Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /Août /2008 08:30

Les Français travaillent déjà 41 heures par semaine

Oubliée la semaine des 35 heures : agriculteurs, chefs d’entreprise, artisans, cadres ou employés passent en moyenne entre 38 heures et 59 heures au travail. C’est ce que révèle une étude de l’Insee.

F EIGNANTS… les Français ? La fin des 35 heures voulue par Nicolas Sarkozy, objectif n o 1 de la loi votée cet été pour remettre la France au travail, a déjà bel et bien eu lieu dans les entreprises. Les salariés exerçant un emploi à temps complet n’ont pas attendu le top départ du président de la République pour retrousser leurs manches.

En 2007, ils ont travaillé… 41 heures en moyenne par semaine. C’est ce que révèle une étude de l’Insee (l’organisme des statistiques officielles de l’Etat) publiée aujourd’hui, qui permet de cerner la réalité au plus près du terrain. « Cela n’a pas bougé depuis 2003 », précise Corinne Prost, chef de la division emploi de l’institut. De quoi faire méditer ceux qui lors des débats houleux à l’Assemblée sur les 35 heures ont soupçonné les Français d’avoir privilégié le loisir et le farniente…Plus précisément, qu’en est-il au juste par catégories ? L’an passé, ce sont les agriculteurs qui ont travaillé le plus avec 58,8 heures effectuées par semaine. Les artisans, les commerçants et les chefs d’entreprise affichent 55 heures. Et les cadres dont on dit souvent qu’ils ne comptent pas leur temps ont effectué des semaines moyennes de 44 heures. Les ouvriers et les employés qui exercent souvent les métiers les plus pénibles eux non plus n’ont pas lésiné sur les heures supplémentaires puisque leur durée hebdomadaire atteint en moyenne respectivement 37,8 heures et 38,2 heures. Et même si l’on ajoute à ces chiffres toutes les personnes dont l’emploi est à temps partiel (soit 17 % des salariés), la durée de labeur hebdomadaire des Français dépasse haut la main les 35 heures : avec 37,9 heures en moyenne effectuées par semaine.


«Les entreprises recrutent peu de salariés ayant dépassé la cinquantaine »

Autre enseignement décoiffant de cette enquête sur le marché du travail en 2007, la baisse significative du chômage l’an dernier n’a pas permis d’enrayer deux tendances lourdes du marché du travail. Tout d’abord, la précarité gagne toujours du terrain. L’intérim, les stages, les CDD ou les contrats aidés représentent 12 % de l’emploi (contre 11,1 % en 2004). Par ailleurs, les entreprises n’ont pas changé d’un iota leur comportement à l’égard des seniors. Selon cette enquête, « les entreprises recrutent peu de salariés ayant dépassé la cinquantaine » et « rester plus d’un an au chômage est le lot des actifs les plus âgés, pour les hommes comme pour les femmes ». En 2007, 60,5 % des chômeurs ayant au moins 50 ans recherchaient un emploi depuis plus d’un an et 38,3 % depuis plus de deux ans. Preuve que l’objectif de remise au travail des seniors, que le gouvernement s’est fixé d’ici à 2010, est loin d’être gagné.
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Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /Août /2008 08:16

Actus humanite.fr 05-08-2008

Marina Petrella remise en liberté

Toujours hospitalisée, Marina Petrella a été remise en liberté sous contrôle judiciaire mardi par la cour d’appel de Versailles pour raisons de santé.

La décision, conforme aux réquisitions du parquet général, ne remet pas en cause la procédure d’extradition de l’ex-brigadiste vers l’Italie, où elle a été condamnée en 1992 à la perpétuité, notamment pour complicité dans le meurtre d’un commissaire de police, en 1981.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel a assorti la remise en liberté de Marina Petrella, 54 ans, actuellement hospitalisée à Paris, de plusieurs obligations comme celles d’informer le parquet général sur ses lieux d’hospitalisation et de résider chez elle à Argenteuil (Val d’Oise) lorsqu’elle sortira de l’hôpital.

Ancienne membre des Brigades rouges, Marina Petrella reste visée par un décret d’extradition signé le 3 juin par le gouvernement français. L’extradition ne devrait toutefois pas intervenir avant l’examen, pas avant la rentrée, d’un recours déposé devant le Conseil d’Etat.

Actuellement hospitalisée à l’hôpital Sainte-Anne, Marina Petrella est en "abandon de vie", atteinte de "troubles dépressifs et suicidaires" et souffre de "dénutrition", selon ses médecins. Elle est alimentée par une perfusion, a indiqué mardi son avocate Irène Terrel.

"L’évolution de l’état de santé de Mme Petrella, si l’on reprend le dernier rapport en date du 1er août, indique qu’il n’est pas compatible avec une situation de détenu", avait expliqué mardi matin l’avocat général Michel Doumenq.

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Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /Août /2008 08:02


L'autorisation du ministère du travail de licencier un élu du CE de Perrier suspendue

Le tribunal administratif de Nîmes a suspendu mardi la décision du ministre du Travail Xavier Bertrand autorisant Nestlé Waters Sud à licencier un élu du Comité d'entreprise (CE) de Perrier à la suite de son altercation, en dehors de l'usine de Vergèze (Gard), avec un agent de maîtrise.

Dans la soirée, Nestlé Waters Sud, qui commercialise la célèbre eau gazeuse, a décidé de réintégrer le salarié "dans l'attente des procédures juridiques en cours", a annoncé la société dans un communiqué.

"Le délibéré du jugement, explique Nestlé, a conclu que l'exécution de la décision du ministre étant suspendue, l'autorisation de licenciement devait l'être en conséquence, jusqu'à ce qu'il soit statué, sur le fond, sur la légalité de la décision".

