Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /2009 15:24

Lancement public de la campagne
du PCF pour les élections régionales,
 samedi 5 décembre


Samedi 5 décembre 2009, le PCF lance sa campagne pour les élections régionales de 2010. En Présence de Marie-George Buffet, Députée et Secrétaire nationale du PCF, et de André Chassaigne, Président de l’Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR).

A l’occasion de la clôture de la Rencontre nationale des animateurs du PCF, une rencontre publique est organisée samedi 5 décembre 2009 à 16h00 – Hall Dufriche – 128, rue de Paris à Montreuil.


Parti communiste français

 

"déclaration de Marie-George Buffet"

 

Dans chaque région, vous avez travaillé à partir de l’offre nationale tout en initiant, avec les ateliers, le débat sur les propositions alternatives à faire vivre dans les régions. Et vous avez acté une stratégie pour le 1er tour. Dans la grande majorité des régions, c’est la proposition d’aller vers un Front de gauche élargi qui a été retenue. D’autres régions, après avoir réfléchi à partir de la situation locale, ont décidé de proposer d’aller vers des listes de rassemblement conduites par le Parti socialiste. Dans tous les cas, les conférences ont proposé de créer les conditions du rassemblement des forces de gauche et écologistes au second tour pour battre la droite et constituer des majorités résolues à porter une alternative audacieuse aux politiques libérales. Dans chaque région, les communistes ont débattu et tranché. Dans chaque région, leur choix doit être respecté. Rassemblé-e-s, nous devons maintenant entrer en campagne et donner à voir d’un parti qui n’a pour seul objectif que de répondre aux attentes populaires. Adressons dès à présent un appel aux syndicalistes, aux militants associatifs, aux femmes et aux hommes de gauche. Demandons-leur de joindre leurs forces à la nôtre pour changer durablement la donne dans notre pays. Portons l’idée que l’aggravation du chômage et de la précarité, la dégradation de l’état de notre planète, le recul de la sphère publique au profit du tout marchand, les menaces sur nos libertés, les inégalités de genre, les discriminations, la confiscation de nos droits et pouvoirs ne sont pas une fatalité. Ces choix sont des choix politiques des représentants d’une classe de plus en plus arrogante. D’autres choix existent. Oui, il est possible de mener de grandes politiques publiques pour répondre aux besoins des populations et préserver l’environnement. Oui, il est possible de mettre en œuvre de nouveaux critères d’utilisation de l’argent dans notre société. Oui, il est possible de relancer l’industrie, l’agriculture et la pêche dans nos régions. Oui, il est possible de gagner des droits et des pouvoirs pour une nouvelle République, pour une nouvelle démocratie sociale avec de nouveaux droits pour les salarié-e-s dans les entreprises. Si nous engageons dès à présent une grande bataille politique et populaire, nous pouvons créer les conditions d’un nouveau rapport de force pour une véritable alternative et obtenir de très nombreux élus. Nous contribuerons ainsi à déplacer le curseur à gauche pour créer des pôles de résistance à la politique menée par la droite et des pôles d’initiatives, de luttes et de propositions pour promouvoir d’autres logiques. Dans les communes et les quartiers, les entreprises et les universités, portons notre projet politique en ayant le souci permanent de le mettre à la disposition du plus grand nombre de nos concitoyens et concitoyennes. Dans une situation politique où la droite cherche à étouffer la démocratie et où certains brouillent les repères à gauche, menons avec détermination une campagne de terrain, une campagne qui nous permette de porter haut et fort les aspirations populaires, une campagne sous le signe du rassemblement, de l’unité sur un beau projet de gauche. Tous ensemble, menons une belle campagne !

 

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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /2009 20:06

Du Nord au Midi, le Front de gauche en campagne À cent jours du scrutin régional, le meeting de la coalition de gauche, menée par le député Alain Bocquet, a réuni samedi à Douai 2 000 personnes. Objectif premier : « empêcher la droite d’amplifier localement les méfaits de ses choix nationaux ». Lille, correspondance. Deux mille personnes ont fait le déplacement à Douai, de toute la région Nord-Pas-de-Calais, au meeting de lancement de la campagne du Front de gauche élargi, dont il ne fait plus aucun doute que la liste sera conduite par le député-maire communiste, Alain Bocquet. Là même où, il y a un an, Nicolas Sarkozy lançait son « plan de relance de l’économie » qui a fait la part si belle aux banques, aux tenants de la Bourse, aux grands groupes. Stopper la casse du service public Pointant à la fois inquiétude et souffrance, tout en se révélant porteurs d’idées, filmés sur leur lieu de travail, une dizaine de sympathisants du Front de gauche ont d’abord la parole, sur l’écran géant. Cheminot, postier, économiste, prêtre-ouvrier, salariés de la vente à distance, de l’automobile, élus locaux se succèdent… Au centre des préoccupations, la casse du service public aux dépens de l’emploi et des conditions de vie, les délocalisations d’entreprises viables telle la cristallerie d’Arques, le stress au travail, les salariés pauvres, le progrès technique utilisé d’abord pour épier les citoyens, la stigmatisation des étrangers, les millions d’argent public distribués aux entreprises sans réel contrôle, la crise économique et écologique. Toutes et tous ici attendent des réponses claires face aux « mauvais coups » orchestrés par la droite et le gouvernement. « Il y a besoin d’une institution régionale qui agisse face à un capitalisme débridé », prévient Marc Dolez, député et cofondateur du Parti de gauche. « Besoin que les gens de mon quartier puissent croire en quelque chose de vraiment possible et que d’autres mouvements, y compris syndicaux, rejoignent la dynamique du Front de gauche », explique à son tour Nicole Taquet, de la Gauche unitaire. « Le peuple du Nord-Pas-de-Calais, solidaire, digne et debout pour une région enfin respectée », c’est ainsi qu’Alain Bocquet affiche la couleur à cent jours du scrutin des régionales de mars 2010. Respect, pour une région dont les multiples atouts peuvent permettre de répondre aux besoins criants de ses quatre millions d’habitants. « Respect », tel était déjà le thème de la campagne d’une liste communiste ouverte en 2004. Après les 10,68 % réalisés alors au premier tour, la fusion avec la liste socialiste avait empêché la droite de prendre les rênes, même si la liste menée par Alain Bocquet avait refusé de participer à l’exécutif régional, dont « les décisions prises ont accompagné très souvent le tempo donné par l’État », remarque le député. les atouts humains et les infrastructures Appelant à renforcer la dynamique du Front de gauche enclenchée aux européennes, il s’agit toujours « d’empêcher la droite d’amplifier localement les méfaits de ses choix nationaux », tout en portant l’exigence d’inscrire le Nord-Pas-de-Calais au top 5 des 22 régions françaises dans les dix ans qui viennent. Le Nord-Pas-de-Calais est, c’est vrai, « à la traîne des régions françaises et européennes » dans tous les domaines (emploi, santé, logement social, réussite scolaire)… Mais Alain Bocquet appelle à s’appuyer sur les atouts – humains et les infrastructures (universités, industries, transports…) –, persuadé que tous les acteurs locaux peuvent se mobiliser pour « créer le déclic ». Gérard Mulliez (groupe Auchan, première fortune de France), n’a-t-il pas proclamé lui-même qu’« il faut faire passer l’homme avant le fric »…

