Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 13:44

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Protocole d’accord unitaire de la gauche antilibérale, anticapitaliste et de l’écologie radicale 

Les organisations suivantes, Alternatifs, FASE, Front de Gauche (GU, PCF, PG) NPA, M’PEP, Objecteurs de Croissance, décident de présenter au premier tour des élections régionales de mars 2010 une liste unitaire dans le Languedoc Roussillon.

Cette liste vise à rassembler la gauche antilibérale, anticapitaliste et de l’Ecologie radicale en toute indépendance du Parti Socialiste (que ce soit avec ou sans Georges Frêche), et de Europe Ecologie.

 

Le programme

 

Le programme intègre un aspect national : rejet de la droite et de sa politique, soutien aux mobilisations sociales et écologiques, mesures de rupture avec le capitalisme, le libéralisme, le social libéralisme et le productivisme.

 

A l’échelle régionale, sans rentrer à cette étape dans le détail de notre programme, la liste fait des propositions alternatives à une gestion libérale ou social-libérale et les points suivants en constitue quelques axes :

 Rupture avec les choix dictés par la compétition des territoires dans le cadre de la mondialisation capitaliste et des directives européennes. La région doit au contraire favoriser la solidarité entre les territoires et veiller à un développement équilibré. Elle encouragera ainsi le rééquilibrage à l’intérieur de chaque bassin de vie des activités économiques, sociales et culturelles, des lieux d’habitation, des terres agricoles et des zones naturelles et des services publics. Ceci implique de mettre un frein à l’expansion urbaine, au mitage pavillonnaire, au zonage par type d’activité et de cesser tout soutien aux projets visant au développement exclusif de l’agglomération montpelliéraine au dépens des autres villes de la région (création d’Odysseum, plan Campus)… Action pour le maintien des services publics en zone rurale, dans les petites villes et les quartiers populaires,

- Démocratie : en finir avec la gestion présidentialiste de la région et avec le cumul des mandats. Consultation préalable des associations et syndicats sur tout projet les concernant. Mise en place d’une procédure de démocratie active associant la population aux principales décisions. Cette démocratie active ainsi que la mobilisation de la population est nécessaire aussi pour ne pas se laisser enferme r dans le carcan budgétaire et institutionnel qui risque de se durcir encore avec la réforme territoriale annoncée.

 Récupération des aides fournies aux entreprises qui font des profits et suppriment des emplois (bataille politique et médiatique, recours en justice..).Transports : priorité absolue à l’investissement en faveur des transports collectifs publics, gratuité des TER pour les trajets domicile-travail avec mise à contribution du patronat, ainsi que pour les jeunes en formation, les demandeurs d’emplois… En finir avec la demande de doublement de l’A9. Dans le cadre du dossier Ligne à Grande Vitesse, se prononcer pour les investissements ferroviaires permettant le ferroutage (voire le cabotage) et le développement des lignes secondaires. La région n’a cependant pas vocation à se substituer à l’Etat pour ces investissements.

Les aides au secteur non public seront orientées vers des projets d’intérêt écologique, social et culturel. Les aides de la région au secteur économique (public comme privé) seront soumises à des critères précis : activités participant à la relocalisation de l’économie, s’appuyant sur des circuits courts de distribution et favorisant la diversification, activités mettant en oeuvre des méthodes de production respectueuses de l’environnement, expérimentant de nouvelles formes d’organisation sociales participatives et privilégiant le financement local des activités.

Par ex : micro-entreprises de service nécessaires en zone de montagne, entreprises privées reprises par ses salariés sous forme de coopératives autogérées, mise en place de marchés paysans ou bio ou de circuits courts…


De même les appels d’offres obéiront à des critères écologiques et sociaux.


Enfin, nous arrêterons les subventions aux entreprises capitalistes, subventions dont nous ne maîtrisons pas l’utilisation.

  Réaffirmer la solidarité de la région avec les autres peuples contre les dominations impérialistes (par exemple refus d’Agrexco).Réaffirmer la laïcité en concentrant les fonds publics pour les seuls lycées publics, et en agissant pour la construction d’un service public de la formation professionnelle. Arrêt des subventions aux lycées ou centres de formation professionnelle privés, en premier lieu, arrêt de toutes les subventions d’investissement. Refus de la privatisation rampante des constructions universitaires en refusant les partenariats public/privé au profit de partenariats public/public. Refus de la mise en concurrence des établissements publics. Politique de gratuité de l’enseignement public et des fournitures scolaires.

Attitude de la liste au second tour

 

Au second tour, nos choix sont guidés par les principes suivants :


Malgré l’absence de véritable proportionnelle, nos électeurs doivent être représentés dans l’assemblée régionale.

 Il faut un vrai vote de gauche, contre la droite mais sans Frêche. Ses dérives populistes et autoritaires, ses propos racistes et les satisfecits quotidiens qu’il donne à la politique et aux réformes de Sarkozy le disqualifient pour rassembler la gauche. Nous nous battrons pour infliger une défaite à Sarkozy et à ses représentants. Nous nous battons pour gagner, et mobiliser le maximum d’électeurs sur notre projet. Et nous serons présent(e)s au second tour notamment en proposant que se réalise une fusion démocratique des listes de Gauche sans Frêche à l’exclusion du Modem et de toute formation de droite.

La participation aux exécutifs

 
Dans le cas où serait majoritaire une liste issue d’une fusion de second tour entre notre liste unitaire et celle de EE (et si elle voit le jour, la liste du PS sans Frêche) notre éventuelle participation à des exécutifs sera guidée par les principes suivants :
Pas de participation aux exécutifs avec une organisation de droite ou avec Frêche.