Le licenciement du trésorier du CE de Perrier, membre de la CGT, avait été demandé en raison de son altercation en octobre 2007 avec un agent de maîtrise de l'usine, lors d'une fête votive. Ce différend avait valu à ce dernier un arrêt de travail de 33 jours, selon la direction de Nestlé. L'Inspection du travail avait toutefois refusé de délivrer son autorisation de licenciement, considérant que le lien entre l'agression et l'activité professionnelle de la victime - invoqué par l'entreprise pour justifier le licenciement pour faute grave - n'était pas établi. Elle avait souligné en outre l'absence de trouble caractérisé dans l'entreprise.

Nestlé avait introduit un recours auprès du ministère du Travail. Celui-ci avait estimé que les faits avaient créé un trouble objectif caractérisé" au sein de l'entreprise, et présenté "un caractère de gravité suffisant pour justifier le licenciement".

Dans son ordonnance, dont copie a été transmise à l'AFP, le juge des référés a considéré que le ministre du Travail, Xavier Bertrand, "s'est borné à vérifier que les faits allégués étaient établis et à apprécier qu'ils présentaient un caractère de gravité suffisant pour justifier le licenciement", mais (...) "sans vérifier si le licenciement était en rapport avec son appartenance syndicale et son mandat".

"En n'opérant pas une telle vérification", ceci "est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée", souligne le juge des référés.

Notifié à l'intéressé le 24 juillet, le licenciement de l'élu du CE a entraîné une grève du personnel qui en était mardi à son huitième jour et s'est traduite par l'arrêt quasi-total de la production, selon une source syndicale.

La direction avait déploré ces arrêts de travail paralysant "le fonctionnement" de l'usine gardoise, et ce "au plus fort de la saison". Le salarié étant réintégré, les équipes de nuit devraient reprendre le travail mardi soir, selon cette source syndicale.

 

Perrier Les salariés mettent la pression avant le référé

Le ministère a autorisé le licenciement d'un délégué syndical contre l'avis de l'inspection du travail

La mobilisation se poursuit à la Source Perrier de Vergèze. Le mouvement débuté le 29 juillet contre le licenciement du trésorier du comité d'entreprise à la suite d'une altercation avec un agent de maîtrise hors de l'usine ne s'essouffle pas. Hier matin en gare de Nîmes, aux alentours de 9 h 45, une centaine de salariés distribuait une pétition de soutien concernant « la mesure de licenciement arbitraire contre un représentant du personnel ». A 10 h 30, les délégués CGT et FO remettaient la pétition en préfecture, forte de 1 800 signatures. Ils déposaient également au nom de l'intersyndicale CGT, FO, CFDT, un courrier adressé à Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité, lui demandant de « réviser cette autorisation de licenciement ».
Devant la préfecture, les salariés, et leur banderole "Perrier en grève contre l'injustice", attendent la sortie de leurs représentants. « Les gens ne comprennent pas ce licenciement. Je n'ai pas entendu une seule personne nous dire que c'était normal », assure Jean-Michel, salarié de l'entreprise. A sa sortie, Christian Sommacal, délégué CGT, fait le point sur la rencontre avec le directeur de cabinet du préfet : « Il a été impressionné par le nombre de signatures récoltées en si peu de temps et comprend notre position. Maintenant, on attend la réponse du ministre. » Ce matin, dès 5 heures, le piquet de grève sera reconduit. Les salariés se rendront ensuite en cortège silencieux à la mairie de Vergèze. Pendant ce temps, les représentants du personnel rejoindront le tribunal administratif pour attendre le résultat du recours en annulation de la décision du ministère du Travail, qui devrait être connu en matinée. Le jugement rendu par le tribunal décidera sans doute de la suite du mouvement...

 

Les salariés de Perrier déposent une pétition

à la préfecture de Nîmes

Dans la matinée du 4 Aout, une délégation de salariés de la source Perrier a été reçue à la préfecture du Gard, à Nîmes, et a déposé une pétition signée par quelque 1.700 personnes s'opposant au licenciement, autorisé par le ministère du Travail, d'un élu du comité d'entreprise.Dans ce courrier, les syndicats CGT, CFDT et FO demandent au ministre "de réviser" son autorisation de licenciement du trésorier du CE, autorisation motivée par le "trouble objectif caractérisé" qu'aurait provoqué dans l'entreprise son altercation, en dehors de l'usine, avec un agent de maîtrise."Il est permis de penser que l'information que vous avez reçue est incomplète ou ne reflète pas la réalité", estiment les syndicats.Durant les jours qui ont suivi l'altercation intervenue en octobre 2007, "les lignes d'embouteillage ont produit comme à l'habitude, sans qu'il n'y ait aucun trouble dans le fonctionnement de l'entreprise", assurent-ils.Pour étayer cette affirmation, les syndicats ont recueilli quelque 200 témoignages de salariés. Ils comptent les présenter mardi, lors d'une audience du Tribunal administratif de Nîmes qu'ils ont saisi afin d'obtenir la suspension de la mesure de licenciement.

Le licenciement, rappellent encore les syndicats, n'avait dans un premier temps pas été autorisé par l'Inspection du travail, pour qui le lien entre l'agression et l'activité professionnelle de la victime - invoqué par l'entreprise pour justifier le licenciement pour faute grave - n'était pas établi.Le différend avait valu à l'agent de maîtrise 33 jours d'arrêt de travail, selon la direction de Nestlé Waters Supply Sud qui commercialise la célèbre eau gazeuse.