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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 19:39
Régionales 2010

Les militants du PCF ont choisi

 

Appelés à voter, les communistes ont adopté majoritairement l’option de listes du Front de gauche élargi dans seize régions sur vingt-deux pour les élections du 14 et du 21 mars prochain.

Quel objectif pour les régionales ? Quel type de rassemblement ? Quel contenu ? Quelle démarche ? C’est à ces questions que les  communistes du Languedoc-Roussillon ont tranché par leur vote et qui  s'est terminé samedi 21 novembre à midi. Sur plus de 3.000 suffrages exprimés, 87,7% des votants se sont prononcés pour la constitution au premier tour d'une liste du Front de gauche élargi, c'est à dire au delà des trois partenaires d'origine des dernières élections européennes (le PCF, le parti de gauche et la gauche unitaire). Seules 12,3% des voix se sont prononcés pour le premier tour,  en faveur d'une union de la gauche avec le parti socialiste, sur le modèle des élections régionales de 2004. Ce résultat confirme, le vote des délégués à la conférence régionale du PCF qui s'est tenue samedi 14 novembre à Balaruc-les-Bains (143 pour, 10 contre et 9 abstentions). Parallèlement et pareillement, les militants communistes ont entériné la candidature de François Liberti comme leur chef de file.

 

 

Fédération du Gard

 

votants

OPTION 1

OPTION 2

ABSTENTIONS

 

 

73,27%

79,38%

18,66%

1,96%

 

Section Vistrenque

 

Votants

90,90%

OPTION 1

OPTION 2

ABSTENTIONS

 

   

60,00 %

25,00%

15,00%

 

 Les résultats par région

 Pour le Front de gauche

Alsace 92 %, Aquitaine 91 %, Auvergne 99 %, Centre 62 % (union incluant le PS 38 %), Corse (détails non communiqués), Franche-Comté 67,8 % (liste PCF 29,9 % ; union 2,3 %), Île-de-France 89 % (liste PCF 9,6 % ; union 1,4 %), Languedoc-Roussillon 87,8 % (union 12,2 %), Limousin 87,9 % (union 12,1 %), Midi-Pyrénées 74,4 % (union 19,4 % ; liste PCF 6,2 %), Haute-Normandie 83,8 % (liste PCF 8,6 % ; union 7,6 %), Nord-Pas-de-Calais (détails non communiqués), Pays de la Loire 57 % (union 43 %), Picardie 91 % (union 3,2 % ; liste avec M. Gremetz 5,8 %), Paca 94,3 % (union 5,7 %), Rhône-Alpes 73 % (liste PCF 20,8 %, union 6,2 %).

 Pour l’union de toute la gauche, dont le PS Champagne-Ardenne 69,3 % (Front de gauche 30,7 %), Lorraine 64,3 % (Front de gauche 35,7 %), Basse-Normandie 52,4 % (Front de gauche 47,6 %).

 Pour le Front de gauche, tout en examinant les conditions pour une liste de toute la gauche

Bretagne 56 %.

 Les décisions de la Bourgogne et de Poitou-Charentes restent en attente.

 

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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /2009 17:50

Élus et syndicalistes dans un même élan

Après la bronca qui a marqué la première journée du congrès des maires de France, les ministres ont tenté de contenir la fronde. Les syndicats ont manifesté contre les reculs sociaux et démocratiques.

Dehors, les syndicats manifestent. À l’intérieur, les débats se poursuivent. Tant la suppression de la taxe professionnelle que la réforme des institutions territoriales ne passent pas. L’alerte est rude  : la première journée de travail du 92e Congrès de l’Association des maires de France avait été marquée, mardi, par la colère contre les projets de réformes sarkozystes. La deuxième aura été plus mesurée dans l’expression, sans toutefois que la colère ne se fût dissipée. Du côté des ministres présents dans les débats, l’heure aura été à la tentative d’apaisement. Au risque d’apparaître comme des pompiers de service.

