois été amené l’an dernier à faire adopter d’importantes mesures compensatoires à la suppression des régimes spéciaux de retraites par exemple, et même à abandonner certains projets plus spécifiques sous la pression de grèves ou de manifestations, comme celui de la réforme des taxis. Dans tous les cas, les grèves dans les secteurs publics et les transports, malgré le développement de procédures d’alerte et de pré-négociation, ont affecté le fonctionnement des écoles et la circulation, notamment en région parisienne.

Sarkozy le prestidigitateur tente donc de faire disparaître les grèves et autres mouvements sociaux. Qu’il se méfie toutefois de ne pas se tromper de formule magique, car, comme l’a bien dit Julien Dray : « Rira bien qui rira le dernier ».




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Dimanche 6 juillet 2008 7 06 /07 /Juil /2008 14:36

Aides publiques aux entreprises : halte aux gâchis

Chaque année, les entreprises françaises touchent des dizaines de milliards d’euros. Pourtant, l’efficacité de ces aides reste largement à démontrer.

En 2007, 65 milliards d’aides publiques ont été attribués aux entreprises. Un pactole qui n’est soumis à aucun contrôle de son utilisation par les pouvoirs publics. Pourtant chaque année, les rapports sur ce sujet fustigent le manque de transparence, de contrôle et d’évaluation qui, mis bout à bout, multiplient les effets d’aubaines. De telle sorte que les deniers publics entrent majoritairement dans les poches des grands g roupes multinationaux.

Selon un rapport de la mission d’audit de modernisation publié en janvier 2007, 300 dispositifs différents sont utilisés, ils drainent vers eux une somme supérieure au déficit de la France (50 milliards d’euros en 2007). La manne d’exonérations fiscales sociales ou de subventions dont bénéficient les entreprises se monte ainsi à plus de 1 100 euros par habitant.

Cette indigestion de dispositifs et la multiplication des interlocuteurs font que les petites et moyennes entreprises qui à juste titre devraient bénéficier de ces subventions y renoncent. À l’époque du gouvernement de gauche plurielle, la loi relative au contrôle des fonds publics aux entreprises, plus souvent appelée loi Hue, avait en partie répondu à la problématique. Il s’agissait d’évaluer les impacts économiques et sociaux, qualitatifs et quantitatifs, et de contrôler l’utilisation des aides publiques de toute nature accordées aux entreprises par l’État, les collectivités locales et leurs établissements publics, afin d’en améliorer l’efficacité pour l’emploi, la formation professionnelle et l’équilibre entre les bassins d’activité. Mais, lors du changement de majorité en 2002, Jean-Pierre Raffarin, alors premier ministre, s’était empressé de la supprimer. De telle sorte que le patronat n’a plus de comptes à rendre : ni aux salariés qu’il refuse d’informer et empêche d’intervenir sur son utilisation, ni aux populations et à leurs élus.

Dès lors des questions se posent : quel intérêt de subventionner les entreprises sous condition, alors que cette somme pourrait servir à venir en aide aux plus démunis ? Tout simplement parce que les aides servent à inciter les entreprises à changer de comportement. Par exemple, un grand groupe qui touche une aide de la région pour s’implanter sur le territoire se doit en retour d’avoir des installations haute qualité environnementale, d’embaucher plus de 80 % de ses employés en CDI. Ainsi, la subvention touchée par l’entreprise bénéficiera à l’ensemble du territoire. Depuis 2004, les régions sont devenues les chefs de file sur l’action économique. Avec 21 régions sur 22, la gauche commence à développer des conditionnalités, à travers des chartes, aux aides qu’elles accordent aux entreprises. Un premier pas qui devrait s’accompagner, pour bien faire les choses, de commissions de contrôle.

Le chiffre

65 milliards d’euros. C’est le montant des aides publiques allouées aux entreprises françaises en 2007.