 

 

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Dimanche 3 août 2008 7 03 /08 /Août /2008 18:56

La droite aime démolir en été

Parlement . La session parlementaire de juillet a été particulièrement chargée en mauvais coups. Du démantèlement de la durée du travail à la réforme des institutions… Inventaire.

Profiter de la langueur estivale pour faire voter des textes controversés : voilà une habitude dont la droite use et abuse depuis 2003. Cette année-là, avant que la passivité du gouvernement face à la canicule n’emporte des milliers de vie, le gouvernement Raffarin avait fait adopter en urgence, en plein mois de juillet, le texte démantibulant le système de retraite par répartition, qui avait jeté des milliers de manifestants dans les rues. Rebelote en 2004. Démonétisé par une déroute historique aux élections régionales, le même gouvernement faisait entériner, au coeur de l’été, son projet de régression sur l’assurance maladie. Au lendemain de l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, en juillet 2007, la première mesure phare du gouvernement Fillon s’apparente à un hold-up. Avec la loi dite TEPA, plus connue sous l’appellation de paquet fiscal, le la de la mandature est donné, avec l’octroi aux privilégiés de 14 milliards d’euros sous la forme de cadeaux fiscaux. « Ces sessions extraordinaires deviennent ordinaires, remarquait, en juin, le Groupe communiste, républicain et citoyen au Sénat. Les conditions d’un débat démocratique ne sont pas réunies dans de telles conditions et les assemblées se transforment en chambres d’enregistrement accéléré. (….) L’attitude du gouvernement (…) relève aujourd’hui de la manipulation des institutions au profit d’une agression libérale que le peuple rejette de plus en plus fortement. » Même dans la majorité, les critiques ont fusé, cette année, sur un ordre du jour d’été surchargé : pas moins de 25 textes et 13 accords internationaux. La députée UMP du Haut-Rhin Arlette Grosskost a récemment concédé qu’il s’agissait là d’une « tactique », « les réactions de la rue étant souvent moins importantes » en juillet. Retour sur la session extraordinaire de l’été 2008, cousue comme les précédentes de régressions sociales et démocratiques.

Temps de travail. L’UMP enterre

les 35 heures

Mardi 8 juillet, l’Assemblée nationale adopte le texte « Travail : démocratie sociale et temps de travail », sur lequel le gouvernement a déclaré l’urgence le 18 juin 2008. Fruit de ce qu’il faut bien appeler une entourloupe du ministre du Travail, Xavier Bertrand, qui a réintroduit, dans un projet de loi sur la représentativité syndicale, des dispositions refusées par les syndicats, ce texte détruit la durée légale du temps de travail en permettant aux patrons de recourir massivement aux heures supplémentaires. Il s’agit bien, selon les termes de Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP, d’en finir avec le « système des 35 heures ». « Les conséquences de ce texte seront extrêmement graves pour les droits des salariés, analyse Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT, dans l’Humanité du 10 juillet. Cette loi vise à instaurer une plus grande subordination des salariés à l’organisation du travail telle que la décideront les employeurs (et à leur offrir) de nouveaux moyens de pression sur les salariés. » « Cette loi est dangereuse parce qu’elle fait disparaître des règles collectives de référence en matière de droit du travail et parce qu’elle fait des droits sociaux un enjeu de concurrence entre les salariés au détriment de leur sécurité et de leur santé », dénoncent aussi dans un communiqué commun les parlementaires PCF, PS et Verts. L’opposition a annoncé la semaine dernière le dépôt d’un recours devant le Conseil constitutionnel.

Chômage.

Les demandeurs d’emploi privés de droits

Le 23 juillet, après seulement une journée de débats à l’Assemblée nationale, la politique de culpabilisation des chômeurs et de détricotage de leurs droits franchit un nouveau seuil avec le vote, toujours en urgence, d’une loi relative aux « droits et aux devoirs des demandeurs d’emploi ». En fait de droits, c’est plutôt un nouveau régime de sanctions que ce texte entérine avec la notion « d’offre raisonnable d’emploi ». Après trois mois d’inscription à l’ANPE, le chômeur serait contraint d’accepter toute offre correspondant à 95 % de son salaire antérieur. Un taux qui passerait à 85 % après six mois, dans la limite d’une heure de transport ou de 30 kilomètres entre le domicile et le lieu de travail. Après un an de recherche d’emploi, un chômeur devra accepter n’importe quelle offre dont la rémunération serait supérieure au montant de son allocation chômage. Impossible désormais de refuser deux « offres raisonnables d’emploi » sous peine d’être radié. « Régression du Code du travail », dénonce le député PCF Maxime Gremetz. Le député PS Michel Issindou estime de son côté qu’il s’agit d’un texte « humiliant pour les demandeurs d’emploi ».

Institutions.

Sarkozy se taille une Constitution sur mesure

À deux malheureuses voix près, dont celle de Jack Lang, seul parlementaire socialiste à avoir approuvé le texte, la révision constitutionnelle voulue par Nicolas Sarkozy est adoptée par le Congrès de Versailles lundi 21 juillet. Un vote arraché au prix de marchandages, promesses, menaces et autres pressions qui ont finalement « convaincu » la plupart des radicaux de gauche et nombre de parlementaires de la majorité pourtant récalcitrants de ne pas s’opposer à ce texte. Lequel ouvre les portes du Parlement au président de la République, dont les pouvoirs, comme ceux de la majorité présidentielle, sont renforcés. Autres critiques de l’opposition : cette « réforme » fige le mode de scrutin antidémocratique pour les élections au Sénat et ménage de vastes zones d’ombre qui permettront à Nicolas Sarkozy de remodeler les institutions par le vote de lois organiques moins contraignantes que le passage devant le Congrès. Adoptée de justesse après l’échec du « compromis bipartisan » avec le PS voulu par l’UMP, ce texte crée « une confusion des pouvoirs comme il n’en existe dans aucune démocratie », selon les termes du sénateur communiste Guy Fischer. Pour le socialiste Arnaud Montebourg, il consacre la « monocratie » d’un chef de l’État qui « monopolise tous les pouvoirs ».