À droite, le discours de François Fillon a en partie atténué les craintes mais pas les doutes. Alain Juppé a résumé l’état d’esprit. « Il reste du travail à faire pour recueillir l’assentiment de la majorité », a-t-il dit, constatant en particulier que « les recettes des communes ne sont pas garanties ». En revanche, pour le secrétaire d’État à l’Intérieur et aux Collectivités locales, Alain Marleix, « l’affaire est réglée » depuis l’intervention du premier ministre. Ce qui est aller un peu vite en besogne, comme l’explique le maire divers droite de Sceaux, Philippe Laurent  : « Ce qui est en train d’être fait autour de la taxe professionnelle ne peut être considéré comme une vraie réforme, c’est d’abord une aide aux entreprises – dont rien ne permet d’affirmer la pertinence par ailleurs –, ce n’est pas la construction d’un système de financement pérenne et responsabilisant de l’action publique locale. » Alain Marleix n’entend pas  : « Le gouvernement n’avance pas masqué. Les projets sont sur la table, le débat a lieu. » Un zeste de violon  : « La réforme ne se fera pas contre vous mais avec vous et pour vous. »

Aucune évaluation des effets de la réforme

« L’économie, l’économie, l’économie », a répété la ministre de l’Économie, Christine Lagarde. Et de plaider une nouvelle fois le prétexte des investissements des entreprises pour justifier la suppression de la taxe professionnelle. Or, en pénalisant les communes, ce sont les 70 % des investissements publics que ces collectivités locales réalisent qui seront visés. Philippe Laurent a mis le doigt sur l’essentiel  : la suppression du pouvoir fiscal pour les communes s’agissant de la taxation des entreprises. Mais elles le garderaient entier pour l’augmentation des impôts qui pèsent sur les ménages. La ministre n’a d’ailleurs pipé mot sur les dessous de son refus de donner aux communes en général et à l’Association des maires en particulier des évaluations générales sur les effets de la réforme envisagée.

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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /2009 17:44

Les maires de France
unis contre la réforme
de la taxe professionne
lle

Leur congrès s’est achevé sur une réaffirmation du désaccord avec la suppression de la taxe professionnelle. Les 11 000 élus présents envisagent des actions si le dialogue ne s’instaure pas. Premier signe : la résolution a été adoptée à l’unanimité.

L’avalanche des interventions ministérielles se voulant pédagogiques sur les réformes n’aura servi à rien. Même le communiqué publié in extremis par le secrétaire d’État Alain Marleix débloquant quelques mesures cosmétiques n’aura pas eu d’effet. L’inquiétude, la colère des maires n’auront pas été entamés. Pis  : la présence du président de la République au Stade de France mercredi soir alors qu’il s’était fait porter pâle devant les élus de proximité a sans doute aiguisé les rancœurs.

La résolution adoptée :

Document PDF - 39.9 ko

Au-delà des diverses sensibilités politiques, le bureau du congrès a proposé une résolution sans ambiguïtés, qui a été adoptée à l’unanimité moins une abstention par les congressistes. Le texte souligne d’emblée un positionnement de lutte  : « En l’état des textes présentés au Parlement, les deux réformes (la suppression de la taxe professionnelle et la réforme des collectivités territoriales –  ne sont pas acceptables  »  ; les 11 000 élus présents disent «  redouter  » que ces réformes «  ne mettent durablement en péril les moyens financiers et fiscaux des collectivités locales  » et ajoutent  : « Elles ne doivent pas se faire au détriment des ménages.  » La taxe professionnelle  ? Le réquisitoire est sans appel  : la réforme «  réduit le lien entre les entreprises et leur territoire d’implantation  ; affaiblit l’autonomie fiscale des communes et des communautés  ; engendre des disparités importantes de ressources entre les communes et les communautés  ; risque de se traduire à terme par un transfert de la charge fiscale locale des entreprises vers les ménages  ». S’agissant de la réforme territoriale, les évolutions, selon les maires, doivent « reposer, à l’inverse du projet gouvernemental, sur la libre volonté et l’accord des élus, consolider la fonction de proximité en préservant les services publics locaux, le rôle des communes et les pouvoirs des maires, ainsi que la qualité d’intervention des agents publics territoriaux  ». À propos du projet Grand Paris, l’assemblée considère que les maires doivent conserver la maîtrise de l’aménagement et du développement de leur territoire et demande qu’ils soient formellement associés à la définition et la mise en œuvre des dispositifs et des mesures accompagnant la réalisation des infrastructures de transport. Au passage, un coup de griffe à la politique de la ville «  dont les résultats se font attendre  ».

Preuve que la fronde n’est pas un conservatisme d’élus attachés à leurs prérogatives, la réflexion, à l’issue de trois jours de travaux, intègre une critique politique de fond. La résolution indique en effet «  qu’à l’opposé de ce qui se passe actuellement, il faut créer les conditions permettant d’assurer un maillage territorial fort par les services publics  ». À défaut de président de la République, c’est le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux qui devait conclure ce 92e Congrès. Il tentera lui aussi de défendre les réformes mais devra insister sur l’aspect «  non sclérosé et non figé  » des propositions, affirmant que la Parlement examinera les critiques des maires «  dans un esprit d’ouverture  ». Contre mauvaise fortune bon cœur, il a fait mine de voir des avancées sur la méthode, le calendrier et les modalités de compensation financière  ! Ce qui n’empêche pas les maires d’envisager «  les actions qui s’avéreraient utiles  » si le dialogue faisait long feu.

 

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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /2009 18:16

Le PCF penche fortement pour le Front de gauche

Dix-sept régions sur vingt-deux ont exprimé majoritairement leur préférence pour des listes aux régionales dans la poursuite des européennes. Les militants doivent ratifier ces choix en fin de semaine. Nos reportages dans trois régions.

