Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /Juil /2008 15:59

Le Parlement français réunit en Congrès a voté, à une voix près, le projet de réforme de la Constitution.

Le Parlement qui, depuis une année se voit méprisé, bafoué et martyrisé par le Président de la République, lui a pourtant accordé majoritairement sa confiance.

La quasi-disparition du rôle du Premier ministre n’a pas eu besoin de modification de la Constitution, des projets annoncés par le Président lui-même sans consultation du Parlement, voilà dans les faits toute la considération qu’il porte à la représentation nationale.

Si, comme le prétendent les leaders de l’actuelle majorité, cette modification revêtait une telle importance, pourquoi ne pas avoir donné la parole au peuple par voie référendaire ? Sans doute avaient-ils peur de son jugement.

De fait, de ces maigres modifications, les français retiendront que le Président de la République aura une tribune supplémentaire. En revanche, ils ne manqueront pas de remarquer l’absence, malgré les promesses présidentielles, d’inscription dans la Constitution du droit de vote des résidents étrangers. Quant à lui, le mode de scrutin proportionnel se voit renvoyé sine die.

Si nous avions estimé qu’il s’agissait d’un pas, même mineur, vers un rééquilibrage des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif, nous aurions pu avoir un regard différent. Mais, l’année écoulée, le comportement du Président et de son gouvernement, démontrent à l’évidence que l’hyperprésidentialisation vient de franchir une nouvelle étape.

Contrairement aux déclarations de la majorité, cette réforme constitutionnelle n’est pas la dernière. C’est bien d’une toute autre Constitution dont la France a besoin, pour rapprocher les citoyens de leurs institutions.

Parti communiste français

Paris, le 21 juillet 2008.

Par secretaire de section
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Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /Juil /2008 15:50

   A propos du projet et du féminisme

  

Concernant notre projet, Marie George Buffet écrit dans sa contribution du 9 juillet : « Notre projet doit être celui d’une société d’épanouissement individuel de liberté et de solidarité. Pleine égalité des droits, refus de toute domination, l’émancipation des femmes gravement remis en cause en ce début du 21° siècle fait du féminisme un de nos combats existentiels. »

Je partage totalement ces propos et je pense que cette question n’est pas suffisamment pris en compte dans notre parti, elle est même le plus souvent négligée. Souvent la seule domination reconnue est celle du capitalisme, alors que deux pouvoirs s’alimentent et se renforcent dans le monde : le patriarcat et le capitalisme. C’est pourquoi vaincre la société patriarcale doit être un des moteurs de notre projet. Certes dans la mondialisation capitaliste l’exploitation des femmes est très diversifiée selon le pays, les cultures, mais leur subordination, leur infériorisation est toujours, hélas, une continuité de l’histoire. Il est commun de dire que rien n’est jamais acquis définitivement pour les femmes, nous le vérifions chaque jour ici, en Europe et dans le monde.

De plus les femmes vivent souvent douloureusement la lenteur de l’évolution des mentalités et la rapidité des changements de la vie courante, même si leur lisibilité dans la société est maintenant acquise, elles se sentent tiraillées en permanence et perçoivent toujours, le poids de la domination masculine. L’image qu ‘elles se font d’elle-même en est souvent brouillée, leur vie est faite, même de nos jours, de trop de renoncements, de doutes et de repli sur soi.

Elles sont les premières victimes de la violence économique : salaire moyen inférieur de 25% à celui des hommes, elles occupent en Europe 80% des emplois à temps partiel, dans toute l’Europe aujourd’hui les inégalités salariales sont criantes et majorées par des orientations scolaires    vers des cursus d’emplois à dominante féminine souvent précaire, des salaires individualisés à partir de critères de disponibilité sur lesquels pèsent la gestion du quotidien. Plus la société est en crise, plus cela aggrave les inégalités entre femmes, et bien sûr entre les hommes et les femmes. A cela s’ajoute, quel que soit l’emploi, l’enjeu de tout concilier, vie familiale et vie professionnelle, il s’agit pour elles de cumuler en permanence avec beaucoup de difficultés.

Les enquêtes menées en France dans le cadre d’une étude européenne sur les personnels soignants, un secteur que je connais bien, confirment que 72% des soignantes vivant en couple disent assumer seules la totalité des tâches ménagères et leur situation est, bien sûr,  aggravée par la monoparentalité ou le cumul emploi, vie familiale et responsabilité parentale rend leur vie très difficile.

