Vendredi 21 octobre 2011 5 21 /10 /Oct /2011 17:36

file_332219_111784.jpg Le secrétaire général de la CGT rend hommage aux syndicalistes, aux communistes, aux patriotes qui ont fait le sacrifice de leur vie. Il fustige l'extrême droite qui se cache derrière un discours « social ».

 

Quelle signification donnez-vous à votre présence pour le 70e anniversaire de Châteaubriant ?

Bernard Thibault. La CGT entend honorer la mémoire toujours vivante de ces syndicalistes, dont beaucoup de dirigeants de grandes fédérations de la CGT, de ces communistes, de ces patriotes qui ont fait le sacrifice de leur vie pour libérer la France et l'Europe de la barbarie nazie et faire triompher des valeurs qui restent aujourd'hui encore d'une grande actualité. C'est aussi l'occasion de tirer les leçons pour le présent et pour l'avenir de cette terrible page de notre histoire, écrite avec le sang d'hommes extraordinairement courageux. Et de rappeler le rôle majeur de la classe ouvrière dans la Résistance et dans la reconstruction du pays.

« Seule la classe ouvrière dans sa masse aura été fidèle à la France profanée », a dit François Mauriac. Que peut-on dire pour aujourd'hui de cette leçon de la Résistance ?

Bernard Thibault. Engagés dès 1934 dans le combat antifasciste qui créera les conditions de l'unité syndicale et de la victoire du Front populaire, ces syndicalistes avaient été à la tête des luttes sociales qui avaient conduit à des avancées sociales majeures en 1936, comme la semaine de 40 heures, les congés payés et les premières conventions collectives. C'est ce qui a motivé Pierre Pucheu, homme du grand patronat, pour les désigner comme cibles pour les nazis.

Résistants de la première heure, ils furent traqués, arrêtés, internés et fusillés en premier pour l'exemple et pour créer la peur. Il était déterminant pour les nazis et le gouvernement de Pétain de tuer dans l'œuf cette résistance naissante qui redonnait espoir et encourageait à agir dans l'unité syndicalistes, communistes et gaullistes, croyants et non-croyants.

La participation des travailleurs à la Résistance a-t-elle marqué les avancées sociales et démocratiques du programme du CNR ?

Bernard Thibault. La Résistance avait un double objectif : libérer la France et l'Europe du fascisme et jeter les bases de la reconstruction du pays afin d'assurer son indépendance économique. La CGT contribua grandement à faire inscrire ces objectifs, qui ont associé étroitement idéal de liberté, progrès économique et progrès social dans le programme du Conseil national de la Résistance. Ce programme avait pour ambition de restaurer et d'accroître les libertés publiques, de créer la Sécurité sociale et les retraites, de donner à l'état la maîtrise du crédit, de l'énergie, des grandes infrastructures, jetant ainsi les bases d'un modèle social de prospérité et de partage jamais connu jusque-là.

Ceux qui veulent conserver l'ordre social injuste qui régit l'économie et la société cherchent à nous convaincre qu'aucune autre politique n'est possible que celle qui conduit à ce que les jeunes soient promis à un avenir plus sombre que leurs aînés. L'histoire est pour eux un enjeu. Il s'agit notamment d'effacer les repères et le sens des combats de la Résistance, comme on l'a vu avec la récupération de la mémoire de Guy Môquet.

Les valeurs de la Résistance sont-elles parties prenantes de celles de la CGT d'aujourd'hui ? Ont-elles un rapport avec le combat que vous avez décidé de mener contre le Front national ?

Bernard Thibault. L'exigence commune de partager les fruits de l'effort commun qui était au cœur du programme du CNR n'est pas moins ardente aujourd'hui qu'elle ne l'était il y a soixante-dix ans. C'est pourquoi la CGT conjugue au présent ces valeurs dans ses combats d'aujourd'hui. C'est la misère qui engendre le désespoir. Oublier cette leçon serait dramatique alors que l'extrême droite réapparaît en France comme en Europe et marque partout des points sur le plan électoral dans une période qui, à bien des égards, présente des similitudes avec celle de la montée du fascisme en Europe. Comment ne pas penser aux événements de Norvège, l'attentat d'Oslo et le massacre de dizaines de jeunes socialistes sur l'île d'Utoya perpétués par un adepte des idées d'extrême droite ?

Cette montée d'une extrême droite qui cherche à camoufler ses racines profondes et sa filiation historique avec la collaboration, et se drape dans un discours social pour duper le monde du travail, n'est pas un fait banal dans cette période de crise profonde. Brecht ne disait-il pas que le ventre de la bête immonde est encore fécond ? C'est pourquoi la CGT n'acceptera jamais que soit banalisée la montée de l'extrême droite. Elle a pris toutes ses responsabilités pour alerter le monde du travail sur le danger majeur de ces thèses pour la démocratie et les libertés.

 

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Lundi 17 octobre 2011 1 17 /10 /Oct /2011 12:50

Réaction de Pierre Laurent

François Hollande vient d'être désigné candidat du Parti socialiste pour l'élection présidentielle de 2012, dans le cadre d'une primaire qui a montré combien était forte la volonté de nombre de français de se débarrasser de Nicolas Sarkozy. Je prends acte de cette investiture.

Maintenant que la désignation du candidat socialiste est dernière nous, il est plus que temps d'en finir avec le débat de personne, place au débat d'idées. Pour notre part, le Front de gauche, avec son candidat commun Jean-Luc Mélenchon, est décidé à le faire vivre avec la plus grande détermination.

La situation extrêmement préoccupante de notre pays impose des mesures d'une toute autre ambition que celle que les candidats socialistes ont égrainées les semaines passées. Les propositions du Front de gauche s'attaqueront au mur de l'argent pour remettre au cœur de la société « L'humain d'abord ».

 

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Jeudi 13 octobre 2011 4 13 /10 /Oct /2011 19:53

arton5151 Le candidat du Front de gauche à la présidentielle a été le premier, hier, à répondre à la lettre ouverte écrite par Arnaud Montebourg à destination de François Hollande et Martine Aubry. Dans sa réponse, publiée sur son blog, Jean-Luc Mélenchon donne son avis sur les points développés par le député de Saône-et-Loire.  

 

Cher Arnaud Montebourg,
 
J’ai lu la lettre que tu as envoyée à tes compétiteurs de la primaire socialiste. Tu as voulu qu’elle soit « ouverte ». Je me sens concerné. En effet, tu t’adresses aux deux socialistes qui pourraient être candidats à l’élection présidentielle. Je le serai pour ma part en toute certitude, au nom du Front de Gauche. Les questions que tu poses concernent toute la gauche et tous nos concitoyens. J’ai donc souhaité y répondre. Le nombre de votants aux primaires organisées par le Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle montre une volonté d’intervention populaire. Celle-ci marque je crois les temps politiques nouveaux dans lesquels nous sommes entrés. Car désormais le grand nombre sent bien que les dogmes suivis jusqu’à présent par les pouvoirs en place mènent le monde à une impasse. Chacun se sent dès lors invité à se mêler des affaires publiques. Bonne nouvelle !
 