Le choix de listes d’un Front de gauche élargi dans une majorité de régions aux élections de mars. C’est dans ce sens que se sont prononcées les conférences régionales du PCF, organisées dans les vingt-deux régions métropolitaines, ce week-end et le précédent. Au total, dix-sept assemblées ont fait leur l’offre nationale, proposée par le Conseil national du PCF. En Alsace, Aquitaine, Auvergne, Centre, Corse, Franche-Comté, Île-de-France, Languedoc-Roussillon, Limousin, Midi-Pyrénées, Nord-Pas-de-Calais, Basse-Normandie, Haute-Normandie, Pays de la Loire, Picardie, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Rhône-Alpes, les délégués régionaux ont exprimé majoritairement leur préférence pour la constitution de telles listes. Quatre régions ont fait le choix d’un rassemblement de la gauche incluant le Parti socialiste dès le premier tour. C’est le cas de la Bourgogne, de la Champagne-Ardenne, de la Lorraine et du Poitou-Charentes. Enfin, la Bretagne a reporté sa décision en janvier.

Toutefois, ces choix ne seront définitifs qu’une fois ratifiés par l’ensemble des militants communistes, les 19, 20, et 21 novembre. Dans la plupart des cas, ceux-ci devront départager, sur le bulletin de vote, l’option ayant l’assentiment de la majorité des délégués régionaux et une ou plusieurs options « alternatives », celles-ci comportant le plus souvent le rassemblement dès le premier tour avec le PS, et, dans certaines régions, la possibilité de listes autonomes du PCF. Les conférences régionales avaient aussi à désigner, lorsque cela s’avérait possible, un « chef de file » des candidats communistes présents sur les listes. Si certaines régions ont donc choisi le leur (Nord, Paca…), nombreuses furent celles préférant reporter cette décision pour départager plusieurs candidatures possibles, comme en Île-de-France.

Île-de-France  : un Front à « plusieurs voix »

Hier, à La Plaine-Saint-Denis, les quelque quatre cents délégués franciliens ont décidé, à la quasi-unanimité (moins cinq voix contre et onze abstentions), de se prononcer pour « une liste du Front de gauche élargi » aux élections régionales, ouverte aux acteurs sociaux et politiques. Ils proposent que « la tête de liste soit issue du PCF dans une campagne collective et à plusieurs voix ». Pour les communistes, un constat s’impose  : « Si la gauche a tenté de répondre aux défis de l’Ile-de-France, elle n’est pas parvenue à enrayer le creusement des inégalités », faute « d’une gestion de lutte participative s’appuyant sur les forces vives des régions », a argumenté Michel Laurent, secrétaire du comité régional du PCF. D’où la proposition de « faire bouger les lignes » à gauche « en étant présents à part entière dès le premier tour et en faisant s’exprimer les citoyens ».

Un débat articulé à celui sur la désignation du chef de file des candidats communistes. « Nous voulons créer une dynamique de rassemblement de toutes les forces qui cherchent une issue politique à gauche. C’est avec cette ambition que je suis moi-même disponible », a déclaré Pierre Laurent (Paris), coordinateur national du PCF. Également candidat, le député de Seine-Saint-Denis, Patrick Braouezec, a fait valoir que « le choix de la tête de liste n’est pas neutre pour bâtir un Front de gauche plus large qu’un cartel d’organisations ». Certains ont exprimé leur préférence pour une « personnalité connue et reconnue » comme Patrick Braouezec, d’autres pour une candidature identifiée à « l’apport des communistes » dans la campagne commune, comme Pierre Laurent. Mais, dans l’ensemble, les délégués franciliens ont préféré reporter cette décision à une conférence ultérieure, le 14 décembre, suivie d’un vote de tous les militants, les 17 et 18 décembre. « Construire un front nécessite de discuter des têtes de liste avec nos partenaires à partir de critères. Donnons-nous le temps d’en débattre », a plaidé Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, pour qui « rien n’empêche de démarrer la campagne » dès la stratégie ratifiée par les communistes. Première décision d’action  : l’appel au rassemblement, le 24 novembre, à 18 h 30, devant l’Assemblée nationale, pour s’opposer au projet de Grand Paris porté par la droite.

Languedoc  : l’ombre de Georges Frêche

En Languedoc-Roussillon, la conférence régionale a massivement approuvé, samedi, à Balaruc-les-Bains (Hérault), l’offre nationale de constitution d’une liste du Front de gauche (143 pour, 10 contre, 9 abstentions) et désigné François Liberti, conseiller général de Sète et ancien député, comme chef de file des communistes (151 pour, 13 abstentions) . Dans cette région, évoquer les questions de construction politique à gauche et les rapports avec le PS ne suffit pas à faire le tour des questions stratégiques, puisqu’il y a « la cerise sur le gâteau », pour reprendre l’expression de plusieurs délégués. À savoir, Georges Frêche. Même si de nombreux intervenants ont souligné que les questions posées aux communistes de la région étaient les mêmes dans toute la France, le débat a, malgré tout, été marqué par la personnalité du président de région sortant.