 

Nous cherchons à mettre en œuvre le programme défendu au premier tour et, bien entendu, pour servir cet objectif, nous sommes prêts à aller dans les exécutifs. A l’inverse, nous n’allons pas dans des exécutifs pour mener une politique opposée aux exigences que nous avons défendues au premier tour devant les électeurs. Vue l’orientation social-libérale de Europe Ecologie et du Parti Socialiste même sans Frêche, la participation à des exécutifs avec ces formations ne peut s’envisager que s’il y a un rapport de force conséquent et si des éléments significatifs et importants de notre programme de premier tour sont repris dans l’accord programmatique qui sert de base à cette participation, chaque élu restant toujours libre, à tout moment, de son vote. Dans le cas contraire, les élus resteront indépendants c’est-à-dire libres de voter pour ou contre les mesures proposées. A l’issue du second tour, les composantes de la liste décideront ensemble si ces conditions de rapport de force et de programme sont réunies. Si jamais il y a désaccord sur l’analyse de la situation, chaque composante décidera alors de ce que feront ses propres élus.

 

Répartition animation et nom de la liste

 

La liste unitaire choisit un collectif de porte-parole reflétant les différents courants qui composent l’accord unitaire. Ces porte-paroles seront avant tout des porte-parole de la liste unitaire. Ce porte-parolat est ouvert à des représentant(e)s des autres organisations signataires de l’accord. Lors des meetings le temps de parole de David Hermet, François Liberti et René Revol, est le même. Les porte-paroles désignés par les organisations signataires sont : René Revol (PG) François Liberti (PCF) David Hermet (NPA) Christian Causse (GU) Hélène Fargier (FASE) Janie Arneguy (Alternatifs) Christian Sunt (Objecteurs de croissance) Waldeck Moreau (M’PEP)

 

Les têtes de liste départementales sont à répartir équitablement.. L’ordre des listes départementales après la tête de liste de chaque département devra permettre la représentation équitable de l’ensemble des courants qui participent de l’accord unitaire.

 

Les débuts de liste sont composés ainsi :

 

Tête de liste régionale : René Revol (PG) Aude : n°1 Sabine Alberola (NPA) n°2 Serge Lépine (PCF). Serge Lépine sera quoi qu’il arrive en position éligible au second tour. Gard : n°1 Martine Gayraud (PCF) n°2 Michel Sala (NPA) Hérault : n°1 François Liberti (PCF) n°2 Martine Granier (NPA) n°3 René Revol (PG) n°4 ? n°5 David Hermet (NPA) Lozère : n°1 Patrick Alloux (PG) Pyrénées Orientales : n°1 Jean Boucher (NPA)

 

Le nom de la liste sera « A Gauche Maintenant ». La direction de campagne est confiée en binôme à Thierry Angles et à Robert Martin. La direction politique et technique de la liste est composée de René Revol, des cinq têtes de listes, des portes-paroles d’organisations signataires qui ne sont pas têtes de liste départementale, de la coordination et du mandataire financier.

 

Concernant la participation de militant(e)s autres que celles des différents partis et organisations engagées par nos accords

 

Nous devons prioriser les citoyen(ne)s engagé(e)s représentant le mouvement social, la défense du service public et les mobilisations citoyennes. Il est vital que notre liste donne à voir la société mobilisée contre la politique patronale et sarkozyste. L’accord sur les bases programmatiques et le consensus entre les forces politiques signataires du présent accord dirigera le choix d’accueil de militant(e)s ou citoyen(ne)s engagé(e)s sur la liste.En aucun cas, la liste ne doit apparaître comme un arc allant du PS au NPA.

 

Concernant le rôle de la tête de liste régionale

 

La tête de liste régionale a, durant la campagne, une fonction de porte-parole. Elle peut figurer à n’importe quelle place sur la liste. Elle a cependant une fonction très importante entre les deux tours car elle est la seule habilitée à négocier des accords de fusion avec d’autres listes, à décider du maintien ou du retrait. Elle agira donc sur ces choix ou dans des négociations éventuelles sur la base d’un mandat donné par l’ensemble des composantes. Elle veillera, en cas de fusion avec une autre liste, au respect de l’équilibre de la liste de premier tour dans l’accord de second tour. (En clair, elle ne sacrifiera pas dans l’accord de second tour ses partenaires de premier tour au profit de sa propre formation politique).



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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 13:11

info : de la Fondation Abbé Pierre qui dénonce :
                             
l'explosion du coût du logement qui touche les ménages les plus modestes.

 

media xl 3572822Longtemps révélateur de disparités sociales, le logement est devenu au fil de la dernière décennie le «générateur» de «nouvelles inégalités» pointe le rapport sur «L'état du mal-logement en France» de la Fondation Abbé Pierre, rendu public aujourd'hui. Inégalités d'accès au logement tout d'abord, sur fond de précarité économique : les bailleurs exigent des revenus solides et pérennes, alors que l'emploi se précarise. Et aussi inégalités de maintien dans le logement. «La progression limitée des revenus génère des fragilités [...] et une insécurité résidentielle nouvelle» pour les catégories modestes ou même moyennes, pointe le document. Les dépenses contraintes liées au logement (le loyer mais aussi le chauffage, l'électricité, l'eau...) se sont envolées au cours des dix dernières années. Ces postes vampirisent «en moyenne 48%» du budget des «ménages aux revenus les plus faibles». Toutes catégories sociales confondues, le logement est devenu le premier poste de dépenses, loin devant l'alimentation, l'habillement ou les transports. Il représente en moyenne 26% des dépenses d'un foyer.