En t’écrivant, je veux donc contribuer à ce débat démocratique indispensable pour que l’élection présidentielle ne se réduise pas à une compétition de personnes mais permette aux citoyens d’exercer en toute lumière une souveraineté éclairée par le débat argumenté.
 
Je veux aussi entamer à cette occasion une discussion ouverte à gauche sur les conditions concrètes et précises qui permettront à un gouvernement de mener une politique alternative à celle de la droite, à l’heure où pourtant les gouvernements sociaux-démocrates dans toute l’Europe adoptent des plans d’austérité en tout point contraires à leurs engagements de campagne.
 
Les trois questions que tu poses me paraissent essentielles. J’y réponds précisément et y ajoute une quatrième qui à mes yeux les conditionne toutes.
 
1°) Le contrôle politique du système financier
 
Je défends la mise sous contrôle social des banques afin de soumettre la finance à la loi de l’intérêt général. Le programme du Front de Gauche propose de combattre la spéculation et la financiarisation de notre économie en interdisant les ventes de gré à gré, les ventes à découvert et les produits spéculatifs et en bloquant les échanges de capitaux avec les paradis fiscaux. Nous imposerons également la séparation des banques de dépôt et des banques d’investissement. Nous interdirons les stock-options, les LBO et les engagements hors bilan et obligerons les entreprises à la transparence financière. Les mouvements internationaux de capitaux à des fins de spéculation et de placement financier seront contrôlés et taxés à nos frontières. Nous interdirons la libre d’action des agences de notation et des hedge funds en Europe. Un pôle public financier sera créé pour contribuer à produire et partager autrement les richesses. Enfin, la Banque Centrale Européenne doit prêter aux Etats pour casser la spéculation et mettre le financement des biens publics à l’abri des appétits des investisseurs privés.
 
2°) Le protectionnisme européen, social et écologique
 
Je combats le dogme du libre-échange pour des raisons à la fois écologiques et sociales. Je veux réduire les transports de marchandises inutiles pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Et je récuse la réduction des normes sociales et environnementales par la mise en concurrence des systèmes sociaux et fiscaux nationaux. Je prône une relocalisation écologique maximale de notre production agricole et industrielle. Pour cela, le Front de Gauche défend l’instauration d’un visa social et écologique qui permettra de bloquer les productions délocalisées pour des raisons de dumping social et fiscal. Il propose l’institution de protections et de normes sociales et environnementales communes aux Européens, avec, par exemple des prélèvements nationaux concertés sur les réimportations en Europe de productions délocalisées et une taxe « kilométrique » de manière à réduire les transports de marchandises évitables. Nous instaurerons un droit de reprise des entreprises par leurs salariés en cas de délocalisation ou de fermeture. J’ajoute que le contrôle des mouvements de capitaux que nous instaurerons permettra aussi de taxer lourdement les investissements supports des délocalisations.
 
3°) la VIe République et la lutte contre la corruption
 
Le Front de Gauche se prononce sans ambiguïté pour une Sixième République parlementaire. Nous voulons en finir avec ce régime qui dépolitise le débat public et organise le dessaisissement des citoyens. La méthode que le Front de Gauche avance pour rédiger cette nouvelle Constitution est celle qu’ont suivie avec succès les peuples qui ont fait avant nous le choix de la révolution citoyenne, la convocation d’une Assemblée Constituante dès le début du mandat. Mon ambition est donc d’être le dernier président de la Cinquième République.
 
Quant à la corruption, je la tiens pour un symptôme de la décomposition de notre République. Elle prospère en raison du fonctionnement oligarchique des institutions, qui mêlent étroitement possédants et cercles dirigeants de l’Etat. Elle est la conséquence de l’accumulation de richesse par quelques-uns. Ceux-là jouissent de ce fait d’un pouvoir d’influence indécent contraire à l’égalité des citoyens. Elle se nourrit de la colonisation de l’Etat par les intérêts particuliers, permise par la libéralisation des services publics et la confusion qu’elle entraîne entre public et privé. Elle est encouragée par le fonctionnement des institutions européennes, où les lobbies font la loi. Nous combattrons la corruption sur tous ces fronts : mise au pas de l’oligarchie par la création d’un revenu maximum, instauration d’un régime parlementaire permettant le contrôle effectif de l’exécutif, abrogation des libéralisations de services publics, pôle public du médicament, nouveau traité européen conditionnant tout transfert de souveraineté à un contrôle démocratique de son usage.
 
Voici donc mes réponses aux trois points que tu évoques. Je serais incomplet si je n’en ajoutais pas un quatrième. Je crois que tu en seras d’accord puisque, comme nous, tu as voté non au traité constitutionnel européen et à sa copie conforme le traité de Lisbonne. Rien ne pourra être fait de ce que j’ai dit précédemment sans remise en cause du traité européen de Lisbonne. Celui-ci interdit en effet toute entrave à la libre circulation des capitaux, promeut le libre-échange généralisé, fait échapper une part croissante de notre législation à la souveraineté populaire et officialise le pouvoir corrupteur des lobbies. C’est pourquoi nous organiserons un referendum pour proposer au peuple français une liste de dispositions sur lesquels la France désobéira sans attendre aux traités européens, prélude à une refondation de l’Union toute entière. Reçois, cher Arnaud, mes félicitations pour le combat que tu as mené au sein de ces primaires et qui a permis de faire progresser tant d’idées que nous avons en commun. Jean-Luc Mélenchon Candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle

 

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Samedi 8 octobre 2011 6 08 /10 /Oct /2011 17:47

Mardi 11 octobre Manifestonslogo-copie-1

Contre l’austérité

15H Nîmes  Maison   carrée 

 

Avec le Front de Gauche,

imposons l’Humain d’abord ! 


 Faire front contre l’austérité !  Tous dans la rue!

 

Dette publique, marchés financiers, règle d’or… des mots ! Des mots qui nous tiennent à distance. Pendant ce temps les banques nous mènent droit dans le mur, la finance dicte sa loi. Les riches s’engraissent et ce sont les peuples qui paient. Services publics, nationalisations, croissance qualitative, décroissance quantitative, … des questions, des idées, des propositions. Définissons et imposons ensemble une autre logique, l’humain d’abord !

 

 

Nous voulons rétablir le droit au travail, à l’emploi et au repos dans une nouvelle répartition des richesses. Pour cela, nous établirons les 35 heures effectives, le droit à la retraite à 60 ans à taux plein, le Smic à 1 700 euros et un salaire maximum qui ne pourra dépasser 20 fois le plus bas salaire dans les entreprises publiques et privées.