Les femmes subissent aussi les violences conjugales c’est un sujet encore trop d’actualité ; le combat que mène notre parti avec d’autres est primordial. Je ne rallonge pas mon propos à ce sujet.

La situation des retraitées est aussi très aggravée, les femmes constituent, tout secteur confondu, la totalité des retraités pauvres. Ce constat est corroboré par une étude faite par l’institut d’étude politique de Bordeaux,  à la demande de la caisse de retraite CNRACL (Caisse de Retraites des Territoriaux et Hospitaliers) dans laquelle je siège avec un mandat syndical, étude faite à partir de la population des allocataires du fond d’action sociale de cette caisse : ce sont essentiellement des femmes, seules, veuves ou en invalidité qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Je pourrais décliner plus longuement la situation faite aux femmes chez nous, en Europe et dans le monde en ce début du 21° siècle. Beaucoup a déjà été dit et écrit, tous ces combats donnent un sens au projet que l’on veut construire.

L’égalité entre hommes et femmes nécessite un nouveau contrat social qui prenne réellement en compte toutes ces questions ainsi que la question des services publics d’une manière plus large qu’aujourd’hui.  En effet l’utilisation des femmes dans le cadre de la famille pour accomplir les tâches qui concernent les soins et les services à la personne permet au Gouvernement de décliner sa responsabilité et de remettre en question les services publics existant en se gardant bien de réfléchir à la création d’autres services publics qui permettraient aux femmes d’assumer pleinement leur vie au travail et familiale sans cumuls ni contraintes.

Le féminisme est un mouvement de transformation qui n’attend pas le grand soir. « Il se construit en même temps qu’il transforme la société » écrivait  Sabine Salmon, présidente de femmes solidaires, dans l’Humanité du 8 mars 2007. C’est pour cela aussi que le communisme est un féminisme et qu’on ne peut concevoir un projet de société sans avancer profondément sur ce sujet. Notre projet est celui d’une société d’émancipation en pleine égalité de droit. C’est donc un autre fonctionnement de la société qu’il faut promouvoir, tenant compte des différences de genres (féminin/masculin) et donc luttant contre toutes les discriminations de genre dans la sphère sociale comme privée.

Cela nécessite des choix et des actes politiques, vaincre la société patriarcale ne peut se payer de mots !

La participation des femmes en tant que sujets sociaux dans la détermination des normes qui régissent la société est une clé qui peut permettre d’instaurer enfin une vraie démocratie de genre. Le concept de parité en est un des moyens, appliqué à tous les échelons de responsabilités  y compris de notre parti  et bien sûr au moment des élections.

Il y a encore du chemin à faire en la matière : l’observatoire de la parité avait remis un rapport d’évaluation de l’application de la loi il y a six ans le constat était affligeant. Aujourd’hui qu’en est-il ? Le décalage entre taux de candidates est celui d’élues est encore trop important. Les raisons sont connues, là où on espère gagner, on met le plus souvent des « pointures » de la politique c’est à dire un homme qui a un à deux mandats, là où les chances sont moindres les partis politiques choisissent prioritairement des femmes, faisant vivre ainsi le postulat selon lequel seul les hommes seraient des candidats naturels de la victoire. Ce rapport soulignait aussi les retards considérables dans certaines régions comme le Languedoc-Roussillon, on peut d’ailleurs noter des reculs lors des dernières élections municipales et cantonales notamment dans mon département.

Enfin, prendre des responsabilités politiques dans une société dominée par le patriacart est, encore de nos jours, très difficile. C’est une réalité que je vérifie au quotidien en tant que femme et dirigeante politique. Ce constat me conduit souvent à m’interroger sur les raisons d’une évolution si lente des mentalités, même chez nous, alors que nous cherchons à construire une société d’émancipation humaine. Je constate souvent qu’il s’agit plus d’un conditionnement culturel, historique et, où « machiste » qui relève souvent de l’automatisme et génère des situations d’incompréhension, voire de « goujaterie », pas toujours facile à vivre même si j’en connais les raisons. Pour l’avenir des idées que nous portons nous devrons bien, ensemble, dépasser tous ces obstacles et ces blocages car nous ne pourrons pas contribuer à changer la société sans changer nous-mêmes, c’est pour cela qu’il me semble fondamental de travailler en profondeur cette question dans le cadre de la préparation de notre congrès.

 

Martine Gayraud

Secrétaire Générale de la fédération du Gard

Membre de l’exécutif national

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Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /Juil /2008 15:41

Roger Martelli

              « La rupture ou la disparition »

PCF . L’historien Roger Martelli propose une nouvelle construction politique rassemblant toute la gauche critique pour disputer l’hégémonie au Parti socialiste.