 

 Le budget moyen que consacrent les ménages français pour se loger «est passé de 7 890 euros par an en 2002 à 9 700 euros en 2007», souligne la Fondation. Soit «une augmentation de 23%» nettement supérieure à l'inflation. D'où une montée en flèche des impayés de loyers. Avant même que la crise financière ne survienne, 1,7 million de locataires (sur 11,6 millions) indiquaient, en 2006, avoir connu au moins une fois des difficultés à payer leur loyer au cours des deux années écoulées.

 

 «Marges». Mais, avec la crise de l'automne 2008, la Fondation Abbé Pierre a commencé à repérer des signes annonciateurs de «difficultés encore plus grandes au cours des prochains mois». Ce constat établi par le rapport est confirmé par de nombreux bailleurs. «Nous avons constaté un petit décrochage juste avant l'été 2009, aussi bien en Ile-de-France qu'en province», a indiqué à Libération Yves Laffoucrière, directeur général de l'Immobilière 3F, l'un des plus importants organismes de HLM de France (144 000 logements dans 9 régions). Le taux de recouvrement des loyers dans sa société a baissé de près d'un point en 2009 (98,3% de recouvrement contre 99,2% en 2008). A l'échelle de sa société cela fait 1 400 locataires de plus qui ont éprouvé des difficultés de paiement l'an dernier. «Les gens ont peu de moyens. La crise laisse peu de marge dans les budgets des ménages», constatele dirigeant des 3F.«Pour passer un mauvais cap, les gens ont davantage recours au crédit. Mais, lorsque les difficultés persistent, ils se retrouvent confrontés au poids du surendettement», poursuit Yves Laffoucrière. Du coup, les budgets de ces familles virent au rouge.

 

 Les bailleurs qui logent les ménages les plus modestes - 44% des locataires HLM appartiennent au quart le plus pauvre de la population (1) - ont mis en place des services chargés du suivi social, pour éviter que la dette locative ne devienne insurmontable. Et éviter à terme une expulsion. Ils interviennent «dès que les premiers signes d'impayés sont observés», affirme Pierre Carli, président du directoire du Groupe Logement français (75 000 HLM). Des aides publiques ponctuelles telles que le Fonds de solidarité logement (FSL) sont mobilisées pour aider à franchir un mauvais cap. «En intervenant très en amont, on réussit à maintenir dans leur logement 75% des locataires en butte à des difficultés», dit-il.  Mais la réalité est bien là : au Logement Français on constate aussi une «petite baisse du taux de recouvrement des loyers en 2009, avec des difficultés particulières dans le Var ou les Bouches-du-Rhône. Ce sont des territoires qui peinent à se remettre de la fermeture des chantiers navals», souligne Pierre Carli.

 

 La Confédération nationale du logement (CNL), une association de défense des locataires, met en exergue une hausse des impayés liée au montant des charges qui ont beaucoup augmenté.«Lors de la mise en location, pour éviter d'afficher un total dissuasif du loyer et des charges, les bailleurs minorent le montant des charges. Mais, quand ça tombe, beaucoup de locataires n'arrivent pas à suivre», affirme Alexandre Maudet, juriste à la CNL-Paris.

 

 «Rotation». Ce dernier observe également le développement  d'une précarité très générationnelle. «Le mouvement de rotation des jeunes dans le  logement va de pair avec la précarité de leurs emplois en CDD ou en intérim.»A la fin de leur contrat de travail et faute de trouver un autre emploi, «beaucoup de jeunes qui avaient accédé à l'autonomie quittent leur logement  . Ils retournent vivre chez leurs parents ou se font héberger par des amis. Ils devancent le fait qu'ils ne vont plus être en mesure de payer leur loyer.»

 

(1) Le quart de la population la plus pauvre dispose de moins de 930 euros net mensuels pour une personne vivant seule.

 

 

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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /2010 13:37

«  Montpellier 3500 personnes »

"Pour le  plein de vitamine A Gauche Maintenant"

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Orchestre de jazz, banderoles et drapeaux, saucisses-frites et autocollants NPA, PCF ou Parti de gauche en boutonnière... la liste A gauche maintenant de René Revol, Francois Liberti et David Hermet est entré, hier soir au Parc des expositions de Montpellier, de plain-pied dans la campagne. Venus des quatre coins de la région (une bonne quinzaine d’autobus affrétés) , plusieurs milliers 

une4petit de militants « ont fait leur plein de vitamine de gauche » avec les interventions de Myriam Martin (Nouveau parti anticapitaliste), Marie-George Buffet (Parti communiste) et Jean-Louis Mélenchon (Parti de gauche). Tous trois n’ont fait qu’un lorsqu’il s’est agi de promouvoir « un rassemblement de rupture face à une droite répressive et régressive », pour utiliser l’expression même de Marie-George Buffet. « Le Languedoc-Roussillon est devenu l’épicentre de la recomposition de la gauche, via un accord préalable de regroupement avec Europe Ecologie pour le second tour, puis de nouvelles perspectives liées à la scission du PS sur le cas Frêche », a commenté Jean-Luc Mélenchon. L’eurodéputé qui a quitté les rangs du PS pour créer le Parti de gauche, au lendemain du congrès de Reims de novembre 2008, attend désormais de Martine Aubry « qu’en vertu des statuts du Parti socialiste elle fiche dehors les cinq fédéraux et les élus PS qui resteraient fidèles à Frêche ». « Dès lors, avec le bloc constitué par le Front de gauche, Europe Ecologie et la liste de Mandroux, il y a de fortes chances que nous gagnions la région », a commenté Jean-Luc Mélenchon. Ce même enthousiasme a prévalu sur les lèvres de Marie-Georges Buffet, qui voit en cette coalition « une offre politique nouvelle sur des propositions audacieuses, des espoirs de changement et de réelles ruptures dans les modes de gestion à venir ». « Au second tour, nous sommes prêts à fusionner avec toutes les listes de gauche sans Frêche pour battre la droite », a ajouté la première secrétaire du PCF. Avant d’estimer que les seuls candidats autorisés à se prévaloir de convictions communistes, figurent sur la liste A gauche maintenant. Et nulle part ailleurs. Même s’il demeure réservé quant à sa participation à l’exécutif régional et trouve la réaction du PS « un peu tardive et sélective », le Nouveau parti anticapitaliste a volontiers rejoint la position officielle du PC : « Nous ne partageons pas toutes les orientations du PS, mais avec Hélène Mandroux la question de la fusion au second tour se posera. Elle ne se poserait absolument pas avec Frêche. Nous ne dérogerons pas à cette position. »

