BAN : Après l'annonce officielle de la fermeture : les réactions
L'officialisation par le Premier ministre
François Fillon, et le ministre des Armées, Hervé Morin, de la fermeture, d'ici 2011, de la Base aéronavale de Nîmes-Garons (1 358 personnes) provoque une vague de réactions. En voici l'essentiel
:
Jean-Paul Fournier, président de Nîmes Métropole : « Vigilance sur les personnels civils et le fonctionnement de la tour de contrôle. » « Je regrette
profondément cette fermeture. Je pense à cet instant à l'ensemble des officiers, sous-officiers, marins et personnels civils de la Ban qui ont tant donné à notre territoire depuis plus de 40 ans.
Je constate cependant avec satisfaction que mes interventions et celles d'un grand nombre d'élus du Gard auprès du gouvernement, ont été partiellement entendues puisque la ville de Nîmes demeure
une base militaire de première importance. D'abord parce qu'elle accueillera le 503e Régiment du train dont les effectifs (1 112 hommes) sont équivalents à ceux existant actuellement ; ensuite
parce que Nîmes deviendra ainsi une véritable base de défense dont l'effectif demeurera de 5 500 hommes, gendarmerie incluse.
« Je demeure vigilant quant à l'avenir des personnels civils et le maintien du fonctionnement de la tour de contrôle de l'aéroport. Je serai particulièrement attentif aux mesures de compensation
qui ne manqueront pas d'être prises, au vu des engagements que j'ai pu obtenir. Le plus important, c'est l'engagement que la gestion des services aéroportuaires sera assurée par l'armée jusqu'à
ce qu'une solution définitive soit trouvée. Gardant à l'esprit le maintien des entreprises de la zone aéroportuaire, ma priorité demeure le maintien de l'aéroport
civil.»
Damien Alary, président du conseil général du Gard, vice-président du conseil régional : « Maintenir et développer les emplois. » « Je prends acte avec déception du départ des effectifs de l'aéronavale. Ces grands professionnels ont largement contribué au développement de la plateforme aéroportuaire. Les efforts de tous vont permettre, avec l'arrivée du régiment du train, de conserver l'activité civile de l'aéroport. La sauvegarde des emplois, ceux de la gestion de l'aéroport comme ceux des entreprises de maintenance ou des services aéronautiques, était et reste la priorité du conseil général. Dans le même esprit de défense de l'intérêt général, au-delà des clivages politiques, nous devons continuer à travailler pour maintenir l'emploi.» Par ailleurs, le président du conseil général s'inquiète de l'impact économique de la fermeture : « Nicolas Sarkozy s'est présenté comme le défenseur du pouvoir d'achat. La réduction des effectifs de l'armée ne va certainement pas dans ce sens. »
Groupe des élus communistes de Nîmes : « C'est la liquidation des entreprises et des emplois. » « Nicolas Sarkozy et Jean-Paul Fournier avec Yvan Lachaud, ont décidé d'être les liquidateurs de la vie économique nîmoise. La fermeture de la Ban Nîmes-Garons, ce n'est pas seulement le remplacement d'un régiment par un autre, c'est la disparition des emplois civils, des entreprises sous-traitantes et, bientôt, l'arrêt du trafic aéroportuaire. C'est contre cette politique de liquidation de nos entreprises et de nos emplois qu'il nous faut lutter ensemble. « Les élu(e)s communistes sont disponibles pour prendre toutes les initiatives utiles pour Nîmes et sa population. En particulier pour soutenir les revendications des personnels civils de la Ban, dont le maintien de l'emploi est nécessaire au maintien d'un aéroport civil. Au "laissez faire, laissez passer" de Fournier et Lachaud, nous pouvons opposer une volonté de voir la région nîmoise se développer grâce à ses atouts. »
Olivier Lapierre, maire et conseiller général de Saint-Gilles : « Des conséquences catastrophiques. » « Si nous pouvons comprendre les efforts d'économie budgétaire que mène courageusement le gouvernement, nous restons très inquiets de la décision de fermer, à l'horizon 2011, la Ban située sur la commune de Saint-Gilles. Certes, des mesures de compensation ont été prévues en programmant l'arrivée prochaine d'un régiment du train, qui compensera pour partie le départ des salariés civils et militaires. Certes, la tour de contrôle restera ouverte grâce à la présence maintenue de 150 miliaires, ce qui permettra à l'aéroport de maintenir une activité civile régulière et aux entreprises aéroportuaires de conserver un fonctionnement correct. Toutefois, nous restons très inquiets concernant l'avenir de l'aéroport et de ses personnels civils. Si nous pouvons comprendre que le bruit des Rafales puisse constituer une gêne pour les riverains, nous considérons tout de même que les conséquences économiques de cette décision sont catastrophiques. Elles ne nous apparaissent pas proportionnées aux contraintes que le bruit des avions engendrait. Nous restons très mobilisés et nous nous battrons pour obtenir les compensations que nous estimons nécessaires. »

Les prix des fruits
et légumes ont fortement augmenté depuis juin 2007, respectivement de 17,9% et de 11,1%, en raison notamment des mauvaises conditions météorologiques qui ont entraîné une faiblesse des
livraisons, indique vendredi l’Insee. « Les dégâts causés par le gel et les pluies, ainsi que la réduction du verger de pêches expliquent la faiblesse des arrivages de pêches et d’abricots
et la hausse des cours (respectivement de +23,8% et de +53,6% en glissement annuel) », indique l’Insee dans un communiqué.
Défense .
François Fillon a présenté le nouveau formatage de l’armée : 54 000 suppressions de postes et fermeture de 83 unités.
L’opinion
de Roger Tirlicien, vice-président PCF de la région Lorraine.
Les
parlementaires des trois formations affirment que la loi qui détricote les 35 heures est une «atomisation des règles du droit du travail en matière de santé et de sécurité des salariés (et) porte
atteinte à la conception sociale de notre République».
« Ce qui est choquant, c’est le mensonge… » : une déclaration des sénateurs communistes au lendemain du vote de la réforme des institutions à une voix
près. Mensonge sur le contenu. Mensonge aussi sur le prétendu succès remporté par le clan Sarkozy. Le ton est donné par la droite. Mais aussi par les médias, dont on mesure de jour en jour la
nature des liens entre les puissances financières qui les détiennent et le président de la République lui-même. Un mensonge dont Jack Lang, de manière délibérée ou instrumentalisée, est devenu la
pierre angulaire de l’entreprise de désinformation. Grâce à lui, en effet, l’opération de communication de l’Élysée a parfaitement fonctionné. Au point de réussir une ahurissante campagne
idéologique. Celle-ci vise à transformer le vrai revers de Sarkozy en crise ouverte au sein du PS. Le président de la République ne parvient-il à faire adopter sa réforme qu’à une voix
près,
Minima sociaux . Les
Échos évoquent un report du revenu de solidarité active à la fin de 2009, en raison de « contraintes budgétaires ».
Salaire . Le Conseil d’analyse économique juge le SMIC trop élevé et propose de revoir à la baisse sa revalorisation annuelle.
Le gouvernement prévoit la
suppression de 83 sites ou unités militaires à travers la France à partir de 2009, ainsi que 33 déménagements d'une ville à l'autre, selon le "plan de modernisation de la Défense" dévoilé jeudi
par le Premier ministre François Fillon.

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