Les 35 heures seront pleinement établies par la loi, sans annualisation, ni perte de salaire avec les embauches correspondantes notamment dans la Fonction publique et sous le contrôle des élus du personnel. Le recours aux heures supplémentaire sera strictement limité. Nous agirons dans une logique de plein emploi, de réduction de temps de travail, d’abolition de la précarité et d’installation d’une « sécurité emploi formation ». Chaque année, nous réunirons les partenaires sociaux et les différentes collectivités publiques dans une assemblée nationale et des assemblées régionales permettant de fixer des objectifs précis pour l’emploi, les qualifications et les salaires.

Nous rétablirons le droit à la retraite à 60 ans à taux plein (75% du salaire de référence) pour toutes et tous avec la prise en compte de la pénibilité de professions particulières donnant droit a des départs anticipés.

Aucun salarié ne touchera une retraite inférieure au SMIC. Le financement de la retraite sera assuré en particulier par une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises au même taux que pour les cotisations employeurs sur les salaires. L’accroissement du taux et de la masse des cotisations patronales sur les salaires sera modulé tenant compte des choix de gestion de ces entreprises. Aucun recours à la fiscalisation des retraites ou de la protection sociale ne sera opéré pour leur financement.

Nous voulons réévaluer l'ensemble des salaires et des traitements, des indemnisations du chômage et des retraites et les indexer sur l’évolution du coût de la vie. Nous porterons immédiatement le Smic à 1 700 euros bruts par mois pour 35 heures conformément aux revendications syndicales et 1700 euros net pendant la législature. Par la fiscalité nous établirons un revenu maximum fixé à 20 fois le revenu médian (soit aujourd’hui 360 000 euros par an).

Nous voulons éradiquer la pauvreté ! Aucun revenu ne pourra être fixé sous le seuil de pauvreté en tenant compte de la composition familiale. Les minimas sociaux seront fixés en référence au Smic et indexés sur celui-ci.

Un salaire maximum sera instauré. Comme le propose la Confédération Européenne des Syndicats, dans toutes les entreprises, l’écart entre le plus bas et le plus haut salaire ne pourra dépasser 1 à 20. Ainsi, les patrons ne pourront gagner plus sans d’abord augmenter les salariés du « bas de l’échelle ». 

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Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 20:47

Dexia, c'est d'abord le scandale de la course effrénée à la rentabilité financière. Suite à la privatisation en 1987 de la Caisse d'aide à l'équipement de collectivités locales (CAECL), Dexia (ex Crédit local de France) s'est lancé dans une fuite en avant mortifère qui l'a conduit à vendre à de nombreux élus des emprunts toxiques pour leurs collectivités locales !

La re-nationalisation franco-belge partielle opérée après la crise financière de 2007-2008 ne s'est accompagné d'aucun changement des pratiques et critères de gestion et de crédit de Dexia. Aujourd'hui, un nouveau sauvetage d'urgence est envisagé. Il séparerait les actifs dangeureux de la banque et le portefeuille de prêts aux collectivités locales qui serait détenue par la Caisse des dépôts et la Banque postale.

Cette opération ne doit pas se traduire par un appel aux contribuables ou par un durcissement des conditions de prêt aux collectivités territoriales. Au contraire, le nouvel ensemble doit intégrer un pôle public financier ayant en charge le développement d'un nouveau crédit incitatif au développement de l'emploi et de la formation avec les équipement et les infrastructures nécessaires.

Dans l'immédiat, l'heure est à la renégociation des dettes des collectivités intoxiquées impliquant non seulement Dexia, ou ce qu'il en restera, mais aussi toutes les banques ayant placé des emprunts toxiques.

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Dimanche 25 septembre 2011 7 25 /09 /Sep /2011 20:55

senat-palais-du-luxembourg 96Ce dimanche 25 septembre 2011 fera date. Pour la première fois, et malgré un mode de scrutin construit sur mesure pour elle, la droite perd la majorité au Sénat et une sénatrice ou un sénateur de gauche peut être élu président de la Haute assemblée dans une semaine. La citadelle de la droite est tombée ! C'est une sanction sans appel de la politique gouvernementale. Ce scrutin porte la marque du rejet de ses choix et de la colère des élus des collectivités territoriales face aux attaques répétées du gouvernement contre la démocratie locale. Les listes de la gauche progressent partout et, dans de nombreux départements, celles présentées par le Front de gauche connaissent des progressions très sensibles, comme dans le Lot, l'Orne, les Hautes-Pyrénées, le Jura, les Pyrénées-Orientales et le Loir-et-Cher. C'est un formidable signal de confiance et d'espoir pour l'avenir des échéances électorales de 2012. Sur 16 sièges renouvelables, le Parti communiste français en réélit 14 et en gagne 1 nouveau dans le Morbihan. Le rôle de notre groupe sort conforté de ce scrutin. Il se battra dès les discussions de cet automne sur le budget de la nation et le projet de loi de finance de la sécurité sociale. Les sénatrices et sénateurs communistes demandent que la nouvelle majorité du Sénat se prononce au plus vite pour l'abrogation de la réforme des collectivités territoriales que ce scrutin condamne sans ambiguïté. Sans attendre, le Sénat doit devenir un point d'appui pour résister à la politique d'austérité et de régression démocratique de Nicolas Sarkozy. Une page se tourne, les jours de la droite au pouvoir sont bel et bien comptés. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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Vendredi 23 septembre 2011 5 23 /09 /Sep /2011 13:37

DANS LES QUARTIERS,

DANS LES VILLAGES,

ON VEUT L’ÉCOLE

DE L’ÉGALITÉ !

arton5151logo-pcf-2005.pngFaire des études, c’est nécessaire pour comprendre le monde. Et avoir un diplôme, c’est essentiel pour l’avenir, surtout pour nos enfants, qui ne pourront pas compter sur les relations et le piston. Nos enfants ont besoin de savoir qu’ils doivent travailler à l’école et que tout est fait pour les faire réussir. Dans nos quartiers, la plupart des parents encouragent leurs enfants. Mais il faut que les décisions politiques soutiennent cet effort. L’argent qu’on trouve pour sauver les banquiers, il doit aller à ce qui construit l’avenir, à l’école, à la santé, à l’égalité.

On veut de la qualité partout, dans nos écoles et dans les autres. Il nous faut une autre politique. L’égalité !

Par exemple, c’est humiliant de regrouper les enfants pour qui on n’essaiera pas d’enseigner tout le programme, mais seulement le socle commun. On ne peut pas savoir quand ils sont petits s’ils vont aimer ou pas les études. Beaucoup d’enfants sont dégoûtés des études déjà vers 13 ou14 ans et ce n’est pas en les stigmatisant encore plus dans une école sans moyens qu’on va résoudre le problème ! Il faut leur donner envie, leur montrer un avenir. L’éducation est un droit ! Ce n’est pas non plus en faisant passer à la télé une poignée de gamins de ZEP qui vont dans des grandes écoles, que ça va faire le compte. On ne veut pas la charité et un ou deux exemples qui servent à masquer la misère. On veut de la qualité partout, dans nos écoles et dans les autres. Il nous faut une autre politique. L’égalité !