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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 19:08

 

 venez avec nous" face à Frêche"

 Marie-George Buffet (PCF) a proposé vendredi à Hélène Mandroux,  maire PS de arton876258-80ced.jpg Montpellier qui compte conduire une liste gauche-Verts en Languedoc-Roussillon face à George Frêche, de rejoindre la liste "A gauche maintenant" qui réunit PCF, Parti de gauche et NPA.

"Je reste sur la motivation première de la création des listes Front de gauche et de la liste +A gauche maintenant+ en Languedoc-Roussillon", a déclaré à l'AFP la secrétaire nationale du Parti.  Cette liste, "c'est la volonté de vitaminer la gauche, faire en sorte que nous portions un projet audacieux pour qu'au deuxième tour, la gauche gagne sur des bases nouvelles", a-t-elle ajouté, avant de rejoindre Montpellier où un meeting de soutien à la liste de gauche radicale se tient vendredi soir avec Jean-Luc Mélenchon (PG). "Ce soir, on va réaffirmer que cette liste a toute sa place, toute sa nécessité pour faire avancer toute la gauche" en Languedoc-Roussillon et ailleurs, a-t-elle assuré.  "A la limite, j'ai envie de dire à Hélène (Mandroux) et aux autres : venez avec nous sur les bases du Front du gauche", a lancé Mme Buffet, tout en "prenant acte d'une liste PS-écologie". Contrairement au Parti socialiste, "le cas Frêche, nous ne l'avons pas découvert cette semaine" et "à l'époque (des premières discussions à gauche en Languedoc-Roussillon), la réponse du PS a été de dire : le vote des militants" prime, a-t-elle déploré, saluant toutefois "le courage" de Mme Mandroux.  Pour Mme Buffet, qui assure n'avoir pas été "en contact direct" avec la direction du PS sur cette affaire, "au deuxième tour, la gauche peut être majoritaire si tout  le monde se rassemble". "On va gagner cette région".
Quant à la demande du NPA que Jean-Claude Gayssot, vice-président PCF du Languedoc-Roussillon, quitte la liste Frêche, Mme Buffet a déclaré : "ça fait des semaines qu'on le fait" mais "ce sont des itinéraires personnels qui ne sont pas les itinéraires des communistes du Languedoc-Roussillon".

 

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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 18:32

arton878255-ee1e9.jpg À l’issue de la conférence sur le déficit, Nicolas Sarkozy renvoie les décisions concrètes au mois d’avril. Mais il annonce clairement ses intentions  : réduire drastiquement les dépenses en s’attaquant à la protection sociale et aux services publics

Comme il l’avait annoncé à l’occasion du lancement du grand emprunt, Nicolas Sarkozy a présidé hier à l’Élysée la « conférence sur le déficit », entouré de ses conseillers, du premier ministre et des ministres de l’Économie, du Budget, du Travail, de la Santé et de l’Intérieur. Étaient présents également les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat et des présidents de commissions parlementaires, les représentants des organismes sociaux, le président de l’Association des maires de France. Invités, les présidents socialistes de l’Association des présidents de conseils régionaux et généraux avaient annoncé leur refus de participer.

les vraies décisions ne seront prises qu’en avril

Le président veut « aboutir à un diagnostic sur la situation de nos finances publiques qui soit partagé par les responsables de l’État, des collectivités locales, de la Sécurité sociale et, au-delà, par tous les Français ». À cette fin, il a désigné Paul Champsaur et Jean-Philippe Cotis pour rédiger un rapport qui sera rendu public. Sans doute pour cause d’élection régionale, les vraies décisions ne seront prises qu’en avril, lors d’une seconde conférence sur le déficit. Ce qui n’est pas pour rassurer. Car le chef de l’État ne fait pas mystère de ses intentions. Pour rétablir l’équilibre des comptes publics, stabiliser puis réduire la dette, il n’a qu’une solution à proposer  : réduire drastiquement les dépenses publiques. Il écarte d’emblée toute réflexion sur la fiscalité. « Ceux qui la préconisent sont des menteurs car plus d’impôts, c’est moins de croissance », assène-t-il. Rien ne sera épargné, le président de la République annonce « qu’il faut agir sur chacune des composantes de la dépense ». En tout premier lieu, les dépenses sociales qui « représentent plus de la moitié des dépenses publiques et sont aussi celles qui croissent le plus vite ». C’est dans ce cadre qu’il situe la réforme des retraites en 2010. Il confirme l’objectif du « retour à l’équilibre des hôpitaux publics d’ici 2012 » et annonce qu’il maintiendra la rigueur du budget 2010 de l’assurance maladie dans les années à venir.