Début d’été studieux pour les communistes. À moins de six mois de leur 34e Congrès, l’heure est aux premières « contributions », ces textes où les militants expriment leur propre vision avant l’élaboration d’une « base commune » soumise au débat de tous. Après la contribution de Marie-George Buffet et celle d’André Gerin, Roger Martelli, historien et membre du comité exécutif national du PCF, développe une opinion partagée par le collectif des communistes unitaires dont il est l’un des animateurs. « J’ai joué le jeu, précise-t-il, je m’exprime dans cette contribution à titre personnel. »

Les communistes doivent trancher une question qui aura des conséquences telles que le congrès ne peut se dérouler selon les normes habituelles, énonce d’emblée Roger Martelli. En effet, « les conditions d’un choix communiste pleinement maîtrisé ne sont pas réunies . De fait, aucune option sur l’avenir du PCF n’est en état de recueillir une majorité significative », analyse-t-il. Alors, un congrès pour ne rien décider ? Au contraire, selon le scénario proposé dans sa contribution, dans une première phase, les communistes devront dire s’ils estiment que la crise qui frappe le PCF est « conjoncturelle » et s’il suffit de procéder à des réformes tout en conservant le cadre existant. Ou s’ils considèrent que la crise actuelle est de nature structurelle et s’il faut s’atteler à une autre construction politique. Dans ce cas, devrait s’ouvrir une nouvelle étape du débat, qui prendra obligatoirement plusieurs mois. Il s’agira de reconsidérer l’ensemble de l’édifice, « de faire le tri entre ce qui n’a plus de raison d’être et ce qui peut rester, et réinsérer les acquis dans une forme nouvelle ». Mais il ne faut pas brûler les étapes, le congrès de décembre devrait être consacré à l’évaluation, au diagnostic et au choix du remède : « adaptation » ou « transformation ».

Roger Martelli est un partisan résolu d’une rupture franche. « Si nous n’allons pas jusque-là, nous explique-t-il, l’expérience montre que ce qui l’emporte, c’est l’immobilité, l’asphyxie et de fait ce sera la liquidation de cette tradition originale qui a été celle du communisme politique en France au XXe siècle. » La contribution préconise une « véritable révolution interne qui fasse passer d’une ère à une autre, d’une forme à une autre ». Au terme de ce changement, le Parti communiste autonome aura cessé d’exister : « Le communisme devrait continuer à vivre mais pas sous la forme de l’actuel PCF », écrit Roger Martelli. « Trop d’occasions manquées de rénover le Parti communiste ont affaibli, épuisé la partie de la gauche la plus critique et conduit au déséquilibre dans le rapport de forces avec le Parti socialiste », explique-t-il. La gauche de transformation sociale est enserrée. dans une « double tenaille » avec d’un côté un Parti socialiste hégémonique « qui va continuer à se recentrer », et de l’autre une extrême gauche qui confond radicalité et refus solitaire et « écarte toute logique de rassemblement à gauche ». Cette configuration pourrait théoriquement ouvrir un espace au PCF, dont l’originalité a toujours été « le mariage de la critique radicale et de l’implication créatrice dans la société et les institutions », mais, pour Roger Martel, il n’en sera rien. Le PCF est désormais faible pour desserrer seul l’étau de la tenaille. Pour y parvenir, il faut créer un pôle critique de gauche à vocation majoritaire.

Quelles formations peuvent faire partie de cette nouvelle construction ? Roger Martel estime que les forces existent pour mener ce combat avec les communistes ; elles vont de la gauche du Parti socialiste à l’extrême gauche, incluant des écologistes et des républicains progressistes. Les succès de la gauche allemande (Die Linke), née de la rencontre entre le PDS, de tradition communiste est-allemande, et un courant animé par des syndicalistes en majorité de l’Ouest contestant l’orientation libérale de la direction du SPD, suscitent l’intérêt. « C’est dans cette direction qu’il faut aller », résume Roger Martelli.

Roger Martelli veut calmer les inquiétudes sur le risque de dissolution de l’originalité communiste au sein d’une structure composite. « Pour moi, dit-il, rien n’est pire que ce qui est arrivé au Parti communiste. » « On agite le spectre de la liquidation, mais je constate que le processus dans lequel notre parti est engagé, c’est la liquidation. Je suis prêt à examiner toutes les hypothèses, dès lors que nous aurons pris la décision d’une rupture, sans laquelle nous disparaîtrons. »

 

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Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /Juil /2008 15:13

La résistance de la Compagnie du Mont Lozère

RESTRUCTURATION. Les salariés de cette conserverie gardoise entament leur 45e jour de grève contre la fermeture de leur usine.