Pour l’égalité, il faut plus d’école, pas moins !

Avant, les enfants allaient à l’école à deux ans. Maintenant, la droite ferme les classes de maternelle. Les enfants doivent attendre un ou deux ans de plus pour entrer à l’école. La maternelle, c’est pourtant un grand pas pour se préparer au CP. En plus, s’il n’y a plus de place en maternelle, il faudra payer la crèche ou la garderie jusqu’à 5 ou 6 ans ! Combien de familles pourront se le permettre ? C’est le même problème si on réduit la journée scolaire : si les enfants sortent de l’école en plein après midi, qui va les récupérer ? Toutes les villes n’ont pas les moyens de payer des centres de loisir. Alors, il faudra arrêter de travailler ? Que les femmes restent à la maison comme dans l’ancien temps ? C’est encore les familles qui ont le plus de difficultés qu’on enfonce.

L’égalité à l’école, ça commence par la gratuité.

Il manque parfois du matériel dans certaines de nos écoles, et surtout elles ne sont pas égales d’une ville à l’autre. Alors, les écoles font beaucoup appel aux parents. Plus ça va, plus on nous demande de l’argent pour les sorties scolaires. Trois euros par ci, deux euros par là, ça fait beaucoup pour les familles nombreuses. Pourtant, l’école doit être gratuite, c’est à l’État de l’assurer ! 

L’école à l’école : les parents ne peuvent pas remplacer les enseignants !

Les enseignants en ont marre, on leur en demande trop ! Moins de formation, plus d’élèves en classe, le système leur met la pression. Au lieu de la pénurie, il vaudrait mieux payer leur formation et mettre plus d’adultes dans les classes. Il arrive que nos enfants rentrent le soir et ils n’ont rien compris à ce qui a été fait dans la journée. S’ils n’ont pas à la maison quelqu’un pour expliquer, c’est tant pis pour eux. La solution, ce n’est pas de se monter les uns contre les autres, parents et enseignants : au contraire, on est dans le même camp. Nous aidons nos enfants, mais on ne peut pas remplacer les enseignants. Faire faire un peu de devoir pour réviser, oui. Enseigner ce que l’enseignant n’a pas eu le temps de faire, c’est la catastrophe ! 

Démocratiser l’école, c’est faire toute leur place à nos enfants !

Nous en sommes convaincus : la transformation démocratique de l’école passe par la prise en compte des besoins de nos enfants. Déjà beaucoup de parents agissent dans leur quartier, leur village. Nous appelons tous les parents à rejoindre cet appel et à agir pour faire entendre leur désir d’égalité, de reconnaissance et de dignité : organisons des initiatives, des marches pour amplifier nos voix. Dans nos quartiers, dans nos villages, reprenons la main sur l’avenir de nos enfants.

 

 

MANIFESTION

Mardi 27 septembre 2011

14H00 à Nîmes Maison Carrée 

 

Par secretaire de section
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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 16:01

Plaurent Discours de Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, dimanche, Fête de l'Humanité - Grande scène -