les collectivités locales montrées du doigt

Le président de la République ouvre aussi un nouveau chantier  : s’attaquer aux dépenses des collectivités locales. Il les accuse d’avoir augmenté leurs dépenses de plus de 20 % depuis 1980 en rapport du produit intérieur brut (PIB), en dehors des effets de la décentralisation, et exige que les collectivités soient « directement associées au redressement des finances publiques ». Il reconnaît, dans cette inflation des dépenses des collectivités, une certaine responsabilité de l’État quand celui-ci fixe, sans concertation, des normes aux collectivités locales. S’agit-il des normes environnementales, sanitaires, sociales  ? Un groupe de travail proposera en avril « un objectif de dépense pour les collectivités locales ». Enfin, concernant les dépenses de l’État, Nicolas Sarkozy se décerne le diplôme de premier de la classe, vantant son mérite de ne pas les avoir fait progresser plus que l’inflation et le non-remplacement d’un départ de fonctionnaires à la retraite sur deux. Mais « nous devrons aller plus loin et accélérer le mouvement », prévient-il. Et le président d’annoncer pour avril « un plan complet pour réduire les dépenses de l’État » dont « l’objectif sera ambitieux ». Le chef de l’État veut suivre l’exemple des Allemands en inscrivant cette ambition dans la Constitution. Derrière le flou des annonces, personne ne peut se tromper sur les intentions. Dès le lendemain de l’élection régionale, il s’apprête à mettre la France au régime de la rigueur avec notamment deux cibles  : les services publics et la protection sociale. Serait mis à mal justement ce qui a permis à la France de « résister à la crise mieux que ses voisins ».

 

Pour empêcher sa une seul solution votez

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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 15:23

"info secours catholique" 

alimentention.jpgSelon le nouveau baromètre présenté hier à Paris par le Secours catholique, la crise économique augmente de façon alarmante la précarité, en particulier dans les zones rurales

Tout le monde, dans le milieu associatif, s’accorde à dire que la crise économique produit des effets délétères. Rares, cependant, sont les données chiffrées permettant d’étayer ce constat... C’est là tout l’intérêt du « baromètre » dévoilé hier à Paris par le Secours catholique. Ce nouvel outil se base sur des enquêtes téléphoniques menées tous les deux mois auprès d’une centaine d’équipes locales, réparties sur l’ensemble du territoire.

Un an après sa mise en place, le bilan est « alarmant ». Le nombre de personnes ou familles rencontrées (avec, dans 90 % des cas, des revenus inférieurs ou égaux au seuil de pauvreté) est en nette hausse. Et, peut-être plus préoccupant encore, un afflux croissant de « nouveaux venus ». Leur proportion au sein des publics aidés atteint les 30 % dans les villes préfectures et grimpe même jusqu’à 33 % dans les zones rurales. « De plus en plus, on note la présence de personnes qui jusqu’alors ne sollicitaient pas notre aide », souligne Pierre Levené, secrétaire général. « C’est le cas des personnes âgées, pour des raisons qui préexistaient à la crise actuelle, explique-t-il. Beaucoup, parmi elles, ont ainsi connu au cours de leur carrière de longues périodes de chômage et n’ont pas assez cotisé pour percevoir aujourd’hui une pension complète. »

Autres publics rencontrés de plus en plus fréquemment : les artisans en cessation d’activité, les agriculteurs et, dans une proportion bien plus grande, les jeunes, qui, pour l’essentiel, ne peuvent bénéficier du revenu de solidarité active (RSA) et, faute d’emploi - ils sont les premiers touchés par les difficultés dans l’intérim -, ne peuvent accéder à une autonomie financière. « Un quart des personnes accueillies dans notre centre d’hébergement d’urgence de Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, sont des 18-25 ans, souvent en situation de rupture familiale », confirme ainsi Georges Binh-Cirlot, responsable du Secours catholique dans le Béarn. Par-delà la fréquentation des structures, le baromètre « crise-pauvreté » mesure aussi « le moral » des bénévoles et de ceux auxquels ils viennent en aide. Là encore, les résultats obtenus n’incitent guère à l’optimisme. Les enquêteurs ont d’abord interrogé les accueillants sur le sentiment qui résume le mieux leur état d’esprit, sentiment auquel correspond une note (+ 100 pour l’espoir, 0 pour l’attente, - 100 pour l’inquiétude, etc.). En décembre, la moyenne pondérée se situe à environ - 55. Et le pourcentage de bénévoles qui se disent inquiets a grimpé, de 38 % en juin, lors de la mise en place du RSA, à 60 % en décembre. De même, à en croire le dernier baromètre de 2009, 64 % des accueillants s’attendaient à devoir faire face à un nombre croissant de sollicitations (contre 46 % en juin), tandis que 49 % d’entre eux disaient n’avoir pas confiance ou pas du tout confiance dans les dispositifs publics (contre 31 % en juin).

Cette détérioration se confirme lorsque l’on s’intéresse à la perception par les bénévoles de l’état d’esprit des personnes accueillies. L’indice passe ainsi de 19 à 8, même s’il reste positif (à en croire les responsables du Secours catholique, demander de l’aide témoigne en général d’un refus de la précarité). Plus frappant : le nombre d’accueillants constatant chez les publics aidés une forme de renoncement a triplé entre février et décembre 2009 (de 8 % à 24 %).

« Après avoir reculé jusqu’en 2003-2004, grâce aux différents régimes de Sécurité sociale et aux divers dispositifs d’aide, la pauvreté s’est stabilisée, estime Pierre Levené. Aujourd’hui, elle repart à la hausse. Et la fin des droits attendue cette année pour un million de chômeurs a de quoi nous préoccuper », alerte le secrétaire général, qui en appelle à l’opinion pour exiger des pouvoirs publics des mesures exceptionnelles, notamment une augmentation de l’aide énergétique pour ceux qui, en cet hiver rude, n’arrivent plus à payer leur facture de chauffage.