« On est vraiment des Touareg, jour et nuit sous notre toile de tente, sans chauffage, sans électricité », raconte Gilles Becu, délégué syndical CGT de la Compagnie du Mont Lozère (CML). Depuis quarante-cinq jours, les 26 salariés de cette conserverie de champignons, fruits rouges et châtaignes tiennent leur piquet de grève à Branoux-les-Taillades, dans le Gard, au bord de la N106. Ils ont cessé le travail le 6 juin, quand ils ont appris que leur maison mère, le groupe France Champignon, entendait fermer leur site dans le cadre d’une restructuration. Depuis, ils bloquent l’entrée de l’usine, où se trouveraient 2 millions d’euros de marchandise, et réclament une « explication valable » à la fermeture du site, explique le délégué CGT. La solidarité s’est organisée autour de l’unique usine du village, les habitants se mobilisent, les collectivités du bassin participent au ravitaillement des grévistes, qui ont aussi reçu le soutien de la région Languedoc-Roussillon. Vendredi, les salariés sont allés manifester à Nîmes à l’arrivée du tour de France.

Le groupe France Champignon, détenu depuis 2004 par le fonds d’investissements Butler Capital Partners, n’a pas été très clair quant aux raisons qui l’ont conduit à cette décision. Yann Goavec, directeur du groupe, a d’abord invoqué la nécessité d’une restructuration visant à « regrouper les activités sur deux sites, dans les Landes et à Rungis ». Et proposé aux salariés cévenols des « solutions de reclassement » dans ces deux sites, sans aucun succès.

Les salariés sont convaincus que l’usine est rentable, mais en sont réduits aux conjectures, la direction du groupe ayant refusé le principe d’une expertise sur les résultats financiers de la CML. En revanche, trois semaines après le début de la grève, le groupe a changé son fusil d’épaule et présenté un argument inédit : le problème n’est pas financier mais environnemental, la mise aux normes de l’entreprise, vieille de trente ans et qui rejette des eaux usées dans le Gardon, coûterait trop cher. Fin juin, la direction a accepté de lancer deux expertises environnementales. Leurs résultats, discutés la semaine dernière lors d’une réunion à la direction départementale du travail du Gard, n’ont pas franchement réjoui l’entreprise, puisqu’ils ne rendent pas la fermeture de la conserverie indispensable : les travaux nécessaires pour mettre le site aux normes coûteraient entre 1,2 et 1,7 million d’euros. Une somme relativement raisonnable, d’autant que les collectivités locales pourraient accepter de financer en partie la réalisation de ces travaux.

« La direction du groupe est donc revenue à ses positions initiales, affirmant que l’usine n’est pas rentable et refusant d’envisager un repreneur », indique Gilles Becu. « En fait, ils ont vraiment été surpris par notre mobilisation, et cette expertise leur a juste servi à gagner du temps », explique le syndicaliste, qui propose une explication : « Nous sommes concurrents d’autres sites au sein du groupe, alors ils veulent récupérer nos clients et notre carnet d’adresses. »

 

Zone de Texte: LES SALARIES DE LA COMPAGNIE DU MONT LOZERE TOUJOURS EN GREVE ! SOYEZ SOLIDAIRES !!!

 

 

SANS FOI NI LOI !!!

 

BUTLER CAPITAL PARTNERS


VEUT LICENCIER

UNE NOUVELLE FOIS.

 

 

Ce groupe d’investissement, connu pour ses méthodes expéditives, a pour seul but de racheter des entreprises en difficulté et de les revendre rapidement avec une plus-value conséquente. Dans cette stratégie, les questions sociales et industrielles n’ont pas leur place, l’objectif n’est pas là !

 

Aujourd’hui, les salariés du groupe France Champignon en font les frais ! Détenu majoritairement par Butler qui y a investi 50 millions d’€uros et qui restructure le groupe, France Champignon a décidé de liquider l’une de ses filiales : la Compagnie du Mont Lozère située à Branoux les Taillades dans le Gard.

 

La direction a annoncé aux 26 salariés (sous traitant compris) le projet de fermeture du site, le 5 juin, sans aucune explication.

 

Face à ce mépris total et à cette injustice,

les salariés sont en grève depuis 42 jours pour défendre leurs emplois et la pérennité de la Compagnie du Mont Lozère.