La mandature qui se termine constitue-t-elle, pour le PCF, une « expérience douloureuse qui (nous) a affaiblis », comme l’a exposé, dans son introduction, Martine Gayraud, secrétaire départementale du Gard  ? Non, pour Henry Garino, vice-président du conseil régional, qui juge « le bilan positif. Ce n’est pas le bilan du seul président, c’est celui de toute une équipe ». Oui, pour Aimé Couquet, de Béziers  : « Toutes les mesures prises par la région sont des mesures d’accompagnement du capitalisme. » « La question du déplacement du curseur à gauche est posée dans toutes les régions », a rappelé Jean-Michel Suau, conseiller général d’Alès, qui est « favorable au Front de gauche, car c’est une construction, une nouvelle étape ». Jean-Paul Boré, vice-président du conseil régional, a regretté que « nous privilégiions la question des alliances à celle des contenus ». « Il fallait s’acharner à vouloir imposer à nos partenaires des propositions pour faire du neuf, a estimé Jean-Claude Gayssot. Je ne suis pas sûr que, dans quelques mois, le Front de gauche aura un rapport de forces amélioré, au regard du rapport de forces actuel issu des européennes. » Pour François Liberti, « le Front de gauche, ce n’est pas une question de cartel d’organisations mais de contenu. Dans cette région, l’enjeu est de faire émerger une gauche de transformation sociale et démocratique, et de construire une alternative à la gauche d’accompagnement ».

Nord  : Alain Bocquet, chef de file

Les 181 délégués du Nord-Pas-de-Calais, réunis samedi à Lille, ont défini leur stratégie pour les élections régionales. Ils partiront unis autour d’une liste « grand-angle » (seulement 4 abstentions). C’est-à-dire une liste qui, au-delà des composantes « naturelles » du Front de gauche (PCF, Parti de gauche, Gauche unitaire), s’ouvrira aux mondes du travail, de la culture, à d’anciens socialistes, et « pourquoi pas, à des personnes venus du NPA, des Verts, des radicaux de gauche ». Une liste à 50 %, voire 60 %, « ouverte », donc, pour porter une « réelle ambition » pour ce territoire de 4 millions d’habitants. Alain Bocquet, député maire de Saint-Amand-les-Eaux, a été désigné pour conduire cette liste et, surtout, un projet susceptible de « s’opposer fermement face aux mauvais coups portés par la politique de Nicolas Sarkozy ». La région la plus jeune de France, « turbine de l’industrie du pays », caracole en tête des palmarès des grandes fortunes et, malgré cela, tous les indices sociaux sont au rouge (santé, emploi, formation…). L’enjeu est de « ne plus se contenter de pleurer », ont affirmé les délégués. Critique non dissimulée envers un PS « de gestion » qui paraît bien esseulé. Quant à Valérie Létard, à la tête de la liste UMP, elle ne trompe personne ici derrière son déguisement de « parfaite assistante sociale ».

« Refuser la fermeture de la gare de triage de Somain qui remettrait un million et demi de camions par an sur nos routes », fait partie des déclinaisons concrètes d’un projet de développement « humainement durable », pour Alain Bocquet, qui fustige par ailleurs le groupe PSA qui ose annoncer à la fois 6 000 licenciements en France, après avoir encaissé des milliards d’euros de fonds publics sous couvert de la crise, et l’ouverture d’une usine en Chine. « Remboursez  ! » est l’une des exigences que les communistes du Nord-Pas-de-Calais entendent porter dans leur campagne

élargir le Front de gauche

Les discussions doivent se poursuivre, mercredi soir, entre les composantes actuelles du Front de gauche (PCF, Parti de gauche et Gauche unitaire) et les forces intéressées par cette démarche en vue de son élargissement. Celles-ci achoppent toutefois, avec le NPA, sur son refus de toute « majorité de gestion avec le PS et les Verts ». « Cette proposition n’est pas conciliable avec l’offre que nous avons faite », répète le Front de gauche. « Nous regrettons cette position et considérons que le rassemblement peut toujours s’élargir », ajoute-t-il, dès lors que l’objectif est partagé « d’aller jusqu’aux accords de gestion avec les autres forces de gauche » quand les « conditions politiques » le permettent
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 09:04

Régionales : deux pas en avant, un pas en arrière pour le NPA

En revenant à sa position de refus des majorités de gauche dans les régions, le parti d’Olivier Besancenot confirme son désaccord avec le Front de gauche.

Fin du round de négociations  ? En tout cas, la réponse du NPA à l’offre politique formulée en commun par le Front de gauche (PCF, Parti de gauche, Gauche unitaire) risque de doucher l’espoir d’un accord avec ces trois formations. Les discussions doivent reprendre, mardi, avec d’autres forces intéressées par cette offre politique. Après avoir qualifié la proposition présentée par le Front de gauche de « positive », le 28 octobre, le Comité politique national (CPN) du Nouveau Parti anticapitaliste a en effet amendé cette dernière, ce week-end, de telle façon qu’il complique sérieusement la possibilité d’un accord avec les formations du Front de gauche. « Il n’est pas question pour nous de former des majorités avec le PS tel qu’il est actuellement », a affirmé, hier, Pierre-François Grond, membre du CPN du NPA. Pour Pierre Laurent, coordinateur national du PCF, la direction nationale du NPA adresse « une fin de non-recevoir à la question qui fait débat entre nous depuis le début ».

Après avoir laissé sous-entendre son ouverture à des accords soumis à condition pour participer à des majorités régionales de gauche après le second tour des élections régionales, la direction du NPA revient à sa position de départ de refus de toute majorité de gestion de gauche. En revanche, le NPA dit ne plus poser comme condition la constitution de listes de Front de gauche dans « toutes les régions ». « Nous voulons poursuivre le travail unitaire, au plan national, mais aussi région par région », indique Pierre-François Grond. Un processus qui sera à examiner à ce niveau, les membres du CPN s’étant partagés sur la position à adopter, entre « unitaires » partisans de pousser plus loin les discussions avec le Front de gauche, et ceux qui estiment que trop de concessions ont été faites.