« La fin des droits attendue cette année pour un million de chômeurs a de quoi nous préoccuper. »

  
                          Arretons sa , régionale 2010
                        un seul vote peut aider à cela

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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 08:05

Politique  Martine Gayraud : « Muscler la gauche »

Martine Gayraud est chef de file gardoise (PC) de la liste A gauche maintenant !

995_W101MER.jpg Quels points communs rassemblent tous les partis qui forment votre liste ?
Ce mouvement s'est constitué à partir de l'analyse de la situation politique actuelle, tant régionale que nationale. Face au roulot compresseur de la politique de Sarkozy et face à la crise, il faut constituer un pôle de résistance dans les régions. Et, vu le chômage ou le taux de pauvreté dans cette région, nous estimons qu'il faut une gauche plus combative. On n'est plus dans le schéma de 2004 où l'union était nécessaire pour mettre dehors une droite alliée au FN. On a besoin d'une gauche musclée.

Quelles sont vos priorités ?
Mettre un terme au triptyque : super régions, super agglos, Europe, que souhaite Sarkozy et qui ne trouve pas d'objection chez Frêche.
Ce triptyque consiste à opposer les territoires alors que nous prônons l'harmonie. Nous souhaitons aussi des services publics forts, par exemple avec une réappropriation publique de l'eau et surtout un meilleur contrôle des aides régionales aux entreprises, par un cahier des charges avec exigences sociales et environnementales.

Dans le Gard, comment s'équilibre votre liste ?
Nous présenterons la liste le 6 février, il y aura 6 représentants du PC, 4 du Nouveau parti anticapitaliste, une chose assez nouvelle pour nous, 3 du Parti de gauche, un alternatif, un objecteur de croissance et nous avons réservé cinq places pour le mouvement associatif et syndical. Il y aura un conseiller général PC, Jean-Michel Suau.

Les autres conseillers généraux PC s'interrogent tel Alain Clary. Et Edouard Chaulet soutiendra Europe Ecologie, qu'en pensez-vous ?
Au PC nous avons beaucoup discuté de la stratégie, à une très large majorité, les militants ont fait un choix. Je regrette que des élus du PC, respectés, dynamiques, fassent un autre choix. Quant à notre positionnement au second tour, nous avons d'abord la volonté de faire le meilleur score au premier. Ça déterminera tout. On se retournera vers toutes les composantes de la gauche mais si Georges Frêche doit tirer la liste, il y aura des difficultés. Il y a un avenir possible à gauche, dans cette région, sans Frêche. Nous l'avons dit depuis longtemps au PS.

Pensez-vous pouvoir gouverner cette région avec le Nouveau parti anticapitaliste ?
Avec le NPA, nous avons des divergences sur ce qu'on entend par être élu, mais nous sommes d'accord sur le projet et je pense que le NPA souhaite avoir des élus. Il aura d'ailleurs la deuxième place dans le Gard. Les choses bougent, même au NPA.
Par secretaire de section
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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 19:55

Pour Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, qui sera demain à Montpellier pour un grand meeting, la campagne pour les élections régionales est bien partie. « Le Front de gauche est ouvert à tous ceux qui partagent ses ambitions ». 

arton3111-6f51b.jpgComment avez-vous réagi au discours très autosatisfait de Nicolas Sarkozy à la télévision, lundi  ?

Marie-George Buffet. Sur tous les problèmes les plus urgents et les plus graves, le président n’avait rien à dire sauf  : « Je compatis, mais je continue. » Sur les retraites, il veut, à travers son « travailler plus », faire tomber les Français dans un piège  : les contraindre à partir le plus tard possible sous peine de voir leur pension réduite. Quant aux chômeurs en fin de droits, il ment en disant que personne ne sera laissé sur le côté, alors que des centaines de milliers d’entre eux seront écartés du RSA et se retrouveront démunis de toute ressource personnelle. Sur les salaires, il nous ressort la théorie du mérite  : les grands patrons auraient le droit à des revenus indécents car ils sont compétents, compétence qui ne serait donc pas reconnue aux chercheurs, aux profs ou à l’ouvrier qualifié… Pas un mot par contre sur le projet industriel d’EDF  : quels rapports entre deux entreprises comme EDF et Veolia  ? Que se passe-t-il entre GDF, Areva et Suez  ? En résumé, quelles sont les conséquences des privatisations dont il a été l’artisan  ? Les Français n’ont pas besoin des conseils moralisateurs du chef de l’État  : le chômage a explosé, le pouvoir d’achat est en berne. Ce qu’il faut, c’est changer de politique.

Plus de quinze jours après le meeting au Palais des congrès de Paris, le Front de gauche est-il en campagne  ?

Marie-George Buffet. Oui, une multitude d’initiatives sont programmées. J’étais avec Pierre Laurent en Île-de-France, à Toulouse avec Christian Picquet, je serai demain à Montpellier avec Jean-Luc Mélenchon. Cela bouge fort. Mais je le sens dans toutes les rencontres, beaucoup d’hommes et de femmes ne perçoivent pas encore le lien entre leurs difficultés, leurs luttes et l’utilité de voter le 14 mars. L’utilité de voter pour les listes du Front de gauche comme bulletin de vote « anti-sarkozyste » qui transforme la sanction en action. Nous avons donc besoin de faire connaître nos propositions, d’en débattre dans la proximité. Pour cela, il y a besoin d’un effort considérable des militants des forces qui composent ce front. Il est également indispensable que cet effort citoyen devienne le fait d’une multitude, de celles et ceux qui aujourd’hui relèvent la tête, sont dans la lutte. À nous de le permettre.

Le Front de gauche était présent lors de la journée d’action des fonctionnaires, 
le 21 janvier. Quel message a-t-il porté  ?