 

 

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Dimanche 6 juillet 2008 7 06 /07 /Juil /2008 14:28

Total, le super champion des bénéfices et… des gaspis

Le groupe pétrolier a utilisé plus d’un tiers de ses bénéfices pour régaler ses actionnaires. Mais il ne lâche que des miettes pour amortir la flambée des prix des carburants pour les particuliers.

Les automobilistes s’arrachent les cheveux à chaque passage à la pompe devant la valse des prix. Les premiers signes d’une limitation, forcée, de la mobilité commencent à apparaître, et le bilan des vacances d’été 2008 devrait confirmer la tendance. Par ailleurs, l’inquiétude monte quant à la réalisation des grands projets issus du Grenelle de l’environnement, qui pourraient manquer de financement public. Et pendant ce temps-là, le groupe Total voit grossir sans cesse la montagne de ses profits, tout en défendant le privilège d’user de cette manne comme bon lui semble, au mépris des priorités sociales et environnementales.

13,5 milliards d’euros : c’est le montant du résultat net consolidé du groupe réalisé en 2007. Près de deux fois plus qu’en 2003 (7,2 milliards d’euros). Total profite évidemment à plein de la hausse du prix du baril. Ce qui laisse d’ailleurs augurer, avec un baril se rapprochant des 150 dollars, d’un nouveau record de bénéfices en 2008. Déjà, pour le seul premier trimestre, le groupe vient d’annoncer un bénéfice net de 3,25 milliards d’euros, en hausse de 9 %, comparé à la même période de 2007.

À qui profitent ces super pactoles ? Le groupe met en avant ses coûteux investissements dans l’exploration production. Il s’appesantit beaucoup moins sur d’autres dépenses. Ses dirigeants ont ainsi décidé, une fois encore, d’arroser fort généreusement les actionnaires. Le dividende versé au titre de l’exercice 2007 s’élève à 2,07 euros par action, en hausse de 15 % sur 2006. Combien de salariés ont-ils vu leur rémunération croître dans de semblables proportions ? Au total, le groupe a distribué pour 4,5 milliards d’euros de dividendes. Il aura donc utilisé plus d’un tiers de ses bénéfices pour régaler ses financiers.

Ce n’est pas tout. Le pilotage de l’entreprise par la recherche de la rentabilité financière aboutit à d’autres gâchis. Comme beaucoup de grands groupes, Total procède régulièrement au rachat d’actions. Une technique qui permet, en diminuant le nombre d, d’augmenter la part versée à chacun. En 2007, Total y a consacré 1,8 milliard d’euros. Le syndicat CGT a fait le calcul : cela représente 110 326 SMIC. Ces quatre dernières années, le groupe a flambé la bagatelle de 11 milliards d’euros dans ce jeu purement financier.

Et quand les regards se tournent vers notre « champion » pétrolier pour qu’il contribue à amortir, pour les usagers, la facture de la flambée des prix, que nous propose-t-il ? Le PDG, Christophe de Margerie, se targuait récemment de la participation du groupe au financement de la prime à la cuve pour les ménages à revenus modestes. L’an dernier, Total avait mis 102 millions d’euros dans ce (mini) pot social. Cette année, alors que les factures ont décuplé, il a décidé d’augmenter royalement sa participation de… 30 millions d’euros. Soit moins de 1 % de ses profits 2007. Une aumône au goût de provocation.

Peut-on mieux dire l’urgence de renverser les priorités dans la gestion du groupe ? L’urgence d’une action politique pour que Total finance, à la hauteur de ses moyens, des actions d’intérêt général d’une tout autre ampleur. Plafonnement des prix à la pompe, taxation des profits pour abonder un fonds de recherche sur les énergies renouvelables, les pistes ne manquent pas. La volonté politique, elle, à l’évidence, ne viendra pas spontanément du gouvernement actuel. Pour l’UMP, tous les prétextes sont bons pour ne rien faire. « Taxer la totalité des bénéfices de Total aurait comme effet que Total mette son siège à l’extérieur de notre pays », argue ainsi le porte-parole du parti sarkozyste, Frédéric Lefebvre. Une telle mesure a pourtant été mise en oeuvre au Royaume-Uni, sans entraîner la fuite des puissants pétroliers britanniques.