 

Aujourd’hui, grâce à la lutte des salariés, la procédure de fermetures n’a pas été engagée. Après plusieurs rencontres avec la direction du groupe, les grévistes demandent l’organisation d’une table ronde avec les élus locaux, la préfecture et l’inspection du travail. Ceci afin d’examiner les nouveaux éléments financiers du dossier : des aides publiques peuvent être octroyées pour pérenniser le site. L’investissement financier étant l’argument de la direction pour justifier la fermeture, celui-ci deviendrait, de fait, caduc.

 

La direction de France Champignon et Butler sont donc en face de leurs responsabilités ! Comment peuvent ils justifier la fermeture d’un site, économiquement viable, avec l’aubaine de toucher au passage des aides publiques ?

 

  Soutenus par la population et les élus locaux (région Languedoc Roussillon, conseil général, communauté de communes et Mairie) les salariés sont déterminés à lutter pour sauvegarder leur emploi.

 

                                                                                                       Le 18/07/08

 

Union Locale CGT d’Alès : 04 66 30 04 57

Par secretaire de section
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Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /Juil /2008 14:58

Un tiers des salariés

                                       pensent ne pas tenir jusqu’à 60 ans

Pénibilité. Plus forte chez les employées et les ouvriers, cette crainte est liée à la souffrance au travail mais aussi à la précarité des emplois.

En ce temps de remise en cause, par le patronat et le gouvernement, de la retraite à 60 ans et de tous les dispositifs de départ anticipé, voici des résultats qui devraient faire réfléchir : 34 % des salariés entre 35 et 55 ans s’estiment « incapables de faire le même travail jusqu’à 60 ans », d’après une étude publiée vendredi par la DARES, la direction de recherche et de statistiques du ministère de l’Emploi. Cette étude a été effectuée auprès de 19 000 salariés dans le cadre de l’enquête « Conditions de travail » menée tous les sept ans, mais la question de la capacité à faire le même travail était posée pour la première fois, ce qui ne permet pas de comparaison dans le temps.

Cette crainte est la plus forte chez les employés de commerce (en majorité des femmes), les ouvriers agricoles et les ouvriers de l’industrie, qualifiés et non qualifiés, qui estiment à plus de 40 % ne pas pouvoir tenir jusqu’à 60 ans. Ensuite viennent les employés de service, les professions intermédiaires de la santé et du social et les ouvriers de l’artisanat, avec un taux de 35 % à 40 %. Les cadres ne sont pas épargnés puisqu’ils sont 29 %, tout comme les employés administratifs, à déclarer ne pas pouvoir tenir. Dans chaque catégorie, les femmes expriment plus souvent cette crainte que les hommes. En revanche, les réponses des salariés du secteur public ne se distinguent pas du secteur privé, a contrario des discours sur le fossé entre ces deux catégories.

Quelle que soit la catégorie professionnelle, le sentiment de ne pas pouvoir tenir est corrélé à des pénibilités au travail, d’ordre physique ou organisationnel. Chez les cadres, il s’agit plutôt des dépassements d’horaires sans compensation et de l’imprévisibilité des horaires. Chez les professions intermédiaires, les pénibilités physiques et les risques d’accidents du travail sont plus mis en avant. Les employés du commerce ne se sentant pas capables de tenir sont 51 % à subir des postures pénibles ou fatigantes et 39 % à « vivre toujours ou souvent des tensions avec le public ». Pour les ouvriers, on retrouve un travail physique et pénible chez 38 % de ceux qui estiment ne pas pouvoir tenir. La particularité de cette catégorie est que cette crainte est corrélée à un sentiment de précarité, de risque de perte d’emploi. Parmi les ouvriers non qualifiés pensant ne pas tenir, 35 % estiment que leur emploi est menacé dans l’année à venir. Dans leur cas, les réponses reflètent donc la forte probabilité qu’ils ont de se retrouver au chômage avant 60 ans. Ces résultats rejoignent une autre étude de la DARES publiée en janvier, sur le lien entre pénibilité et sortie d’emploi (2) : entre 50 et 59 ans, un quart des salariés ne sont plus en emploi, pour moitié en retraite ou préretraite, pour moitié au chômage. Les « seniors » chômeurs sont à 38,7 % d’anciens ouvriers, déclarant des conditions de travail difficiles par le passé et un état de santé entre moyen et très mauvais.

(1) Se sentir capable de faire le même travail jusqu’à 60 ans : le poids des facteurs psychosociaux, Premières informations, premières synthèses no 29.2, DARES, juillet 2008.