Marie-George Buffet. Après s’être attaqué aux grands services publics, après avoir réduit les missions de l’État, le gouvernement veut mettre en laisse les collectivités. Aux côtés des fonctionnaires, dans les luttes, nous serons demain des élus qui agiront pour que les régions résistent à la RGPP et soient des espaces de l’action publique déployée pour répondre aux besoins des habitants.

Ne trouvez-vous pas inquiétant le « consensus » qui pourrait se former avec la droite après les propos de Martine Aubry sur le recul de l’âge de la retraite  ?

Marie-George Buffet. Quand Sarkozy parle consensus, l’araignée tisse sa toile. En acceptant l’idée de reculer l’âge de départ à la retraite ou en admettant que la gauche ne doive pas revenir sur le changement de statut de La Poste, des dirigeants socialistes ne font preuve ni d’ouverture ni de modernité  : ils laissent au contraire les digues se briser sous l’effet de la tempête libérale. Pour résister à la tempête, il faut donner à voir d’autres choix que ces choix régressifs, oser une autre utilisation de l’argent, d’autres avancées de civilisation. C’est le chemin que doit prendre la gauche, c’est l’utilité des listes du Front de gauche. C’est ainsi que ceux qui ont intérêt au changement retrouveront espoir et dynamique.

Olivier Besancenot s’est finalement décommandé du meeting de la liste Front de gauche-NPA auquel vous participez demain, en Languedoc-Roussillon. Pourquoi s’allier dans cette région si vous n’êtes pas d’accord  ?

Marie-George Buffet. Le Front de gauche est ouvert à tous ceux qui partagent l’ambition politique que je viens de rappeler. Ce n’est pas l’orientation choisie par le NPA, j’en prends acte. Mais je me félicite que, dans cette région, des hommes et des femmes se référant à cette organisation se retrouvent sur les objectifs du Front de gauche. En Languedoc-Roussillon, c’est un appel à se rassembler qui est lancé à toute la gauche pour donner à cette région une majorité porteuse de valeurs et de propositions réellement à gauche. Je serai à Montpellier avec le même enthousiasme qu’hier à Toulouse et demain aux quatre coins de la France. Chaque fois, je ressens le bonheur des hommes et des femmes rassemblés avec le Front de gauche, partageant la même colère face à la « bande du Fouquet’s ». Je ressens les mêmes exigences, la même attention sur les contenus concernant l’emploi, mais aussi les droits, les libertés. J’observe que si, sur l’estrade, nos discours ne sont pas tous identiques, nous sommes tous porteurs d’idées et d’audaces propres à chacun. Je sens une très grande convergence, une très grande détermination, comme je l’ai dit à Toulouse, à former le « pack », à entrer dans la mêlée, à coller un timbre au pouvoir et à donner à Sarkozy un bon caramel électoral. Avec l’équipe du Front de gauche, nous voulons mettre la droite hors jeu et transformer l’essai à gauche.

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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 19:47


siteon0-c707d.gifLe syndicat propose une mobilisation interprofessionnelle unitaire pour début mars.

Bernard Thibault a annoncé, hier, lors d’une conférence de presse, que l’intersyndicale se réunirait dans les prochains jours avec « quasi tout le monde ». « Tout n’est pas réglé mais personne n’a dit qu’il n’en serait pas », a précisé Nadine Prigent, secrétaire confédérale désormais chargée des relations avec les autres syndicats. On parle du 8 février comme date possible de la réunion. La CGT propose une série d’objectifs, à commencer par une expression commune sur l’analyse de la situation sociale. « On est loin de la sortie de crise », assure Bernard Thibault, évoquant les questions de l’emploi, du pouvoir d’achat et des services publics. La CGT proposera à l’intersyndicale une mobilisation interprofessionnelle pour le début mars. Ce qui signifie qu’elle n’attendra pas l’échéance des élections régionales. Pour sa part, elle appelle les salariés à exprimer leurs exigences sous toutes les formes le 15 février, date à laquelle les syndicats sont reçus à l’Élysée. L’essentiel des propos du secrétaire de la CGT ont porté sur les retraites. « On veut permettre au pays d’avoir un vrai débat sur le sujet », affirme-t-il. Ne cachant pas les divergences qui existent sur le dossier des retraites, Bernard Thibault proposera à l’intersyndicale de se mettre d’accord pour « exiger la transparence sur les méthodes et le calendrier. Il est impossible d’être cantonné au brouillard ». La CGT craint un débat bâclé en quelques semaines et tranché en juillet par le Parlement. Et Bernard Thibault prévient le président de la République  : « Le dossier des retraites a souvent, en Europe, laissé beaucoup de traces au plan politique selon les conditions dans lesquelles les réformes ont été effectuées. » Pour la CGT, l’essentiel sera l’opinion des salariés et elle lance une semaine de sensibilisation du 15 au 19 février.

Par secretaire de section
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 18:52

La jeunesse doit s’emparer des régionales

_1306-copie-1.jpg Les jeunes ne sont pas condamnés à l’abstention, ils peuvent être une force de proposition pour améliorer leur cadre de vie.

L es 14 et 22 mars prochains, ils se rendront ou non aux urnes. Mais qu’en est-il des jeunes organisés collectivement  ? Engagés et/ou syndiqués dans des mouvements progressistes, ils se battent pour une émancipation sociale et intellectuelle. C’est pourquoi la présence de jeunes sur les listes du Front de gauche aux élections régionales est capitale, car ils ont des propositions à faire pour améliorer leur cadre de vie dans tous les domaines.