Éducation.

Service minimum à l’école

Une « entrave » au droit de grève inscrit dans la Constitution, dénoncent les sénateurs socialistes qui ont saisi le Conseil constitutionnel contre la loi sur le service minimum à l’école, votée le 23 juillet. Promis par Nicolas Sarkozy le 15 mai dernier au soir d’une journée de mobilisation dans la fonction publique, qualifié de « provocation » par l’opposition, ce texte instaure « un service minimum d’accueil » en cas de grève. Il impose aux municipalités de prendre en charge la mise en oeuvre de l’accueil des enfants dans les maternelles et les écoles primaires dès lors que 25 % des enseignants sont déclarés en grève, ce service étant dans ce cas assuré par des personnels municipaux ou autres (associatifs, par exemple). Cette loi stipule aussi : « Afin de prévenir les conflits, un préavis de grève concernant les personnels enseignants du premier degré des écoles publiques ne peut être déposé par une ou plusieurs organisations syndicales représentatives qu’à l’issue d’une négociation préalable entre l’État et ces mêmes organisations. »

Outre la remise en cause d’un droit de grève honni par Nicolas Sarkozy, la polémique a enflé, dans la dernière ligne droite de l’examen du texte, sur l’application de ce service minimum en cas « d’absence imprévisible d’un professeur ». « Vouloir transformer les écoles en garderie est une perversion grave de leur mission », fait remarquer le député (PCF) Jean-Jacques Candelier.

Économie.

L’ultralibéralisme grimé en « modernisation »

Inspirée du rapport Attali qui a nourri la controverse jusque dans les rangs de la droite, la loi de modernisation de l’économie a été rebaptisée par ses détracteurs « loi Michel-Édouard », du prénom du patron des magasins Leclerc. Un sobriquet qui en dit long sur le lobbying ouvertement exercé par les grandes surfaces et les centrales d’achats pour obtenir dans cette loi des dispositions qui leur sont scandaleusement favorables. Les premières se voient reconnaître, au nom de la « concurrence », la liberté d’installation en dessous de 1 000 m2. Les secondes se voient garantir une position de force avec l’obtention d’une totale liberté de négociation des prix avec leurs fournisseurs. Libéralisation, plutôt que liberté, dénoncée par les petits commerçants comme par les agriculteurs, qui y voient « un pas de plus vers la loi du plus fort », selon les termes de la FNSEA.

Ce texte invente aussi la carte de résidence spécial riches, dont la délivrance est facilitée pour les étrangers apportant une « contribution économique exceptionnelle » à la France. Il ouvre la distribution du Livret A à toutes les banques et consent des avantages fiscaux multiformes aux entreprises. La LME « acte un projet de société où tout devient marchand », a critiqué au Sénat le communiste Guy Fischer. Pour le député (PS) François Brottes, c’est un « paquet fatal » « pour les consommateurs, les commerçants de proximité, les entreprises et les producteurs, le logement social ».

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Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /Août /2008 17:09

Fillon devance la négociation sur l’assurance chômage

Social . Le premier ministre veut imposer une baisse des cotisations chômage aux syndicats et au patronat, et provoque un mécontentement général.

Il ne devrait plus rester grand-chose à négocier lorsque syndicats et patronat aborderont cet automne le renouvellement de la convention UNEDIC. Le premier ministre François Fillon a annoncé mardi, dans une lettre qu’il leur a adressée, la baisse des cotisations chômage et la hausse des cotisations retraite qui doit l’accompagner. Des décisions qui sont normalement du ressort exclusif des négociateurs, chargés de rédiger tous les trois ans une nouvelle convention d’assurance chômage.

UNE HAUSSE prévue EN TROIS éTAPES

Pour renflouer la branche vieillesse de la Sécu, le gouvernement veut une augmentation des cotisations retraite. Comme il ne veut pas se voir accusé d’augmenter les prélèvements obligatoires, il a programmé une « diminution parallèle » des cotisations chômage. Cette hausse se déroulerait en trois étapes : 0,3 % en 2009, 0,4 % en 2010 et 0,3 % en 2011. Dans son courrier, le premier ministre confirme également qu’une « réaffectation de recettes ou de dépenses de la branche famille » permettra « le redressement des comptes de la branche vieillesse ».

Le premier ministre estime que, compte tenu notamment de « l’amélioration apportée à la situation de l’emploi, les marges de manoeuvre dont dispose l’UNEDIC lui permettront de baisser les cotisations d’assurance chômage ». Sans compter le durcissement des conditions d’indemnisation des demandeurs d’emploi, qui a allégé les comptes du régime en privant un grand nombre de chômeurs d’allocations. Malgré tout, l’assurance chômage ne prévoit pas d’éponger complètement son déficit cumulé avant fin 2009-début 2010, et son président a contesté la décision du gouvernement. « C’est une erreur de déshabiller Pierre pour habiller Paul », a estimé Geoffroy Roux de Bézieux.