Par secretaire de section
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 09:01

Le PCF débat en régions

Ce week-end se tenaient les premières conférences du PCF sur la stratégie à adopter en vue des élections de mars prochain. Retour sur ces rendez-vous politiques plutôt contrastés.

Les conférences régionales se tiennent et ne se ressemblent pas. Dans les trois réunions que nous avons suivies en PACA, en Haute-Normandie et dans les Pays de la Loire, trois bulletins de vote différents seront soumis au vote des communistes, du 19 au 21 novembre, reflétant des débats et des situations locales très dissemblables selon les régions.

PACA  : le choix du Front de gauche

Pour un Front de gauche en PACA, Jean-Marc Coppola comme chef de file des communistes. Voici résumé le choix des deux cents délégués à la conférence régionale, samedi, à Marseille, et qui sera soumis aux votes des adhérents de cette région, où l’étude de l’offre nationale du PCF s’inscrivait dans un contexte particulier  : le plus grand nombre d’élus communistes sortants (21) après l’Île-de-France et un président de région, Michel Vauzelle, dont la personnalité politique (« non » au référendum, défense des services publics) inspire du respect au plus grand nombre des militants communistes. Certains secrétaires de section ont d’ailleurs évoqué des « interrogations » à ce sujet. Patrick Magro, président du groupe communiste à la communauté urbaine de Marseille, a ainsi indiqué qu’il ne voyait « aucune raison de ne pas partir au premier tour avec le président sortant ». Il a également été question des « risques » entraînés par la constitution d’une liste Front de gauche au premier tour. Risque « d’y laisser des plumes », risque de « dilution du parti » ou encore risque « d’avoir moins d’élus ». « Le plus grand risque n’est-il pas l’installation du bipartisme  ? », a questionné Cécile Dumas (Alpes-Maritimes) tandis que Jean-Marc Coppola a appelé « à transformer les risques en défis ». Risque, non dit, de passer par pertes et profits le bilan de la région. « On ne fera certes pas campagne sur un bilan, mais on ne va pas laisser le bilan aux socialistes », a prévenu Gérard Piel, vice-président aux transports.

Haute- Normandie  : trois options pour un débat

De l’aveu même de certains délégués haut-normands du PCF et de Marie-George Buffet, présente à Rouen, samedi, la conférence régionale s’est bien terminée. Alors que les délégués étaient toujours partagés à quelques heures du vote, plusieurs voix se sont élevées pour critiquer une orientation excluant une alliance avec le PS dès le premier tour. Certains délégués ont exprimé leurs inquiétudes pour les prochaines échéances électorales (municipales notamment), où le PS pourrait être tenté de « faire payer » cette absence d’union au premier tour. Finalement, deux autres propositions de vote ont été retenues en sus du Front de gauche, après que la très grande majorité des votants eut tout de même approuvé (par 78 voix pour, une contre et 8 abstentions) le choix d’« une liste de gauche combative avec le PCF, le PG la GU qui constitue l’actuel Front de gauche » élargie à d’autres forces. Il revient désormais aux militants de se prononcer  : Front de gauche, rassemblement, dès le premier tour, avec le PS, ou liste conduite par le seul PCF.

Pays de la Loire  : les militants trancheront

Les militants devront trancher entre deux options bien distinctes dans les Pays de la Loire. La conférence régionale du PCF, à Angers, s’est en effet achevée samedi, sans parvenir à un consensus. Une courte majorité s’est dégagée lors du vote pour des « listes du Front de gauche élargies au premier tour », avec 63 voix contre 55 à la proposition d’un « rassemblement de toute la gauche sans exclusive pour barrer la route à la droite et au Modem ». Les deux propositions figureront donc sur le bulletin de vote adressé aux militants. Dans le débat, un accord unanime s’est dégagé pour créer des majorités régionales « bien ancrées à gauche », comptant « plus d’élus communistes ». La controverse se situant dans « les moyens pour y parvenir », selon un délégué. « L’offre nationale du PCF n’est la propriété d’aucune option en particulier », a rappelé à ce sujet le secrétaire du PCF de la Mayenne, Philippe Denis, celle-ci étant à apprécier dans chaque région en fonction des « conditions » et des « forces » disponibles. Parmi ces conditions, les militants auront en tête la nécessité de franchir la barre des 5 % au premier tour, seuil indispensable pour fusionner au second tour et obtenir des élus. Dans les Pays de la Loire, les scores du PCF et du Front de gauche oscillent entre 1,27 % et 4 % des voix depuis 2007.

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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /2009 19:18

Politique. Régionales

Marie-George Buffet. « Nous voulons faire émerger une gauche de courage »

À la veille de la réunion des premières conférences régionales du PCF, qui doivent se prononcer sur la proposition d’un Front de gauche pour les élections régionales de mars, la secrétaire nationale du Parti communiste répond à nos questions.

Comment jugez-vous l’accueil, chez les partenaires du Front de gauche, de l’offre nationale formulée par la direction du Parti communiste  ? Marie-George Buffet. Notre offre est appréciée parce que, pour les femmes et les hommes de notre pays, pour les salariés, il y a urgence. Urgence face à la crise. Urgence d’une réponse ambitieuse à gauche. Pour construire cette alternative, nous ne voulons pas opposer une gauche à une autre mais rassembler la gauche pour faire gagner de grandes revendications populaires. Plus haut sera le score du Front de gauche, plus nous serons en capacité d’impulser des réformes ambitieuses dans les régions pour le peuple.