Le chiffre

4,5 milliards d’euros C’est le montant des dividendes versés par Total à ses actionnaires au titre de 2007. À comparer aux 130 millions d’euros concédés pour aider les foyers modestes à financer leur cuve de fuel…

 

 

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Samedi 5 juillet 2008 6 05 /07 /Juil /2008 16:42
Les députés UMP enterrent les 35 heures pour de bon

Pause week-end pour les députés. L’Assemblée nationale a suspendu dans la nuit de jeudi à vendredi ses débats sur les 35 heures. Les quinze premiers articles, qui reprennent la «position commune» CGT-CFDT-Medef-CGPME sur la représentativité syndicale, ont été adoptés sans donner lieu à de longs affrontements entre droite et gauche. Il n’en a pas été de même des articles suivants, qui sans remettre en cause la durée légale du travail - qui reste à 35 heures - vont permettre aux entreprises de multiplier les heures supplémentaires. Après quatre jours de débats, il ne reste plus grand-chose des lois Aubry de 1998 et 2000.


Le plafond des 220 heures supplémentaires sera porté à 405 heures.

Les entreprises pourront fixer elles-mêmes leur contingent d’heures sup. Seules limites : 10 heures de travail par jour et 48 heures par semaine, soit au total 405 heures supplémentaires par an. Un employeur pourra ainsi dépasser le plafond actuel de 220 heures annuelles sans avoir à justifier de circonstances exceptionnelles auprès de l’inspecteur du travail. L’obligation du repos compensateur disparaît également, remplacée par des «contreparties obligatoires en repos» négociées entreprise par entreprise, avec la possibilité d’avoir des accords moins favorables aux salariés que les conventions collectives.

Le forfait jour examiné lundi.

Les députés ont à peine entamé jeudi soir l’article 17 du projet de loi, qui assouplit le régime des «conventions de forfait». Or, il s’agit là d’un point particulièrement controversé, puisque le calcul forfaitaire du temps de travail ne permet pas de décompter des heures supplémentaires, dont le paiement est majoré de 25 % ou 50 %. Le système du forfait est jusqu’ici réservé aux cadres et aux salariés itinérants, dont les temps de travail journalier peuvent être variables. Le gouvernement souhaite étendre ce régime du forfait à tous les salariés «disposant d’une réelle autonomie dans l’organisation de leur emploi du temps». Une disposition qui, selon la gauche et les syndicats, peut permettre aux employeurs de ne pas payer les heures supplémentaires.

Une bataille d’amendements de pure forme.

Les députés d’opposition, notamment Alain Vidalies (PS), Roland Muzeau (PCF) et Martine Billard (Verts), ont mené contre le projet de loi gouvernemental une classique bataille d’amendements, sans faire d’obstruction. Mais le ministre du Travail Xavier Bertrand et l’UMP n’ont rien accepté des modifications qui auraient pu atténuer la portée du texte. Alain Vidalies a au moins réussi à faire sourire ses collègues en proposant un amendement visant à étendre «jusqu’à fin 2098» la période transitoire retardant l’application de la loi. «2098 sera l’année d’un double anniversaire. Ce sera l’année du centième anniversaire de l’instauration des 35 heures, et ça fera 86 ans que vous serez dans l’opposition !» a argumenté le député des Landes. L’amendement a été repoussé.

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Comité de soutien Gardois à Jean-Luc Mélenchon

Parce que nous partageons le projet « l'Humain d'abord » porté par le Front de Gauche et ses candidat(e)s aux élections présidentielle et législatives de 2012,

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Nous soutenons et appelons à soutenir Jean-Luc Mélenchon ,

Candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle.