Les syndicats n’ont pas du tout apprécié de se voir dépossédés de leurs prérogatives. La vice-présidente de l’assurance chômage, Annie Thomas (CFDT), a jugé que l’annonce du premier ministre n’était « pas acceptable », ajoutant : « On a vraiment l’impression qu’en fixant lui-même les baisses et les hausses, le premier ministre tient la main des négociateurs. » La CGT a rappelé que « les excédents de l’UNEDIC » devaient « d’abord servir à celles et à ceux qui, privés d’emploi, ne peuvent pas vivre décemment », jugeant que le gouvernement « franchissait un nouveau pas sur les prérogatives des organisations syndicales ». Pour FO, « il faut prioritairement améliorer le système d’indemnisation et garantir la situation des saisonniers fortement pénalisée par la dernière convention d’assurance chômage ». La CFTC s’est opposée « fermement au siphonnage des excédents de la branche famille au profit de la branche vieillesse », une annonce « indécente de la part d’un gouvernement qui affiche l’ambition d’instaurer un droit opposable au mode de garde de l’enfant ».

« chantage sur la négociation UNEDIC »

Le patronat n’était pas beaucoup plus satisfait : Jean-René Buisson, chargé de la protection sociale au MEDEF, a estimé que le gouvernement faisait un « chantage sur la négociation UNEDIC, puisque si nous ne réduisons pas les cotisations chômage, il y aura une nouvelle hausse du coût du travail » du fait de la hausse des cotisations vieillesse. Pour la CGPME, « s’attaquer aux régimes sociaux gérés par les partenaires sociaux, en se basant sur des scénarios économiques optimistes, revient à remplir le tonneau des Danaïdes, en faisant porter à d’autres le poids de décisions politiques ».

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Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /Août /2008 17:02

La souveraineté alimentaire marque un point

OMC . L’échec des négociations doit pouvoir favoriser une réflexion sur la spécificité des politiques agricoles. Pour que les peuples mangent à leur faim et que la planète se porte mieux.

Les paysans s’affairaient aux moissons et les altermondialistes prenaient leurs vacances d’été. Pascal Lamy jugeait le moment propice pour obtenir à l’arraché un accord sur la libéralisation du commerce international. L’échec de mardi n’en est que plus cinglant. « Nous avons franchi 18 obstacles avant de buter sur le dix-neuvième », a dit le directeur général de l’OMC.

Erreur d’analyse. En exigeant l’application d’un « mécanisme de sauvegarde » pour taxer si de besoin les importations agricoles à bas prix qui risqueraient de ruiner ses paysans, l’Inde a fait jouer la souveraineté alimentaire comme un message politique fort. Contrairement à ce que suggèrent certains commentaires, la négociation n’a donc pas échoué sur un « mécanisme technique ». Il faudra en tirer les leçons.des effets pervers

Jusqu’au 29 juillet 2008, la vision commune du directeur de l’OMC, des pays du G8 et des puissances agricoles émergentes tournées vers l’exportation suggérait une gestion du commerce des denrées alimentaires comme celui des chaussettes, des téléphones portables et des voitures. À Genève, ils raisonnaient encore comme si l’abondance alimentaire à bas prix était acquise, grâce aux vertus magiques du marché libre. Ils occultaient délibérément les difficultés vécues par tant de consommateurs victimes de l’envolée des prix et disaient même que quelques pays favorisés par la nature pouvaient nourrir la planète en faisant jouer sans entrave leurs avantages comparatifs de leur agriculture.

Au-delà des famines actuelles et à venir, on voit sur quoi débouche une telle orientation. Elle favorise les monocultures de rente comme le soja, le maïs, le blé et les élevages concentrationnaires au profit des grandes entreprises agricoles capitalistes et au détriment des cultures vivrières indispensables à la survie des populations rurales de très nombreux des pays. Les mauvaises pratiques agronomiques imputables à ces monocultures provoquent une dégradation accélérée de la fertilité des sols. L’Inde en a fait la douloureuse expérience ces trente dernières années alors que les bouches à nourrir augmentaient de 20 millions par an.

Raison de plus pour ne pas faire la même chose au Brésil, en Argentine, en Australie, aux États-Unis et dans d’autres pays qui font preuve d’une agressivité sans précédent pour détenir l’arme alimentaire. Au-delà des devises à court terme, cette stratégie économique, qui oublie l’agronomie et l’écologie, produit surtout des effets pervers dont la gravité se mesure par des rendements en baisse, des sols gorgés de sel et de pesticides sous le double effet de l’irrigation et des traitements chimiques intensifs. On ne rompt pas impunément avec l’indispensable rotation des cultures que tous les agronomes pratiquent depuis des milliers d’années.

Jamais avant le début de ce siècle on n’avait tant parlé du réchauffement climatique et de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, jamais avant le cycle de Doha, entamé en 2001, l’introduction de l’agriculture dans le grand troc mondial n’avait été aussi porteuse de risques au regard du droit de chacun de manger à sa faim et de vivre dans un environnement préservé.

Course à handicap

Toutes les terres agricoles sont indispensables pour nourrir la population mondiale. Les moins fertiles comme les plus riches. Dans cette course à handicap, il faudra toujours des protections douanières et des pratiques agronomiques respectueuses de l’environnement. C’est le prix du sauvetage de la planète. Le jour où le directeur général de l’OMC et les chefs d’État qui pleurent avec lui sur l’échec de la réunion fractionnelle et orgueilleusement élitiste de Genève auront compris cela, ils pourront reprendre leurs discussions sur de nouvelles bases.

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Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /Août /2008 14:05
Pétrole Total bénéfices

Total fait flamber les bénéfices

En pleine flambée du pétrole, Total annonce huit milliards d’euros de bénéfices net au premier semestre 2008. Le groupe français se réjouit ouvertement de la montée des prix du pétrole.