Cet objectif est-il partagé par l’ensemble des forces qui composent le Front de gauche  ? Marie-George Buffet. Je crois que le Front de gauche doit être très clair sur les objectifs, très clair sur sa volonté de porter quelque chose de neuf à gauche pour battre la droite. Et toutes les forces parties prenantes du Front de gauche doivent être rassemblées. Si ce n’est pas le cas, nous ne parviendrons pas à créer une dynamique populaire à la hauteur des enjeux. Aujourd’hui, il n’émerge pas une gauche de courage pour porter des propositions alternatives au système libéral. La raison d’être du Front de gauche est précisément de faire renaître l’espoir de battre la droite dans le pays. Nous ne démordrons pas de cette idée.

Le PS a regretté ce choix, en souhaitant que le rassemblement le plus large s’opère…

Marie-George Buffet. Se rassembler, oui, mais sur quoi  ? Nous devons prendre à bras le corps la question d’un projet tournant résolument le dos aux politiques libérales. C’est le sens des ateliers que nous avons tenus. Ils ont montré des convergences mais aussi la persistance d’importants débats avec le PS. La vocation du Front de gauche est de rassembler la gauche sur la plus haute ambition pour les citoyens. Au second tour, nous nous rassemblerons, nous l’avons dit avec clarté, pour battre la droite et former des majorités pour porter nos propositions. Car, contrairement à Olivier Besancenot, nous ne pensons pas qu’il faut une « bonne opposition de gauche » dans les régions, mais bien de bonnes majorités de gauche.

Le NPA a salué des avancées « positives» dans l’offre du PCF, mais maintient sa position de refus de participer à des majorités régionales à gauche. Y a-t-il une ambiguïté dans l’offre formulée par le PCF  ? Marie-George Buffet. L’offre nationale du PCF ne comporte aucune ambiguïté  : il s’agit pour nous de former des majorités de gauche, et de participer aux exécutifs régionaux. L’expérience montre que ce n’est pas la politique de la chaise vide qui fait avancer les choses, mais, au contraire, de pousser jusqu’au bout des propositions et de se battre pour qu’elles soient mises en œuvre pour que la vie change réellement. Vers qui le Front de gauche peut-il s’élargir  ? Marie-George Buffet. Nous avons tenu, je le disais, des ateliers avec l’ensemble des forces de gauche et du mouvement social, syndical, associatif. Nous proposons maintenant à ces hommes et à ces femmes en lutte de constituer un Front de gauche bien plus large qu’aux élections européennes. Nous voulons donner une vocation majoritaire à ce front, c’est-à-dire rassembler beaucoup plus de forces en s’adressant à toutes celles et ceux qui, à gauche, souhaitent définir ensemble les exigences que nous voulons porter aux élections.

N’y a-t-il pas un risque de brouillage si certaines régions optent pour un autre choix que le Front de gauche  ?

Marie-George Buffet. Non, car nous avons été très clairs. Cette proposition tient compte du fait que les forces disponibles existent dans les régions pour la faire vivre, et que les conditions en sont créées. Je fais confiance à l’intelligence et à l’esprit de responsabilité des communistes pour prendre leurs décisions. Ce choix sera partout respectable, et j’insiste sur ce point, car partout les camarades ont à cœur de battre la droite, de faire en sorte que la gauche bouge et d’obtenir le maximum d’élus pour cela, notamment d’élus communistes.

Des noms circulent sur les têtes de listes, en Île-de-France en particulier…

Marie-George Buffet. Un débat démocratique est engagé chez les communistes dans leurs conférences régionales. Les candidatures vont se débattre dans les semaines qui viennent. Puis chaque adhérent sera appelé à voter. En Île-de-France, Pierre Laurent et Patrick Braouezec ont dit leur disponibilité. Nous souhaitons des candidatures les plus représentatives et les plus rassembleuses pour créer une grande dynamique populaire et atteindre nos objectifs.

Sondage  : le Front de gauche à 11 % en Languedoc-Roussillon


Selon un sondage BVA sur les intentions de vote aux régionales en Languedoc-Roussillon, la liste du Front de gauche (PCF, PG, GU), conduite par François Liberti, obtiendrait 11 % des voix. Celle du NPA est créditée de 7 %, à égalité avec celle des Verts, conduite par Jean-Louis Roumégas. Une liste Génération Écologie, dirigée par Patrice Drevet, recueillerait 5 %, comme celle du Modem (Marc Dufour). La liste de Georges Frêche (PS, PRG, MRC CPNT) arriverait en tête avec 29 %, suivie de celle de Raymond Couderc (UMP, NC) avec 25 %. Le FN est donné à 9 % et une liste divers droite (Christian Jeanjean), à 2 %

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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /2009 19:14

à La Réunion, l’écologie en action sur le terrain

Marie-George Buffet a visité cette région d’outre-mer dans laquelle les communistes mènent une politique avancée en matière de développement durable.

Sous le thème du développement durable, domaine où la région est très engagée, Marie-George Buffet a effectué une visite à La Réunion, du 29 au 31octobre, à l’invitation du Parti communiste réunionnais. Les communistes y constituent la première force politique, président la région et de nombreuses communes de l’île. L’accueil fut chaleureux, autant au conseil régional, à Saint-Denis, où Marie-George Buffet s’est entretenue avec son président, Paul Vergès, que dans les quartiers populaires du Port, de Sainte-Suzanne ou de Saint-Louis. Élie Hoarau, le secrétaire général du PCR, lui-même député européen, a rappelé, dans une interview au quotidien communiste Témoignages, que les parlementaires de son parti siègent dans les mêmes groupes que ceux du PCF au Parlement européen, à l’Assemblée nationale et au Sénat. « Au-delà du jeu politique français, il est question de l’avenir de nos populations respectives dans un contexte mondial aggravé par la crise », a expliqué Élie Hoarau.