 

Un autre avenir est possible, l'humanité a, dans son histoire, surmonté de nombreuses crises. Notre peuple a su renverser des montagnes pour défendre les idées de liberté et d'égalité. La racine des problèmes actuels se trouve dans la domination sans partage du capital financier sur le monde. Alors, osons affronter le système financier, ceux qui le dirigent et en profitent. Nous retrouverons rapidement un avenir. Le problème est politique. Pour résoudre la crise, nous devons reprendre le pouvoir par une révolution citoyenne. Que le peuple, à la faveur d'une 6èmeRépublique, exerce le pouvoir pour de bon. La présidentielle et les législatives de 2012 peuvent en ouvrir le chemin. Le programme initié par le Front de Gauche peut y contribuer, non pas comme un recueil de solutions toutes faites, mais comme un outil visant à rendre majoritaires dans notre pays 2 objectifs : Rompre avec les politiques suivies ces dernières années.et reconstruire à partir de l'humain, de ses besoins, de ses aspirations. Pour cela le peuple doitintervenir. Il est le seul à même de décider de l'intérêt général. Partager les richesses, reprendre le pouvoir aux banques, mettre en œuvre une planificationécologique, produire autrement, construire la 6ème République, partager le savoir, s’épanouir par les arts, la culture et les pratiques culturelles.

 

METTONS NOS FORCES EN COMMUN

 

Renvoyer à

fdg30melenchon2012@gmail.com

Comité de soutien porté notamment dans le Gard par les 6 candidat(e)s du Front de Gauche aux législatives : Sylvette FAYET pour la 1ère  circonscription ; Danielle FLOUTIER, 2ème circonscription ; Charles MENARD, 3ème  circonscription ; Edouard CHAULET, 4ème  circonscription ; Jean-Michel SUAU, 5ème  circonscription ;  Martine GAYRAUD, 6ème circonscription


Sylvette Fayet, Conseillère Municipale Communiste de Nîmes, Candidate dans la 1er Circonscription du

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«Sarkozy n'a pas tenu ses promesses.»

 

Partagez-vous l'analyse de Nicolas Sarkozy, pour qui le chômage serait la faute des chômeurs que du manque d'emploi ?

Bien sur, je ne partage pas cette vision des choses et jr trouve les propos du président de la république particulièrement indécent à la fin d'un mandat au cours duquel il avait pourtant promis de réduire le chômage. Non seulement, il n'a pas tenu ses promesses mais le chômage a considérablement augmenté. C’est particulièrement sensible dans le Gard et à Nîmes ou le nombre de chômeurs est plus élevée que la moyenne nationale.

 

Quelle solution préconise le front de gauche ?

Elles passent par la formation des jeunes et notamment celle aux nouveaux métiers. Je pense par exemple aux métiers qui se développent dans le secteur du développement durable ou des nouvelles énergies. Le gouvernement qui n'a pas mis les moyens pour former les jeunes à ces nouveaux métiers a préféré miser sur le développement du secteur tertiaire. Or, cela ne répond en rien à l'avenir du pays. Il faut ensuite dé-précariser les emplois. Des milliers de femmes ne sont pas prises en compte parmi les demandeurs d'emplois mais touchent des salaires de misères pour des emplois précaires. Ensuite, il y a, certes, à mener la nécessaire ré industrialisation du pays mais il convient également  de développer l'aide à l’agriculture. Nombre d'agriculteurs sont en très difficultés, et ne peuvent plus vivre de leur métier.

 

Certains dénoncent les charges qui pèsent sur l'entreprise et donc l'emploi....

dans ce domaine, il faut faire le distinguo entre les petites et les grandes entreprises. Total vent par exemple  d'annoncer des profits colossaux alors même que cette entreprise est exonérée de charge et que dans le même temps des petites entreprises ou des artisans qui rencontrent de graves difficultés ne sont pas aidés. Le gouvernement n'a pas effectue les bons choix ; il a exonéré de charges les grandes entreprises sans aucune contrepartie. Sans compter que très souvent banque ne jouent pas le jeu.

 

les elus Front de Gauche au

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Christian BASTID 

Conseiller général

Nîmes III

Conseiller municipal

04 66 76 77 79

Fax 04 66 76 79 48

christian.bastid@gard.fr

 

Budget du logement,une honte pour notre pays

 

15,5%, soit 3 millions d’euros. C’est la baisse annoncée des crédits de l’Etat pour la construction de logements sociaux en Languedoc-Roussillon en 2012 (passant de 19,29 à 16,29 millions d’euros).