(2) Pénibilité et sortie précoce de l’emploi, Premières informations, premières synthèses no 03.1, janvier 2008.

Par secretaire de section
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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /Juil /2008 19:17

La réforme adoptée par le Parlement

                        avec une voix d'avance

Parlement réuni en Congrès à Versailles a adopté lundi la réforme des institutions par 539 voix contre 357, soit une seule voix de plus que la majorité requise des 3/5èmes des suffrages exprimés. Sur les 906 parlementaires, 905 ont voté, dont 896 suffrages exprimés, ce qui établissait la majorité requise à 538 voix. Le camp des oui a obtenu 539 voix et celui des non, 357.

Quel que soit le résultat qui sera celui du Congrès de Versailles, ce soir, Nicolas Sarkozy est déjà assuré d’un premier échec : celui d’une adhésion large conférant une légitimité incontestable à sa réforme des institutions.
Présentée comme la plus importante depuis 1958, celle-ci aurait dû être soumise aux Français par référendum, comme le prévoit la Constitution. Méfiant envers ce type de consultation, le chef de l’État lui a préféré le Congrès.
Mal lui en a pris. Le vote de ce soir, qui requiert une majorité des trois cinquièmes, s’annonce extrêmement serré, et son issue, imprévisible. Seul un consensus « audessus des partis », appelé de ses voeux par François Fillon, aurait en effet pu faire oublier le refus de l’assentiment populaire. L’exécutif ne peut même pas se prévaloir du sondage IFOP pour le Journal du dimanche, selon lequel 63 % à 89 % des Français « plébisciteraient » différents points de la réforme, ceux-ci ayant été privés du débat public indispensable pour confronter les opinions.

DES PARTIS DIVISÉS SUR LE FOND

Nicolas Sarkozy ne veut voir dans ces circonstances que le fruit de « calculs partisans  » de ses opposants. La réalité est plus complexe. L’erreur de la droite est d’avoir sous-estimé les clivages anciens qui divisent les formations politiques sur le type de régime qui convient au pays.
À gauche comme à droite, difficile de trouver une position unie. Si le PS condamne aujourd’hui l’ « aggravation du présidentialisme » dans la réforme, caractérisée par l’intrusion présidentielle au Parlement, il n’a pas toujours été aussi catégorique. En témoignent les querelles toujours vivaces entre partisans d’un régime à dominante présidentielle et supporters d’un régime gouvernemental. Lionel Jospin en son temps, Dominique Strauss-Kahn et d’autres ont marqué leur préférence pour un régime où le véritable chef de la majorité serait le président de la République. Le passage au quinquennat et l’inversion du calendrier électoral, souhaités par Lionel Jospin, penchaient dans ce sens. À l’inverse, Laurent Fabius, et surtout Arnaud Montebourg sont des partisans historiques d’un régime gouvernemental où le chef de l’État s’effacerait derrière le premier ministre, véritable chef d’un exécutif responsable devant le Parlement. Au congrès du Mans, en 2005, les socialistes ont finalement tranché pour… une « nouvelle République parlementaire ». Les choses se sont compliquées récemment quand Laurent Fabius a levé son préalable du refus de la venue du président de la République au Parlement, tandis qu’Arnaud Montebourg s’est fait le chantre, contre les réserves de certains de ses amis, d’un « compromis bipartisan » avec l’UMP sur la réforme Sarkozy, abandonnant de facto son exigence d’une VIe République.
De leur côté, les communistes refusent depuis toujours la logique d’abaissement du Parlement et de personnalisation du pouvoir au coeur de la Ve République, que Nicolas Sarkozy veut pousser au bout. Partisans d’une VIe République parlementaire, sociale et participative, où la souveraineté reviendrait en premier lieu au Parlement et aux citoyens, ils ne partagent pas l’idée d’un régime gouvernemental, qui reviendrait à redistribuer le pouvoir entre les mains de ceux qui l’ont déjà.