Le groupe pétrolier français Total a annoncé vendredi avoir dégagé au premier semestre un bénéfice net ajusté de 6,977 milliards d’euros (+15%), porté par les activités d’exploration-production dans un contexte de forte hausse des prix du brut, malgré la baisse continue du dollar.

Le résultat net ressort pour sa part en hausse de 29% à 8,33 milliards, pour un chiffre d’affaires en hausse de 21% à 92,4 milliards d’euros.

"Cette performance a été portée par l’amont (la production, ndlr) qui a démontré une nouvelle fois la bonne sensibilité de ses résultats à un prix des hydrocarbures élevés", s’est félicité le directeur général du groupe Christophe de Margerie.

En revanche, le bénéfice opérationnel net du secteur aval (les pompes à essence et gasoil) a dégringolé de 39% à 898 millions d’euros, car la consommation diminue en raison des prix élevés.

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Jeudi 31 juillet 2008 4 31 /07 /Juil /2008 16:46

Les syndicats entendus par le Conseil Constitutionnel

jeudi 31 juillet 2008

Mercredi 30 juillet le Conseil Constitutionnel a, pour la première fois de son histoire, auditionné les différents syndicats sur un recours déposé par des parlementaires contre une loi, en l’occurrence il s’agissait du texte « portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail. ».

Cette démarche a permis à la CGT d’exprimer son point de vue sur les problèmes posés par cette nouvelle loi, particulièrement sur les questions de prise en compte des salariés mis à disposition (voir communique CGT du 23/07/08) ainsi que sur le temps de travail. Forts des arguments que nous élaborons depuis plusieurs années, nous avons souligné la nécessité de la participation des salariés sous traitants à la vie de l’entreprise où ils travaillent. Puis, nous avons réitéré nos inquiétudes et notre opposition quant aux dispositions sur le temps de travail indiquant que les mesures concernant les heures supplémentaires, les conventions de forfait ou encore l’annualisation du temps de travail, sont autant de recul pour les droits et garanties collectives des salariés.

Cette action s’inscrit dans celles déjà menées et à venir pour une prise en compte pleine et entière des salariés mis à disposition et la défense du droit de tous les salariés à un temps et une organisation du travail conciliable avec une vie personnelle épanouie.

Salariés sous-traitants mal traités

mercredi 23 juillet 2008

La loi portant « rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail » est en cours d’adoption. Une partie de son article 3, totalement étrangère au contenu de la position commune, vient bouleverser les règles des élections professionnelles concernant les salariés mis à disposition. Elle comporte le risque de limiter voire de supprimer les institutions représentatives de personnel et les représentants du personnel en excluant les salariés des entreprises sous-traitantes.

Jusqu’à maintenant, tout salarié présent dans l’entreprise, qu’il soit ou non mis à disposition (sous-traitant ou prestataire), était pris en compte dans l’effectif, électeur et éligible dans des conditions identiques. La loi en cours d’adoption précise pour les délégués du personnel : « Art. L. 2314 18 1. – Pour les salariés mis à disposition qui remplissent les conditions mentionnées au 2° de l’article L. 1111 2, la condition de présence dans l’entreprise utilisatrice est de douze mois continus pour être électeur et de vingt-quatre mois continus pour être éligible. Les salariés mis à disposition, qui remplissent les conditions mentionnées au premier alinéa, choisissent s’ils exercent leur droit de vote et de candidature dans l’entreprise qui les emploie ou l’entreprise utilisatrice. » Pour le Comité d’entreprise, les travailleurs mis à disposition ne pourront plus être éligibles. (article L 2324-17-1)

Le législateur choisit donc maintenant de traiter différemment les salariés travaillant dans une même entreprise, selon qu’ils sont sous traitants ou non, alors qu’ils sont soumis aux mêmes conditions de travail.
Pour se justifier, le Gouvernement avance notamment l’idée que le système actuel engendre des situations de double vote (vote dans l’entreprise employeur et dans l’entreprise utilisatrice). Cette allégation nie la réalité de la mise à disposition. Il ne s’agit pas de voter deux fois pour la même finalité, mais de voter pour des questions différentes : dans l’entreprise qui les emploie, les salariés participent par leur vote à la détermination de leur salaire, leur formation, leur carrière, alors que dans l’entreprise où ils travaillent effectivement, ils votent pour leurs conditions de travail et de sécurité dont l’entreprise utilisatrice a la maîtrise.

Mais le véritable objectif de ces nouvelles dispositions est ailleurs : l’exclusion des effectifs supprime ou limite les institutions représentatives et les représentants du personnel ! Par exemple, lors des élections professionnelles d’AIRBUS à Toulouse en 2007, l’entreprise comptait 12 645 salariés et 6 321 salariés sous traitants. Avec la nouvelle loi, l’effectif pris en compte pour déterminer institutions représentatives et nombre de représentants du personnel sera drastiquement diminué, si tout ou partie des 6 321 sous traitants travaillant pour Airbus en est exclu.

Cette loi est une atteinte à la démocratie dans l’entreprise et ses conséquences sont particulièrement inquiétantes concernant la santé et la sécurité. De nombreuses enquêtes suite à des accidents graves ont dénoncé l’insuffisance de prise en compte des salariés mis à disposition. Cette carence sera fortement aggravée par ces nouvelles dispositions.

Le Medef peut se féliciter d’avoir trouvé des relais au sein du gouvernement et du parlement pour des dispositions qu’il réclame depuis plus de vingt ans au travers de divers rapports, propositions de lois ou réformes législatives visant à exclure des salariés des effectifs des entreprises. Il a pourtant été désavoué à deux reprises par le Conseil constitutionnel et diverses actions judiciaires. Il n’est pas acceptable que les salariés les plus exposés soient encore plus fragilisés. La CGT prendra toutes les initiatives susceptibles de rétablir tous les salariés dans leurs droits quelle que soit la nature de leur employeur.