Les organisations de jeunesse aux idéaux progressistes, allant du Mouvement jeunes communistes de France (MJCF) à différentes organisations associatives et citoyennes, proposent dans de nombreuses régions d’avoir des candidat(e)s jeunes » sur leurs listes. « Nous avons de vraies alternatives à opposer au libéralisme étouffant toutes nos libertés », disent-ils en substance. Or, le pire ennemi d’une élection est l’abstentionnisme, comme on l’a vu aux européennes en 2009. Cela fait le jeu de la droite ou de formations qui, tout en se faisant l’écho de préoccupations écologiques, tendent à des alliances libérales et opportunistes.

Engagé ou non, le jeune citoyen a le droit et le devoir de voter. Car c’est un moyen d’expression démocratique pour sanctionner ceux qui bafouent l’expression populaire, comme en ont témoigné le référendum sur le traité européen ou la votation citoyenne pour l’avenir du service public de La Poste.

Cette génération, bien qu’inquiète de son avenir, ne souhaite pas verser dans la précarité sans perspective du RSA. Un plan de conversion de tous les emplois précaires en emplois stables et la suppression du travail dominical sont possibles. Il n’est plus admissible qu’un jeune choisisse aveuglément son orientation parce que son lycée ou sa fac aura été privatisé… Les jeunes désormais disent « non » et l’écrivent haut et fort à leur manière tout au long du journal l’Humanité d’aujourd’hui. Ils disent « non » aux licenciements de ces entreprises qui font des profits, comme à l’obligation faite aux femmes et aux hommes de « travailler plus pour gagner moins ». Ils veulent l’arrêt de la guerre en Afghanistan, la résolution du conflit israélo-palestinien, le retour de la démocratie au Honduras.

Au même titre que les jeunes Français, les jeunes sans papiers ont les mêmes aspirations à vouloir les mêmes droits. Déjà présents sur le sol français, ou désirant venir y étudier et y travailler, ils contribuent, de ce fait, à enrichir notre pays. Pourtant, les « patrouilles de la peur » du ministère de la honte ne se gênent pas pour atteindre leurs quotas. Ces jeunes ne méritent pas d’être expulsés. Régularisons les sans-papiers qui vivent et travaillent « ici ».

Ces vœux citoyens et humanistes ne sont pas utopiques. Tous ensemble, nous pouvons faire pression sur le gouvernement en place pour faire entendre nos propositions et nous opposer à toute dérive antidémocratique.

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ENSEMBLE,SAUVONS MUMIA

          ENSEMBLE,
 SAUVONS
MUMIA


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                             Collectif Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal

43, boulevard de Magenta 75010 Paris - TEL : 01 53 38 99 99 - FAX : 01 40 40 90 98 - E MAIL : abujamal@free.fr

http://www.mumiabujamal.net

 

 

La Cour Suprême

des Etats-Unis renvoie

l’affaire

Mumia Abu-Jamal

devant la Justice

Fédérale de Pennsylvanie

 

Par arrêt du 19 janvier, la plus haute juridiction des Etats-Unis renvoie le dossier de Mumia Abu-Jamal devant la Cour d’Appel Fédérale de Pennsylvanie en lui signifiant expressément de réexaminer sa décision « à la lumière » de l’arrêt rendu la semaine dernière dans une affaire similaire (Spisak / Ohio). Dans cette affaire, la Cour Suprême a confirmé la condamnation à mort.

Autrement dit, la Cour Suprême demande à la justice de Pennsylvanie de « faire le sale boulot à sa place » : donner le feu vert à l’exécution ! Rappelons que la Cour d’Appel Fédérale s’était prononcée pour la sélection d’un nouveau jury qui aurait à statuer sur la sentence uniquement (peine de mort ou perpétuité) en considération des instructions volontairement erronées données aux jurés lors du procès de 1982 qui avaient conduit ces derniers à prononcer la peine capitale.

« Au regard de l’arrêt rendu dans l’affaire Spisak, cette décision de la Cour Suprême n’est pas une surprise. Ce n’est pas une mauvaise nouvelle, au sens où nous le redoutions. J’irai plaider contre la peine de mort car, bien que similaire, le cas Mumia est différent tant sur la forme que dans les faits » a déclaré Maître Robert R. Bryan. Soulignant l’acharnement du Ministère Public de Pennsylvanie à l’origine de ce recours auprès de la Cour suprême, l’avocat principal de Mumia Abu-Jamal a tenu à rappeler l’importance et l’urgence de donner sa pleine dimension à la campagne pour sauver son client. A cet effet, un nouvel appel international à l’interpellation de Barack Obama a été lancé par plusieurs personnalités : Danielle Mitterrand (France), Günter Grass (Allemagne) prix Nobel de littérature, Mgr Desmond Tutu (Afrique du Sud), Fatima Bhutto (Pakistan) écrivain, Noam Chomsky (Etats-Unis) philosophe, Ed Asner (acteur), Mike Farrell (acteur), Michael Radford (réalisateur - Oscar du meilleur film pour Il Postino / Le Facteur).

 

Signez et faites signer le plus largement possible cet appel, en cliquant sur ce lien : http://www.PetitionOnline.com/Mumialaw/petition.html

 

Le Collectif Unitaire National de soutien à Mumia Abu-Jamal appelle les organisations, les collectivités, et plus généralement tous ceux et toutes celles qui veulent sauver Mumia, à faire connaître la gravité de la situation judiciaire à laquelle il est toujours exposée et à s’inscrire dans la campagne d’interpellation de Barack Obama.

 

Le Collectif Unitaire National (80 organisations françaises), entend donner un retentissement international à l’affaire Mumia à l’occasion du prochain congrès contre la peine de mort qui se déroulera fin février 2010 à Genève (Suisse).

 

 

Paris, le 20  janvier 2010

 

 

 

POUR LA LIBERATION DE MUMIA ABU-JAMAL

Rassemblement hebdomadaire le mercredi de 18h à 20h

face au Consulat des Etats-Unis – Place de La Concorde à Paris.

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