À la veille de la conférence de Copenhague sur le climat, la délégation du PCF, qui comprenait également Jean-Louis Le Moing et Jean-Charles Nègre, est allée à la rencontre des hommes et des femmes confrontés à ces problèmes sur le terrain.

Ainsi, Marie-George Buffet s’est rendue dans la maison de quartier de la Ravine-à-Marquet, quartier populaire du Port. Le maire communiste, Jean-Yves Langenier, a souligné le lien très fort qui unit la population du Port au PCR, qui recueille ici environ 80 % des voix. Il a détaillé l’opération « le Port ville solaire », qui permettra de réduire la facture d’électricité des familles de 35 % grâce au développement de l’énergie solaire. À Saint-Suzanne, où elle fut accueillie par Yolande Pausé, maire PCR, la délégation a pu mesurer la tragédie que vit une partie de la jeunesse  : taux de chômage de 50 %, illettrisme, qui touche 120 000 personnes, pénurie de logements. Au cours d’un débat, les jeunes ont avancé leurs propositions  : facilitation de l’accès à la fonction publique, des grands chantiers, une économie de la connaissance, de grands services publics dans l’environnement et l’aide à la personne, la généralisation des énergies renouvelables, l’amélioration du traitement des déchets.



« Des hommes et des femmes debout face à la crise »

Prenant la parole à la maison de quartier de la Ravine-à-Marquet, Marie-George Buffet a dit son plaisir d’être « au milieu d’hommes et de femmes debout, de ceux qui ne courbent pas la tête, qui se battent face à la crise. Il faut, a-t-elle dit, redonner du pouvoir au citoyen, faire en sorte que l’argent produit par le travail soit redistribué pour répondre aux besoins des humains et de la planète. Il y a beaucoup de gens en ce moment qui parlent d’écologie, mais il y a un territoire qui fait de l’écologie, c’est La Réunion.  » « Bravo à vos élus et à vous-mêmes d’être à la pointe de ce combat pour protéger la planète et les êtres humains », 
a conclu la secrétaire nationale du Parti communiste français.

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ENSEMBLE,SAUVONS MUMIA

          ENSEMBLE,
 SAUVONS
MUMIA


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                             Collectif Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal

43, boulevard de Magenta 75010 Paris - TEL : 01 53 38 99 99 - FAX : 01 40 40 90 98 - E MAIL : abujamal@free.fr

http://www.mumiabujamal.net

 

 

La Cour Suprême

des Etats-Unis renvoie

l’affaire

Mumia Abu-Jamal

devant la Justice

Fédérale de Pennsylvanie

 

Par arrêt du 19 janvier, la plus haute juridiction des Etats-Unis renvoie le dossier de Mumia Abu-Jamal devant la Cour d’Appel Fédérale de Pennsylvanie en lui signifiant expressément de réexaminer sa décision « à la lumière » de l’arrêt rendu la semaine dernière dans une affaire similaire (Spisak / Ohio). Dans cette affaire, la Cour Suprême a confirmé la condamnation à mort.

Autrement dit, la Cour Suprême demande à la justice de Pennsylvanie de « faire le sale boulot à sa place » : donner le feu vert à l’exécution ! Rappelons que la Cour d’Appel Fédérale s’était prononcée pour la sélection d’un nouveau jury qui aurait à statuer sur la sentence uniquement (peine de mort ou perpétuité) en considération des instructions volontairement erronées données aux jurés lors du procès de 1982 qui avaient conduit ces derniers à prononcer la peine capitale.

« Au regard de l’arrêt rendu dans l’affaire Spisak, cette décision de la Cour Suprême n’est pas une surprise. Ce n’est pas une mauvaise nouvelle, au sens où nous le redoutions. J’irai plaider contre la peine de mort car, bien que similaire, le cas Mumia est différent tant sur la forme que dans les faits » a déclaré Maître Robert R. Bryan. Soulignant l’acharnement du Ministère Public de Pennsylvanie à l’origine de ce recours auprès de la Cour suprême, l’avocat principal de Mumia Abu-Jamal a tenu à rappeler l’importance et l’urgence de donner sa pleine dimension à la campagne pour sauver son client. A cet effet, un nouvel appel international à l’interpellation de Barack Obama a été lancé par plusieurs personnalités : Danielle Mitterrand (France), Günter Grass (Allemagne) prix Nobel de littérature, Mgr Desmond Tutu (Afrique du Sud), Fatima Bhutto (Pakistan) écrivain, Noam Chomsky (Etats-Unis) philosophe, Ed Asner (acteur), Mike Farrell (acteur), Michael Radford (réalisateur - Oscar du meilleur film pour Il Postino / Le Facteur).

 

Signez et faites signer le plus largement possible cet appel, en cliquant sur ce lien : http://www.PetitionOnline.com/Mumialaw/petition.html

 

Le Collectif Unitaire National de soutien à Mumia Abu-Jamal appelle les organisations, les collectivités, et plus généralement tous ceux et toutes celles qui veulent sauver Mumia, à faire connaître la gravité de la situation judiciaire à laquelle il est toujours exposée et à s’inscrire dans la campagne d’interpellation de Barack Obama.

 

Le Collectif Unitaire National (80 organisations françaises), entend donner un retentissement international à l’affaire Mumia à l’occasion du prochain congrès contre la peine de mort qui se déroulera fin février 2010 à Genève (Suisse).

 

 

Paris, le 20  janvier 2010

 

 

 

POUR LA LIBERATION DE MUMIA ABU-JAMAL

Rassemblement hebdomadaire le mercredi de 18h à 20h

face au Consulat des Etats-Unis – Place de La Concorde à Paris.

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