LE RÉFÉRENDUM, SEULE ISSUE LÉGITIME

À droite, le paysage n’en est pas moins éclaté, entre partisans du statu quo, opposés au retour du « régime des partis » de la IVe République avec l’ouverture des prétendus « nouveaux droits » du Parlement, et les tenants d’une présidentialisation parachevant le quinquennat et l’inversion du calendrier. Parmi les premiers figurent les gaullistes et les chiraquiens, dont Jean-Louis Debré, Pierre Mazeaud et des députés, comme Jean-Pierre Grand, Jacques Le Guen, etc. Entre les deux, les centristes ont du mal à choisir, sensibles aux avances de la majorité, mais méfiants quant à un bipartisme présidentiel qui les marginaliserait. « Pour les uns, je ne vais pas assez loin, pour les autres, je vais trop loin », résumait Nicolas Sarkozy dans le Monde. Un consensus introuvable qu’accentue encore la nature hybride de la Ve République, selon certains constitutionnalistes, sorte de « dyarchie » entre un premier ministre responsable devant le Parlement et un chef de l’État intouchable aux pouvoirs sans pareil. La seule manière de sortir de ce dilemme aurait été d’ouvrir un vaste débat dans l’opinion conclu par un référendum, comme l’a réclamé le PCF. Faute de cela, le piège pourrait bien se refermer sur la droite, ce soir.

Par secretaire de section
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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /Juil /2008 18:38
Sarko Le Menteur
Pris la main dans le sac
 

      Nicolas Sarkozy l'avait dit : « Il n'y aura pas de  privatisation
d'EDF et   Gaz   de   france,   c'est  clair, c'est simple, c'est  net ».

      Hélas, l'entreprise publique Gaz de France vient de passer

sous le contrôle du groupe privé franco-belge Suez. Avec la bénédiction du Président de la République, grand ami du principal actionnaire privé.

« C'est clair, c'est simple, c'est net », avec Sarkozy, il faut s'attendre au pire pour l'avenir de nos services publics et au meilleur pour ses copains du patronat. Et ce flagrant délit de mensonge est loin d'être le seul.

Le candidat Nicolas Sarkozy avait en effet tout promis : du travail pour tous, de bons salaires, plus de démocratie, plus d'efficacité des politiques publiques, permettre à chaque français d'être propriétaire de son logement, garantir la réussite de chacun à l'école, etc...

Après 15 mois de présidence, son indéniable talent de bonimenteur ne suffit plus à masquer l'échec des politiques menées, ou plutôt leur objectif véritable : une politique au service du patronat et des puissances de l'argent, contre les intérêts du plus grand nombre.

Le pouvoir d'achat aux oubliettes

Alors que les prix s'envolent et que les salaires stagnent, les promesses de campagne se sont évanouies. Des millions de françaises et de français ne peuvent plus joindre les deux bouts : sur-loyer, prix des denrées alimentaires, de l'essence, retraites minuscules, déremboursement de médicaments...  Ils sont des millions qui ne partiront pas en vacances cet été. Ils sont des millions à jongler, non pas pour vivre mais simplement pour subsister.

Sarkozy a voulu faire croire qu'il pourrait agir sur le pouvoir d'achat sans toucher aux salaires, sans s'attaquer aux profits, à la spéculation. Mensonges !

Alors qu'en ce moment même des centaines milliards d'euros s'évaporent sur les marchés financiers, que les entreprises françaises font des bénéfices inégalés dans l'histoire (105 milliards en 2007 pour les seules entreprises du CAC40) et que le club des milliardaires compte chaque jour de nouveaux membres (le patrimoine des 500 plus grandes fortunes de France est passé de 200 à 280 milliards d'euros en une année), la « France qui se lève tôt » a un réveil pénible.

Les services publics sacrifiés

Plus c'est gros, mieux ça passe : déplorant que « les caisses sont vides », fustigeant des services publics sous perfusion ou l'assistanat des politiques sociales, Sarkozy distribue dans le même temps 15 milliards aux plus riches et octroie généreusement 65 milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux entreprises, sans contrepartie sur l'emploi, sur l'investissement. Un scandale !

Par contre, pour les services publics ce sera le régime sec, et Sarkozy jure la main sur le coeur qu'il est possible de les rendre plus performants en ne remplaçant pas un fonctionnaire sur deux. De qui se moque-t-on ?

L'école, l'université et la recherche paient le plus lourd tribu au dogme libéral du président de la République. L'année prochaine, ce sont encore 30.000 postes de fonctionnaires qui seront supprimés, dont 13.000 dans l'éducation nationale (-25.000 depuis l'élection depuis mai 2007).

Derrière le paravent de « l'égalité des chances », l'objectif est clair : réduire drastiquement les dépenses de l'école publique, ouvrir des « marchés » pour le secteur privé de l'éducation et construire une école de la sélection et de la reproduction sociale des élites. Un projet mortel, rejeté par la communauté éducative, les parents d'élèves comme les étudiants mobilisés ce printemps et dont Sarkozy se vante de ne pas écouter les appels.