Amis, Camarades,

J'ai vu comme vous le Premier ministre de la France paraître à la télévision, la mine triste, la nuque courbée. Et le voici qui rassure les marchés, les caresse ne vous inquiétez pas, tout ira bien, ca va saigner...J'ai vu le Président de la République, la Chancelière allemande et tous les autres à genoux devant leurs nouveaux maitres, les marchés financiers, les banques, les agences de notation .Je les vois, comme vous, depuis des mois, dressés, comme des animaux de foire à sauter dans les cercles de feu aux ordres de la  finance qui se gave. Leur politique se nourrit de misère, de chômage, de précarité. Pour leur profit, ils ont mis notre avenir en crise. Chaque jour, sur les antennes, leur discours vise un but : que les travailleurs et les travailleuses acceptent leurs nouveaux maitres, que nous baissions la tête, que nous, les foules, avalions toute fierté. Alors, aujourd’hui, devant vous, je veux dire que le peuple de la Révolution française doit se relever. Nous sommes un peuple libre. Nous n'obéirons pas. Nous n'accepterons pas. Nous sommes debout. Avec tous les salariés, les syndicalistes, les indignés d’Europe, parmi les peuples arabes, avec le peuple palestinien qui demande à vivre libre, avec les jeunes révoltés israéliens, parmi les peuples du monde, nous avons le devoir de dire NON. NON, ce n'est pas aux peuples de payer la crise, c'est aux marchés financiers ! Et comme le 4 aoùt 1789, où ceux qui votèrent l’abolition des privilèges se placèrent à gauche, ceux qui aujourd’hui se placent à gauche doivent envoyer un message clair : notre but est de supprimer tous les pouvoirs de la nouvelle aristocratie financière et de rétablir le peuple dans son bon droit. Il paraît que Nicolas Sarkozy n’est pas encore candidat... et pourtant il est déjà en campagne.  Avec un objectif : nous décourager car ils sont prêts à tous les coups tordus pour nous accepter une seule politique : la leur. Alors, lui et son Premier ministre nous somment de nous rallier : « Union sacrée ! » disent ils      Pour faire quoi ? La règle d’or, le triple A, la nouvelle gouvernance européenne… Ca vous fait rêver, non ? En vérité, ce sont de jolis mots mais la règle d'Or est une camisole de force avec un seul principe : la soumission, toujours et encore, la soumission à la finance. Alors, aujourd'hui, nous toutes et tous ici rassemblés, faisons un serment. Depuis cinq ans, le président, valet à la tête d'une armée de valets, abîme le pays, avilit la République. Nous savons tous dans quel état cinq ans de sarkozysme laissent le pays. Alors cinq ans, ça suffit ! Alors, oui, faisons ce serment : dans huit mois, nous débarrasserons le pays de Nicolas Sarkozy ! Sarkozy, ton règne est fini, Sarkozy, dehors, Sarkozy bientôt entrera au panthéon des dangereux inutiles ! Amis, chaque jour leurs mots ne visent qu'un but : diviser, toujours diviser. Entre le grec et le français, entre l'immigré et le natif, entre le CDD et le CDI, entre le public et le privé, entre celui ou celle qui se pense de la classe moyenne et l'ouvrier. Et nous tombons dans leurs pièges... Nous essayons de nous distinguer. De dire que nous avons un peu plus. Avec ce portable, avec ces vêtements, avec ce boulot, nous pensons avoir un peu plus. Pourquoi ? Pourquoi ne pas être fier d'être simplement des étudiants, des travailleurs ? Pourquoi ne pas être fiers, nous qui n'exploitons personne, qui nous éduquons, qui produisons les biens, matériels et intellectuels, utiles à la communauté humaine ? Pourquoi s'extasier devant leurs journaux people qui montrent ces belles personnes si riches et si misérables ? Pourquoi ? Autour de vous, chaque fois qu'un de vos amis perdra son temps à haïr celui qui a un peu plus, celui qui est différent, dites-lui : arrête, arrête, sois fier, sois fier car l'ouvrier le plus exploité sert mieux la République par son travail que tous les Ministres assis sur les bancs du gouvernement. Autour de vous, chaque fois qu'un de vos amis pensera qu'il est de la classe moyenne, qu'il est un peu protégé, dites-lui : tu as un peu plus mais pas grand chose de plus alors sois fier, sois avec nous, car ceux qui travaillent ont une seule force, et cette force c'est d'être ensemble. Et cette force peut tout changer ! Autour de vous, chaque fois que vous entendrez maudire la politique, répétez-le, dites-le fort : la politique sans le peuple, c'est la liberté des puissants. La liberté du peuple, c'est la politique, par, pour et avec le peuple. Dans la tempête, l'histoire retient celles et ceux qui se lèvent, qui se tiennent droit, qui indiquent un chemin nouveau. De Robespierre à Marx, de Jean Jaurès au Mahatma Gandhi, l'histoire retient celles et ceux qui ont eu le courage d'en changer le cours. Alors aujourd'hui, alors que chaque jour meurent de faim des êtres humains que le cout de dix jours de guerre pourrait sauver pendant une année entière, faites passer le message, dites le autour de vous, il est temps d'être debout : car aujourd'hui la mobilisation de la jeunesse et du monde du travail n'est pas un problème, c'est la solution à la crise ! Dans huit mois aura lieu l'élection présidentielle. Nous devons ensemble prendre une décision. Allons-nous lutter ? Allons-nous décider que l'élection présidentielle et les élections législatives marqueront le grand retour du peuple sur la scène politique ? La gauche populaire, la gauche vivante, la gauche syndicale, la gauche intellectuelle sont en France des forces immenses. Et pourtant nous ne sommes pour le moment qu'un désordre de courage. Notre responsabilité est de trouver le chemin de l'unité Comment ? En disant ce que nous voulons, tous ensemble. En cessant de laisser à la porte du bureau de vote l’essentiel de ce que nous pensons lorsque nous sommes rassemblés dans la rue. Oui, nous n’oublierons pas à la porte du bureau de vote ce qui nous a rassemblés dans la rue pour les retraites. Oui, nous voulons la maîtrise publique du secteur bancaire et financier, pour mettre hors d’état de nuire les spéculateurs et ouvrir le crédit pour répondre aux besoins d’un nouveau développement social, industriel, écologique. Et il faut dire les mots qui fachent : oui, il faudra nationaliser des banques ! Oui, nous voulons abolir l’insécurité sociale. Oui, nous voulons briser le tabou sur les salaires. Et après avoir recueilli cet été 250.000 signatures sur notre pétition nationale, nous marcherons à travers tout le pays car les salaires ne sont pas le problème mais la solution !Oui, nous voulons refonder la République. Oui nous voulons une sixième République. Et il faut dire les mots qui fâche : nous voulons de nouveaux droits pour les travailleurs, nous voulons des pouvoirs pour la gestion des entreprises, nous voulons la démocratie sociale, car sans elle, la gauche se brisera sur les puissances d’argent. Oui, nous voulons refonder l’Europe, avant que la crise ne la fasse voler en éclats. En 2005, nous avions raison. Il fallait changer d’Europe. Aujourd’hui, qui à gauche peut le nier ? Oui, nous voulons élever la voix de la France en Europe pour lever l’espoir des peuples d’Europe. Et il faut dire les mots qui fâche : pour changer l'Europe, il faudra balayer le traité de Lisbonne ! Pour dire tout cela, pour vous donner la force  de porter ces idées jusqu’au pouvoir, nous avons forgé notre union, nous avons forgé le Front de gauche. Ici même, l’an dernier, nous nous étions lancé un défi. Etre prêts pour le combat. Nous avons tenu parole. Nous sommes prêts, nous sommes unis. Avec notre candidat commun à l’élection présidentielle, et quel candidat ! Jean-Luc Mélenchon. Avec toutes ces forces du Front de gauche ici rassemblées. Avec notre programme L’humain d’abord. Avec les candidats communs que nous présenterons partout aux élections législatives ! Car demain, c’est à l’Assemblée et au Sénat que se voteront les lois, pas à l’Elysée. Alors, à présent tout dépend de vous. Il suffit parfois d'une étincelle pour embraser la plaine. Il suffit qu'une seule, qu'un seul d'entre nous, se mette à espérer pour que des millions espèrent. Un mouvement civil, un mouvement pacifique, un mouvement d'éducation populaire, un mouvement doit se lever. Car aujourd'hui, se lever ce n'est plus seulement défendre la justice sociale, c'est défendre le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Alors, le Front de gauche n'est pas d'abord ici sur cette scène. Non. C'est à vous de décider si le Front de gauche est ici, parmi vous, si cela vaut la peine de monter des escaliers, de frapper à la porte du voisin, de donner vingt euros pour payer quelques affiches. C'est à vous de décider et sachez une chose : les femmes et les hommes qui vous parlent ont décidé d'être dignes de vous, d'être dignes du rendez-vous de l'histoire, nous sommes unis. Que vous soyez membre d'un parti ou pas, que vous soyez d'accord avec tout ou pas, c'est à vous de décider, nous sommes prêts, nous avons l'énergie pour combattre mais l'énergie de la victoire est dans vos mains, dans vos seules mains. Il suffira d'un signe. Et le moment viendra, tout changera de place. Alors amis, camarades, quand après cette magnifique  Fête, vous rentrerez chez vous, tenez-vous prêts. Tenez vous prêts pour les mobilisations qui nous attendent car le combat n’attendra pas 2012. Tenez-vous prêts à participer aux assemblées citoyennes du Front de gauche dans tous le pays. Tenez-vous prêts pour la victoire. Et le jour d'après, quand nous aurons chassé Nicolas Sarkozy, Marine Copé et Jean-François Le Pen... Le jour d'après ? Aux journalistes qui sans cesse me demandent quelle sera notre position quant à l'installation d'un nouveau gouvernement de la France, la réponse est simple : nous combattrons tout pouvoir, quel qu'il soit, qui se fixerait comme but de devenir le serviteur misérable de la nouvelle aristocratie financière et nous soutiendrons sans réserve un gouvernement décidé, contre les banques et contre les marchés financiers, à rétablir les conditions d'une démocratie véritable. Et permettez moi un mot à l'attention de mes amis socialistes et d'Europe Ecologie/Les Verts. Ma franchise sera excusée. Il y a vingt ans vous nous disiez : soyez démocratique et nous sommes devenus démocratiques. Il y a dix ans, vous nous disiez : soyez écologistes et nous sommes devenus écologistes. Alors aujourd'hui, à vous amis socialistes et écologistes, nous vous disons : soyez de gauche ! Oui, il est l'heure pour la gauche de se désintoxiquer du libéralisme ! Amis, Camarades, tenez-vous prêts et faites passer le message. Le lendemain de la victoire, c'est la grève, c'est la mobilisation, c'est la lutte, c'est la poursuite du mouvement qui permettra que l'espoir devienne la politique de la France. Amis, Camarades, alors que nous fêtons le trentième anniversaire de l'abolition de la peine de mort, Marine Le Pen vient de demander aujourd'hui même un référendum pour la rétablir. Qu'il me soit permis de lui répondre : la France est ici, du côté de Voltaire, de Rousseau, de Jaurès, de Rol-Tanguy, de Manouchian, de Guy Mocquet ! Marine Le Pen, votre père vous a mal appris l'histoire de France : Vichy n'est pas la France, ceux qui torturèrent en Algérie n'était pas la France et vous n'êtes, vous, Marine Le Pen, qu'un bourreau déguisé en amie du peuple. Dehors, dehors Sarkozy, dehors Le Pen, Vive la liberté ! Vive le Parti communiste français ! Vive le Front de gauche ! Vive la République ! Et Vive la France !