 

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Jeudi 31 juillet 2008 4 31 /07 /Juil /2008 09:33

Le taux de chômage augmente de 0,2 % en juin, selon Bercy

 

Le nombre de chômeurs inscrits à l'ANPE en catégorie 1 a enregistré une nouvelle hausse en juin, augmentant de 0,2 % par rapport à mai, à 1,906 million de demandeurs d'emploi, a annoncé, mercredi 30 juillet, le ministère de l'emploi. La catégorie 1 de l'ANPE ne retient que les personnes cherchant un emploi à temps plein en CDI et n'ayant pas travaillé plus de 78 heures dans le mois écoulé.

Depuis le début de l'année, c'est la quatrième hausse mensuelle des inscriptions à l'ANPE, avec janvier (+ 0,7 %), mars (+ 0,4 %) et mai (+ 0,3 %). En juin, le nombre de chômeurs inscrits en catégories 1, 2 et 3 hors activité réduite, prêts à accepter également un temps partiel, un CDD ou un intérim, a également augmenté par rapport à mai (+ 0,1 %) et est repassé au-dessus de la barre des deux millions.
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Jeudi 31 juillet 2008 4 31 /07 /Juil /2008 09:25

42 % des Français ne partent pas en vacances cet été

D'après une étude IFOP publiée jeudi 31 juillet dans L'Humanité, 42 % des Français ne partiront pas en vacances d'été, soit 10 % de plus qu'en 2005. Les ouvriers et les employés sont les plus nombreux à avoir renoncé à prendre des congès d'été. 41 % des ouvriers et 47 % des employés ne sont pas partis en juillet et ne partiront pas en août. En 2005, seul 20 % des ouvriers et 34 % des employés y avaient renoncé. Principale raison invoquée : la hausse des prix et la baisse du pouvoir d'achat, le problème "le plus important aujourd'hui pour la France" pour 45 % des personnes interrogées par l'IFOP.

Ces moindres départs pèsent certainement sur le début de saison touristique, en demi-teinte selon les données recueillies par l'AFP. En juin, les réservations ont baissé de 7 %, et de 21 % pour les séjours dans l'Hexagone, selon l'Association des tour-opérateurs français. L'activité des hôteliers s'est stabilisée en juillet, voire a légèrement reculé par rapport au même mois de 2007, qui a été une bonne année.

Par secretaire de section
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le programme partagé du front de gauche

et le livre de pierre laurent secretaire du PCF

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Comité de soutien Gardois à Jean-Luc Mélenchon

Parce que nous partageons le projet « l'Humain d'abord » porté par le Front de Gauche et ses candidat(e)s aux élections présidentielle et législatives de 2012,

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Nous soutenons et appelons à soutenir Jean-Luc Mélenchon ,

Candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle.

 

Un autre avenir est possible, l'humanité a, dans son histoire, surmonté de nombreuses crises. Notre peuple a su renverser des montagnes pour défendre les idées de liberté et d'égalité. La racine des problèmes actuels se trouve dans la domination sans partage du capital financier sur le monde. Alors, osons affronter le système financier, ceux qui le dirigent et en profitent. Nous retrouverons rapidement un avenir. Le problème est politique. Pour résoudre la crise, nous devons reprendre le pouvoir par une révolution citoyenne. Que le peuple, à la faveur d'une 6èmeRépublique, exerce le pouvoir pour de bon. La présidentielle et les législatives de 2012 peuvent en ouvrir le chemin. Le programme initié par le Front de Gauche peut y contribuer, non pas comme un recueil de solutions toutes faites, mais comme un outil visant à rendre majoritaires dans notre pays 2 objectifs : Rompre avec les politiques suivies ces dernières années.et reconstruire à partir de l'humain, de ses besoins, de ses aspirations. Pour cela le peuple doitintervenir. Il est le seul à même de décider de l'intérêt général. Partager les richesses, reprendre le pouvoir aux banques, mettre en œuvre une planificationécologique, produire autrement, construire la 6ème République, partager le savoir, s’épanouir par les arts, la culture et les pratiques culturelles.

 

METTONS NOS FORCES EN COMMUN

 

Renvoyer à

fdg30melenchon2012@gmail.com

Comité de soutien porté notamment dans le Gard par les 6 candidat(e)s du Front de Gauche aux législatives : Sylvette FAYET pour la 1ère  circonscription ; Danielle FLOUTIER, 2ème circonscription ; Charles MENARD, 3ème  circonscription ; Edouard CHAULET, 4ème  circonscription ; Jean-Michel SUAU, 5ème  circonscription ;  Martine GAYRAUD, 6ème circonscription


Sylvette Fayet, Conseillère Municipale Communiste de Nîmes, Candidate dans la 1er Circonscription du

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«Sarkozy n'a pas tenu ses promesses.»

 

Partagez-vous l'analyse de Nicolas Sarkozy, pour qui le chômage serait la faute des chômeurs que du manque d'emploi ?

Bien sur, je ne partage pas cette vision des choses et jr trouve les propos du président de la république particulièrement indécent à la fin d'un mandat au cours duquel il avait pourtant promis de réduire le chômage. Non seulement, il n'a pas tenu ses promesses mais le chômage a considérablement augmenté. C’est particulièrement sensible dans le Gard et à Nîmes ou le nombre de chômeurs est plus élevée que la moyenne nationale.

 

Quelle solution préconise le front de gauche ?

