Actus humanité. 24-04-2008
Nicolas Sarkozy :
une "erreur de communication totale" !!! ou le décor coute 280 000 c'est le prix de
l'entretient télélivsé pour dire " je continue..."
Lors de son entretien télévisé, le chef de l’Etat a tenté de faire oublier ses promesses non tenues (pouvoir d’achat, relance de la croissance) en se cachant
derrière une situation internationale défavorable. Justifiant les "mesures d’économies" prises par son gouvernement, il veut "accélérer les réformes" et annonce un texte sur "l’intéressement
des salariés". Les 14 milliards du paquet fiscal alloués aux plus favorisés ? Une "erreur de communication totale"…
Après avoir reconnu un niveau des "salaires trop bas en France" et "des profits considérables" dégagées par les entreprises, Nicolas Sarkozy a balayé toute idée
d’augmentation de salaires en vertu du principe de la compétitivité des entreprises françaises.
Le président de la République a prôné un capitalisme d’intéressement contre le "capitalisme financier qui marche sur la tête".
Pour lutter contre le "capitalisme financier"- autrement dit le pouvoir des actionnaires - augmentons le nombre d’actionnaires !… Il fallait y penser, le
gouvernement de François Fillon va le faire. Nicoals Sarkozy l’a indiqué jeudi soir, lors d’une émission télévisée dont les effets étaient savamment orchestrés depuis une semaine.
Un "projet de société"
"Je vais demander au Premier ministre de présenter dans les 15 jours un texte sur l’intéressement" a-t-il lancé aux journalistes qui le questionnaient sur le
pouvoir d’achat, précisant qu’une "entreprise qui distribuera une partie de ses bénéfices à ses salariés paiera moins d’impôts sur les bénéfices". "C’est un projet de société !" a-t-il
souligné.
Nicolas Sarkozy a ensuite justifié les nombreuses "réformes" impopulaires que son gouvernement a lancées dans la dernière période : sanction des chômeurs,
baisse des allocations familiales, remise en cause des droits des chômeurs agés, allongement de la durée de cotisation pour le départ à la retraite, etc.
La seule mesure qui paraissait répondre à des exigences sociales, le Revenu de solidarité active (RSA) défendu par Martin Hirsch, est renvoyé à l’année prochaine
et sera financé par un redéploiement de la prime pour l’emploi. Autant dire que le chef de l’Etat entend déshabiller Paul pour habiller Pierre.
Les 14 milliards du paquet fiscal alloués aux plus favorisés manquent-ils aujourd’hui pour répondre aux attentes sociales ? "Le paquet fiscal a été une
erreur de communication totale" a-t-il lancé sans sourciller aux interpellations dubatives de ses contradicteurs.
Nicolas Sarkozy a cherché à faire oublier son impuissance de tenir ses promesses (augmentation du pouvoir d’achat, relance de la croissance) en se cachant
derrière la situation internationale défavorable.
"Accélérer les réformes"
Le président de la République a ainsi mis l’accent sur le contexte international en évoquant le "quadruple choc" (crise financière des subprime, flambée du prix
du pétrole, des denrées alimentaires et niveau élevé de l’euro) que rencontre notre pays.
Un contexte qui, selon lui, "nécessite d’accélérer les réformes et les changements".
Pour quoi faire ? Des mesures d’économies. Nicolas Sarkozy a réaffirmé l’objectif de réduction des déficits en supprimant des postes dans l’Education
nationale, par le non remplacement d’un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique, etc.
Et pour fermer le banc, Nicolas Sarkozy a exclu toute alternative. "Il n’y a pas d’autre stratégie possible" a-t-il martelé.