Par secretaire de section
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Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 18:31

Mots clés : syndicat, Fête de l'Humanité 2011,

La constitution d’un « Front des luttes » a été lancée à la Fête de l’Humanité, coordonnée par Marie-George Buffet. Le syndicaliste Didier Le Reste, engagé au sein du Front de gauche, en expose les contours.

Vous êtes sollicité dans le cadre du Front de gauche pour participer à la création d’un «Front des luttes». De quoi s’agit-?

Didier Le Reste. Ce front n’est pas quelque chose qui se substituerait ou s’adosserait aux Le-Reste1syndicats, mais un réseau de mise en mouvement des militants syndicaux, associatifs impliqués dans les résistances, les luttes sociales et sociétales et les combats démocratiques. Il ne s’agit pas de s’en tenir aux appels de syndicalistes à voter pour 
la gauche, mais de donner des prolongements concrets dans la campagne du Front de gauche à l’action de ces militants syndicaux, en créant dans les entreprises des assemblées citoyennes et des collectifs Front de gauche. Un appel a été lancé en ce sens à la Fête de l’Humanité. 
La démarche du Front de gauche est 
de fédérer, rassembler, débattre, élargir 
le rapport de forces, pour convaincre 
de la nécessité de se mobiliser, et de l’utilité du vote en faveur du Front de gauche. 
Ça ne peut pas se jouer entre d’un côté l’UMP et le PS et de l’autre le FN dont 
il faut démasquer l’imposture sociale.

Est-ce à dire que la gauche manque d’ambition, aujourd’hui?

Didier Le Reste. La démarche du Front 
de gauche n’est pas d’accompagner 
ou d’aménager le système en crise. Nous avons besoin de propositions en rupture beaucoup plus nettes que celles, par exemple, du projet socialiste. Pour cela, le Front de gauche doit mettre en débat des propositions qui articulent à la fois radicalité et responsabilité, c’est-à-dire des propositions dont on démontre qu’elles sont ambitieuses, faisables, crédibles et accessibles. L’idée est de crédibiliser la démarche du Front de gauche, mais aussi de peser dans la gauche. Par exemple, notre responsabilité n’est pas d’éluder la question de la dette publique, mais de démontrer que son accroissement n’est pas lié à la dépense sociale, et que 
la solution n’est pas la règle d’or, dont 
le principe a été majoritairement rejeté par les Français en 2005. Autre exemple, la crise du système capitaliste a suscité un besoin de plus de solidarité et donc de plus de services publics. Le Front de gauche doit reposer 
la question de la renationalisation des grands services publics, avec un autre type de gouvernance, des moyens et des pouvoirs nouveaux pour les citoyens, les salariés, les associations d’usagers.

 L’absence d’une alternative claire et partagée à gauche, comme on l’a vu durant le mouvement des retraites, n’est-elle pas un obstacle pour gagner?

Didier Le Reste. On ne peut pas éluder le fait qu’après sept mois de mobilisation en 2010, la bataille de l’opinion publique sur les retraites a certes été gagnée mais la réforme est passée. Pour autant, ce mouvement inédit a soulevé de nombreuses questions politiques, comme la nécessité de repenser 
le contenu du travail, ses finalités, mais encore le dialogue social, la notion de dignité au travail, la répartition des richesses… 
Au regard de l’aiguisement de la crise 
et de ses conséquences, on constate une volonté de rechercher des issues, ce qui conduit à un regain d’intérêt vis-à-vis 
de ce qui naît de neuf à gauche 
et notamment du Front de gauche.

 Le Front de gauche a lance à la Fête de l’Humanité son programme partagé, « l’Humain d’abord ». Les salariés y trouveront-ils des réponses à leurs préoccupations?

Didier Le Reste. Ce programme n’est pas livré tout ficelé, il a vocation à être débattu 
et amélioré. Mais, d’ores et déjà, les salariés, les syndicalistes, y trouveront des arguments et des réponses sur le pouvoir d’achat et les salaires, la protection sociale, les retraites, 
la fiscalité, l’écologie, les services publics, 
la construction européenne. Le Front des luttes doit contribuer à bonifier 
ce programme. Je souhaite qu’à un moment de la campagne, on extraie de ce programme quelques idées-forces qui fédèrent le monde du travail. Montrer de quelle manière nos réponses se distinguent en proposant une politique en rupture, non pas de façon incantatoire, mais toujours avec ce même esprit de responsabilité pour crédibiliser notre programme. Pour chaque proposition, il faut que nous expliquions comment nous comptons la financer. La gauche ne peut pas satisfaire tout le monde: les marchés financiers, le grand patronat et le monde du travail. Il faut donc dire où et à qui nous comptons prendre l’argent pour financer notre politique.

 

Par secretaire de section
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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 16:25

Éditorial par Patrick Le Hyaric

 

Salariés appauvris pour enrichir la finance, augmentation en flèche du nombre de pauvres et fete huma du chômage, alors que les entreprises cotées en bourse annoncent des profits qui pourraient aller jusqu’à 94 milliards d’euros cette année. Austérité pour l’immense majorité quand une infime minorité bénéficie de cadeaux fiscaux pouvant être évalués à 150 milliards d’euros ces dix dernières années. Annonce de la « morale » à l’école alors qu’elle est saccagée dans la société ! 66 000 postes supprimés ces dernières années, les services publics pilonnés, fermés ou privatisés, offerts en pâture aux groupes privés. C’est la République sociale -déjà imparfaite- que le sarkozysme assassine. C’est l’égalité et la justice qu’ils veulent voir disparaître des aspirations populaires. Roms expulsés manu-militari dans le petit matin blême, poussés comme des bêtes dans le tramway, puis le RER, avec des CRS à chaque porte pour aller nulle part, les perdre sans doute. Leur campement, à quelques centaines de mètres de notre journal, brûlé. Voilà des méthodes qui dépassent l’autoritarisme et rappellent des images sombres, indignes de la France des libertés. Journalistes surveillés, non plus sur écoute téléphonique, mais dans le cadre de « repérages » téléphoniques selon la logorrhée du ministre de l’Intérieur qui aura du mal à cacher les cabinets noirs des bas-fonds du système. Tout cela pour tenter de cacher ce qui se voit désormais à l’œil nu. Les milliardaires financent directement leur mandataire au pouvoir. Parce qu’il « le vaut bien » et… cher en échange du bouclier fiscal, de la suppression de l’impôt sur la fortune. Seulement là ce n’est plus de parfum ou de crème qu’il s’agit mais de pratiques portant le dégoût jusqu’à la nausée.