Elles passent par la formation des jeunes et notamment celle aux nouveaux métiers. Je pense par exemple aux métiers qui se développent dans le secteur du développement durable ou des nouvelles énergies. Le gouvernement qui n'a pas mis les moyens pour former les jeunes à ces nouveaux métiers a préféré miser sur le développement du secteur tertiaire. Or, cela ne répond en rien à l'avenir du pays. Il faut ensuite dé-précariser les emplois. Des milliers de femmes ne sont pas prises en compte parmi les demandeurs d'emplois mais touchent des salaires de misères pour des emplois précaires. Ensuite, il y a, certes, à mener la nécessaire ré industrialisation du pays mais il convient également  de développer l'aide à l’agriculture. Nombre d'agriculteurs sont en très difficultés, et ne peuvent plus vivre de leur métier.

 

Certains dénoncent les charges qui pèsent sur l'entreprise et donc l'emploi....

dans ce domaine, il faut faire le distinguo entre les petites et les grandes entreprises. Total vent par exemple  d'annoncer des profits colossaux alors même que cette entreprise est exonérée de charge et que dans le même temps des petites entreprises ou des artisans qui rencontrent de graves difficultés ne sont pas aidés. Le gouvernement n'a pas effectue les bons choix ; il a exonéré de charges les grandes entreprises sans aucune contrepartie. Sans compter que très souvent banque ne jouent pas le jeu.

 

les elus Front de Gauche au

6c76e3d576

 

Christian BASTID 

Conseiller général

Nîmes III

Conseiller municipal

04 66 76 77 79

Fax 04 66 76 79 48

christian.bastid@gard.fr

 

Budget du logement,une honte pour notre pays

 

15,5%, soit 3 millions d’euros. C’est la baisse annoncée des crédits de l’Etat pour la construction de logements sociaux en Languedoc-Roussillon en 2012 (passant de 19,29 à 16,29 millions d’euros).

 

Selon le Comité Régional de l’Habitat, cette somme permettra tout de même de participer au financement de 4 690 logements et de satisfaire « toutes les demandes des bailleurs ».

 

Voilà une affaire bien réglée avec, d’un côté des élus de droite qui font tout pour bloquer la construction de logements sociaux (voir la liste des communes gardoises en infraction avec la loi SRU) et de l’autre, un gouvernement de droite qui réduit chaque année les crédits consacrés au logement social.

 

4 690 logements pour tout le Languedoc-Roussillon, c’est un chiffre à mettre en relief avec les besoins gardois (estimés à 55 000 logements supplémentaires sur les 10 prochaines années) et nîmois avec encore 4 000 familles en attente d’un logement.

 

3 millions d’euros de crédits d’Etat supprimés, c’est un chiffre à comparer avec l’effort du Conseil général en la matière : près de 6M€ par an.

 

Clairement, le budget de l’Etat pour le logement social, voté par le député Lachaud et le sénateur Fournier, est loin des enjeux de nos territoires, très en retard en la matière et des besoins d’une population extrêmement touchée par la crise sociale. Selon la Fondation Abbé Pierre, ce sont 10 millions de français qui sont frappés, à différents niveaux, par la crise du logement.

 

Ce budget est une véritable honte pour notre pays.

 

 

Christian BASTTID

la télé PCF

CDH

 

CDH Vistrenque

L'HUMANITÉ du DIMANCHE

Un journal à vos côté

16 février 2012 
au

   22 février 2012

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Europe. 5 millions de pauvres en un an

Le nombre de pauvres dans l’UE est passé de 79 millions l’an dernier à 84 millions cette année (soit 17 % de la population). Et du fait de la crise, « les nouvelles données, risquent d’être plus inquiétantes », prévient le commissaire à la Santé. C’est surtout une question de politique répond la plate-forme sociale, réseau européen d’ONG. Conny Reuter, son président, pose la question. « Gouvernance économique, qu’est-ce que cela signifie ? Privilégier la réduction de la pauvreté ou respecter le Pacte de stabilité ? »

 

octobre2010

 

Europe GABIN VISIONNAIRE

http://www.dailymotion.com/video/x970st_europe-gabin-visionnairey_news

MUMIA ne sera pas execute ENSEMBLE,SAUVONS MUMIA

          ENSEMBLE,
 SAUVONS
MUMIA


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Collectif Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal

rassemblant une centaine d’organisations et de collectivités publiques françaises

MEMBRE DE LA COALITION MONDIALE CONTRE LA PEINE DE MORT

43, boulevard de Magenta 75010 Paris - TEL : 01 53 38 99 99 - FAX : 01 40 40 90 98 - E MAIL : abujamal@free.fr

http://www.mumiabujamal.com

 

MUMIA ne sera pas execute

  la peine de mort est commuee en prison a vie

Telle est la consequence de la decision du procureur Seth Williams qui a annonce hier qu`il renoncait a saisir la justice de Pennsylvanie pour un nouveau proces.
Cette decision - rendue public au moment meme ou nous rencontrions Mumia dans le couloir de la mort - met un terme a 30 ans d`acharnement judiciaire pour tuer Mumia.
C`est une grande victoire a mettre a l`actif de la mobilisation internationale et de la defense. Mumia remercie tres chaleureusement les soutiens francais qui ont contribue a cette victoire.
Avant meme de connaitre cette decision, Mumia nous confiait sa ferme intention de poursuivre le combat pour faire reconnaitre son innocence. C`est dans ces conditions nouvelles et avec cet objectif que ses soutiens du monde entier continueront a agir.
La peine de mort ecartee, c`est desormais le deni de justice qui doit etre reconnu et Mumia libere, comme l`a declare le prix Nobel de la paix Desmond Tutu.


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