 

Selon le Comité Régional de l’Habitat, cette somme permettra tout de même de participer au financement de 4 690 logements et de satisfaire « toutes les demandes des bailleurs ».

 

Voilà une affaire bien réglée avec, d’un côté des élus de droite qui font tout pour bloquer la construction de logements sociaux (voir la liste des communes gardoises en infraction avec la loi SRU) et de l’autre, un gouvernement de droite qui réduit chaque année les crédits consacrés au logement social.

 

4 690 logements pour tout le Languedoc-Roussillon, c’est un chiffre à mettre en relief avec les besoins gardois (estimés à 55 000 logements supplémentaires sur les 10 prochaines années) et nîmois avec encore 4 000 familles en attente d’un logement.

 

3 millions d’euros de crédits d’Etat supprimés, c’est un chiffre à comparer avec l’effort du Conseil général en la matière : près de 6M€ par an.

 

Clairement, le budget de l’Etat pour le logement social, voté par le député Lachaud et le sénateur Fournier, est loin des enjeux de nos territoires, très en retard en la matière et des besoins d’une population extrêmement touchée par la crise sociale. Selon la Fondation Abbé Pierre, ce sont 10 millions de français qui sont frappés, à différents niveaux, par la crise du logement.

 

Ce budget est une véritable honte pour notre pays.

 

 

Christian BASTTID

la télé PCF

CDH

 

CDH Vistrenque

L'HUMANITÉ du DIMANCHE

Un journal à vos côté

16 février 2012 
au

   22 février 2012

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europe

 

Europe. 5 millions de pauvres en un an

Le nombre de pauvres dans l’UE est passé de 79 millions l’an dernier à 84 millions cette année (soit 17 % de la population). Et du fait de la crise, « les nouvelles données, risquent d’être plus inquiétantes », prévient le commissaire à la Santé. C’est surtout une question de politique répond la plate-forme sociale, réseau européen d’ONG. Conny Reuter, son président, pose la question. « Gouvernance économique, qu’est-ce que cela signifie ? Privilégier la réduction de la pauvreté ou respecter le Pacte de stabilité ? »

 

octobre2010

 

Europe GABIN VISIONNAIRE

http://www.dailymotion.com/video/x970st_europe-gabin-visionnairey_news

MUMIA ne sera pas execute ENSEMBLE,SAUVONS MUMIA

          ENSEMBLE,
 SAUVONS
MUMIA


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Collectif Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal

rassemblant une centaine d’organisations et de collectivités publiques françaises

MEMBRE DE LA COALITION MONDIALE CONTRE LA PEINE DE MORT

43, boulevard de Magenta 75010 Paris - TEL : 01 53 38 99 99 - FAX : 01 40 40 90 98 - E MAIL : abujamal@free.fr

http://www.mumiabujamal.com

 

MUMIA ne sera pas execute

  la peine de mort est commuee en prison a vie

Telle est la consequence de la decision du procureur Seth Williams qui a annonce hier qu`il renoncait a saisir la justice de Pennsylvanie pour un nouveau proces.
Cette decision - rendue public au moment meme ou nous rencontrions Mumia dans le couloir de la mort - met un terme a 30 ans d`acharnement judiciaire pour tuer Mumia.
C`est une grande victoire a mettre a l`actif de la mobilisation internationale et de la defense. Mumia remercie tres chaleureusement les soutiens francais qui ont contribue a cette victoire.
Avant meme de connaitre cette decision, Mumia nous confiait sa ferme intention de poursuivre le combat pour faire reconnaitre son innocence. C`est dans ces conditions nouvelles et avec cet objectif que ses soutiens du monde entier continueront a agir.
La peine de mort ecartee, c`est desormais le deni de justice qui doit etre reconnu et Mumia libere, comme l`a declare le prix Nobel de la paix Desmond Tutu.


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