Roms raflés, journalistes surveillés, juges déjugés, témoins menacés, citoyens fichés, syndicalistes inquiétés, proches « pistonnés » pour l’Institut du Monde Arabe ou le château de Versailles, c’est la République démocratique que le sarkozysme attaque au pilon.

En Sarkozie on ne fait même plus semblant de plaider pour un monde apaisé, pour la paix, pour la coopération. Après le déclenchement d’une guerre qui ne se termine pas en Libye, sous l’égide de l’OTAN, outrepassant la résolution de l’ONU, voilà qu’il profère des menaces soudaines et brutales contre l’Iran et peut-être la Syrie. Que de milliards gâchés quand on laisse mourir à petit feu des enfants dans la corne de l’Afrique. Jusqu’où M. Sarkozy jouera-t-il ainsi avec le feu ? D’un côté, bomber le torse avec des menaces militaires qui laissent nombre de chancelleries plus que dubitatives et inquiètes, et de l’autre, valoriser la naissance, dans quelques semaines un enfant, constitueraient-ils le nec plus ultra d’une campagne électorale ?

Le sarkozysme déchiquette un à un les éléments traditionnels de la diplomatie française. Sur un tel fond, déjà délétère, un ancien ministre, dirigeant de l’UMP, insulte un responsable d’Europe-écologie, vice-président de la région Ile-de-France, pour aider à jeter un voile sur la crise de la droite. Le retour silencieux de M. Strauss-Kahn est érigé en bruyant événement médiatique mondial, contribuant à brouiller encore plus la consultation des primaires socialistes et à ternir toute la gauche pendant que la présence ou non de M. Chirac à son procès occupe les antennes. Pendant ce temps le pouvoir et les institutions européennes font payer aux peuples une crise dont seule la finance assoiffée est responsable. C’est l’échec. Et pourtant, ils persistent comme l’imbécile qui crie : nous sommes au bord du gouffre, faisons un pas de plus !

Tout cela ne provoque que dégoût et rejet de la chose publique pouvant ouvrir la voie au pire. Prenons garde, l’apparence du silence au tréfonds du peuple, la profondeur du rejet des ballets politiciens et ces jeux médiatiques peuvent attiser les extrémismes et la violence. Quand installera-t-on des caméras en direct devant ou dans les usines, les bureaux, les écoles ? Quand la France qui travaille, qui souffre, qui s’interroge, pourra-t-elle ouvrir les journaux du 20 heures à la télévision ? Quand aura-t-on de vrais débats sur les moyens de répartir autrement les richesses, avec l’augmentation des rémunérations du travail et la diminution de celle du capital ? Quand tirera-t-on la leçon de l’échec de l’Europe actuelle des traités de Maastricht et de Lisbonne et appellera-t-on les citoyens à rediscuter et à rebâtir des traités sociaux de solidarité, de développement durable respectueux de l’environnement, d’actions pour le désarmement ? Quand l’Europe organisera-t-elle une coopération généreuse avec les peuples arabes qui font tomber les dictatures et cherchent les voies de leur émancipation ? De ce point de vue, les démocrates, les humanistes, les hommes de raisons peuvent à la fois soutenir nos amis israéliens en lutte pour le mieux vivre et l’action de l’autorité palestinienne qui, le 20 septembre prochain, déposera à l’Organisation des Nations-Unies, la demande d’une reconnaissance officielle de l’État palestinien. Quand aura-t-on un débat et des actions collectives pour faire vivre, en actes, la devise de notre République : liberté, égalité, fraternité ? Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes, sur l’intelligence et l’énergie citoyennes, pour construire les ponts et les solidarités entre les salariés, retraités, privés d’emploi, jeunes de tous les pays.

Il s’agit de sortir le pays des griffes de la Sarkozy et de faire gagner une gauche unie sur la volonté de ne pas faire de cadeaux aux puissances d’argent, d’aider les familles populaires à vivre mieux dans la justice, la liberté, la paix. Le Front de gauche, s’il s’enracine dans la population, la jeunesse, va servir à cela et contribuer à ce que nos concitoyens modifient en leur faveur le rapport de forces. C’est Urgent ! L’un des moments de progresser sans attendre dans ce sens sera la Fête de l’Humanité, dans quelques jours. De l’air … !

Par secretaire de section
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le programme partagé du front de gauche

et le livre de pierre laurent secretaire du PCF

nouveau pari communiste

Comité de soutien Gardois à Jean-Luc Mélenchon

Parce que nous partageons le projet « l'Humain d'abord » porté par le Front de Gauche et ses candidat(e)s aux élections présidentielle et législatives de 2012,

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Nous soutenons et appelons à soutenir Jean-Luc Mélenchon ,

Candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle.

 

Un autre avenir est possible, l'humanité a, dans son histoire, surmonté de nombreuses crises. Notre peuple a su renverser des montagnes pour défendre les idées de liberté et d'égalité. La racine des problèmes actuels se trouve dans la domination sans partage du capital financier sur le monde. Alors, osons affronter le système financier, ceux qui le dirigent et en profitent. Nous retrouverons rapidement un avenir. Le problème est politique. Pour résoudre la crise, nous devons reprendre le pouvoir par une révolution citoyenne. Que le peuple, à la faveur d'une 6èmeRépublique, exerce le pouvoir pour de bon. La présidentielle et les législatives de 2012 peuvent en ouvrir le chemin. Le programme initié par le Front de Gauche peut y contribuer, non pas comme un recueil de solutions toutes faites, mais comme un outil visant à rendre majoritaires dans notre pays 2 objectifs : Rompre avec les politiques suivies ces dernières années.et reconstruire à partir de l'humain, de ses besoins, de ses aspirations. Pour cela le peuple doitintervenir. Il est le seul à même de décider de l'intérêt général. Partager les richesses, reprendre le pouvoir aux banques, mettre en œuvre une planificationécologique, produire autrement, construire la 6ème République, partager le savoir, s’épanouir par les arts, la culture et les pratiques culturelles.

 

METTONS NOS FORCES EN COMMUN

 

Renvoyer à

fdg30melenchon2012@gmail.com

Comité de soutien porté notamment dans le Gard par les 6 candidat(e)s du Front de Gauche aux législatives : Sylvette FAYET pour la 1ère  circonscription ; Danielle FLOUTIER, 2ème circonscription ; Charles MENARD, 3ème  circonscription ; Edouard CHAULET, 4ème  circonscription ; Jean-Michel SUAU, 5ème  circonscription ;  Martine GAYRAUD, 6ème circonscription


Sylvette Fayet, Conseillère Municipale Communiste de Nîmes, Candidate dans la 1er Circonscription du

49055 100003335852680 1766212772 n

 

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«Sarkozy n'a pas tenu ses promesses.»

 

Partagez-vous l'analyse de Nicolas Sarkozy, pour qui le chômage serait la faute des chômeurs que du manque d'emploi ?

Bien sur, je ne partage pas cette vision des choses et jr trouve les propos du président de la république particulièrement indécent à la fin d'un mandat au cours duquel il avait pourtant promis de réduire le chômage. Non seulement, il n'a pas tenu ses promesses mais le chômage a considérablement augmenté. C’est particulièrement sensible dans le Gard et à Nîmes ou le nombre de chômeurs est plus élevée que la moyenne nationale.

 

Quelle solution préconise le front de gauche ?

Elles passent par la formation des jeunes et notamment celle aux nouveaux métiers. Je pense par exemple aux métiers qui se développent dans le secteur du développement durable ou des nouvelles énergies. Le gouvernement qui n'a pas mis les moyens pour former les jeunes à ces nouveaux métiers a préféré miser sur le développement du secteur tertiaire. Or, cela ne répond en rien à l'avenir du pays. Il faut ensuite dé-précariser les emplois. Des milliers de femmes ne sont pas prises en compte parmi les demandeurs d'emplois mais touchent des salaires de misères pour des emplois précaires. Ensuite, il y a, certes, à mener la nécessaire ré industrialisation du pays mais il convient également  de développer l'aide à l’agriculture. Nombre d'agriculteurs sont en très difficultés, et ne peuvent plus vivre de leur métier.

 

Certains dénoncent les charges qui pèsent sur l'entreprise et donc l'emploi....

dans ce domaine, il faut faire le distinguo entre les petites et les grandes entreprises. Total vent par exemple  d'annoncer des profits colossaux alors même que cette entreprise est exonérée de charge et que dans le même temps des petites entreprises ou des artisans qui rencontrent de graves difficultés ne sont pas aidés. Le gouvernement n'a pas effectue les bons choix ; il a exonéré de charges les grandes entreprises sans aucune contrepartie. Sans compter que très souvent banque ne jouent pas le jeu.

 

les elus Front de Gauche au

6c76e3d576

 

Christian BASTID 

Conseiller général

Nîmes III

Conseiller municipal

04 66 76 77 79

Fax 04 66 76 79 48

christian.bastid@gard.fr

 

Budget du logement,une honte pour notre pays

 

15,5%, soit 3 millions d’euros. C’est la baisse annoncée des crédits de l’Etat pour la construction de logements sociaux en Languedoc-Roussillon en 2012 (passant de 19,29 à 16,29 millions d’euros).

 

Selon le Comité Régional de l’Habitat, cette somme permettra tout de même de participer au financement de 4 690 logements et de satisfaire « toutes les demandes des bailleurs ».

 

Voilà une affaire bien réglée avec, d’un côté des élus de droite qui font tout pour bloquer la construction de logements sociaux (voir la liste des communes gardoises en infraction avec la loi SRU) et de l’autre, un gouvernement de droite qui réduit chaque année les crédits consacrés au logement social.

 

4 690 logements pour tout le Languedoc-Roussillon, c’est un chiffre à mettre en relief avec les besoins gardois (estimés à 55 000 logements supplémentaires sur les 10 prochaines années) et nîmois avec encore 4 000 familles en attente d’un logement.

 

3 millions d’euros de crédits d’Etat supprimés, c’est un chiffre à comparer avec l’effort du Conseil général en la matière : près de 6M€ par an.

 

Clairement, le budget de l’Etat pour le logement social, voté par le député Lachaud et le sénateur Fournier, est loin des enjeux de nos territoires, très en retard en la matière et des besoins d’une population extrêmement touchée par la crise sociale. Selon la Fondation Abbé Pierre, ce sont 10 millions de français qui sont frappés, à différents niveaux, par la crise du logement.

 

Ce budget est une véritable honte pour notre pays.

 

 

Christian BASTTID

la télé PCF

CDH

 

CDH Vistrenque

L'HUMANITÉ du DIMANCHE

Un journal à vos côté

16 février 2012 
au

   22 février 2012

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Europe. 5 millions de pauvres en un an

Le nombre de pauvres dans l’UE est passé de 79 millions l’an dernier à 84 millions cette année (soit 17 % de la population). Et du fait de la crise, « les nouvelles données, risquent d’être plus inquiétantes », prévient le commissaire à la Santé. C’est surtout une question de politique répond la plate-forme sociale, réseau européen d’ONG. Conny Reuter, son président, pose la question. « Gouvernance économique, qu’est-ce que cela signifie ? Privilégier la réduction de la pauvreté ou respecter le Pacte de stabilité ? »

 

octobre2010

 

Europe GABIN VISIONNAIRE

http://www.dailymotion.com/video/x970st_europe-gabin-visionnairey_news

MUMIA ne sera pas execute ENSEMBLE,SAUVONS MUMIA

          ENSEMBLE,
 SAUVONS
MUMIA


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Collectif Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal

rassemblant une centaine d’organisations et de collectivités publiques françaises

MEMBRE DE LA COALITION MONDIALE CONTRE LA PEINE DE MORT

43, boulevard de Magenta 75010 Paris - TEL : 01 53 38 99 99 - FAX : 01 40 40 90 98 - E MAIL : abujamal@free.fr

http://www.mumiabujamal.com

 

MUMIA ne sera pas execute

  la peine de mort est commuee en prison a vie

Telle est la consequence de la decision du procureur Seth Williams qui a annonce hier qu`il renoncait a saisir la justice de Pennsylvanie pour un nouveau proces.
Cette decision - rendue public au moment meme ou nous rencontrions Mumia dans le couloir de la mort - met un terme a 30 ans d`acharnement judiciaire pour tuer Mumia.
C`est une grande victoire a mettre a l`actif de la mobilisation internationale et de la defense. Mumia remercie tres chaleureusement les soutiens francais qui ont contribue a cette victoire.
Avant meme de connaitre cette decision, Mumia nous confiait sa ferme intention de poursuivre le combat pour faire reconnaitre son innocence. C`est dans ces conditions nouvelles et avec cet objectif que ses soutiens du monde entier continueront a agir.
La peine de mort ecartee, c`est desormais le deni de justice qui doit etre reconnu et Mumia libere, comme l`a declare le prix Nobel de la paix Desmond Tutu.


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