La démocratie piétinée

Voilà toute la méthode Sarkozy : le débat, la démocratie, ce serait du temps de perdu, la souveraineté populaire, un obstacle. La construction européenne en est un triste exemple. Prétendant avoir « entendu » ce qui s'est exprimé avec la victoire du Non au Traité de Constitution européenne, il repasse pourtant le plat avec un traité de Lisbonne tout aussi libéral et qu'il impose sans référendum : « vous n'en voulez pas mais vous en mangerez quand même ! » Même chose pour ces indociles Irlandais, invités à revoter jusqu'à ce que « oui » s'ensuive... Quel mépris des peuples et de la démocratie !

Et que dire de son projet de réforme de la Constitution renforçant les pouvoirs présidentiels et le bipartisme ? Que dire de ses manoeuvres politiciennes pour arracher un vote favorable à cette réforme et diviser la gauche ? Que dire également de sa conception du dialogue social ? Là aussi, le mensonge et l'entourloupe font loi. Ainsi, au mépris de la parole donnée aux partenaires sociaux et des accords négociés, le gouvernement poursuit son projet de déréglementation généralisée du droit du travail et de casse des 35 heures.

Nous avons été des centaines de milliers à nous mobiliser au printemps contre l'imposture Sarkozy et pour d'autres choix, une autre politique. Certains se proposent d'attendre 2012 pour mettre Sarkozy au chômage. Mais va-t-on le laisser continuer à tout casser pendant encore 4 ans ? Donnons-nous rendez-vous dès cet été et à la rentrée, pour poursuivre et amplifier ces mobilisations. Les communistes vous donnent notamment rendez-vous, à la Fête de l'Humanité, rendez-vous des colères, rendez-vous de l'espoir de celles et ceux qui veulent construire à gauche, une  véritable alternative à cette politique.

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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /Juil /2008 15:54

 Nelson Mandela 90 ans

Happy Birthday Madiba

Nelson Mandela, le héros de l’Afrique du Sud « arc-en-ciel », a fête ses 90 ans ce vendredi. Les combats de cette figure des droits de l’homme et de la fraternité entre peuples.

Mandela a deux prénoms. Le premier, Rolihlahla, signifie en Xhosa, sa langue maternelle, « faiseur de troubles ». Donné par son père, il a été complété par un second, reçu à l’âge de sept ans : Nelson. En référence à l’Amiral britannique vainqueur de Trafalgar. Double symbole, qui témoigne peut-être d’une pré-destination du prix Nobel de la paix 1993 à la lutte armée, perdue d’avance et pourtant couronnée de succès.

Né le 18 Juillet 1918, le jeune Mandela manifeste tôt un esprit rebelle. Exclu de son université alors qu’il est étudiant, il devient à 25 ans membre de l’ANC). S’affirme en lui de manière croissante la volonté indéfectible de lutter contre l’apartheid, qui a été institutionnalisé en 1948. Il mène en 1952 la « campagne de défiance civile », mais est arrêté en 1956. Il ressort acquitté d’un procès-fleuve de 5 ans, et forge à sa sortie de prison le bras armé de l’ANC, l’Umkhonto we Sizwe (la Lance de la Nation, MK), dont il est commandant en chef. C’est le véritable début de la période de la lutte armée contre l’oppresseur blanc.

Arrêté en 1962, inculpé de sabotage et de haute trahison une année plus tard, Mandela se révèle à la face du monde en tant que figure naissante de la résistance noire, lors de son procès. Il y prononce l’un de ses plus beaux discours, dans lequel il affirme que la démocratie est « un idéal pour lequel [il est] prêt à mourir ». Condamnés à la prison à vie, lui et ses co-accusés sont envoyés sur l’îlot-bagne de Robben Island, au large du Cap.

Débutent alors 27 années d’emprisonnement, synonymes de calvaire. Mandela résiste pourtant, autant que possible. Libéré le 11 février 1990 et élu président de l’ANC l’année suivante, il supervise et dirige les négociations de la transition. Sur fond de violences politiques entre noirs & blancs d’une part, entre ethnies noires d’autre part, l’ANC et le National Party (Parti de la minorité Afrikaner qui menait l’Apartheid) négocient la transition politique vers un pouvoir partagé. Le 27 avril 1994, les premières élections multiraciales en Afrique du Sud voient la victoire de l’ANC. Le 10 mai, Nelson Mandela est investi président. Il se charge dès lors de mener la nation « arc-en-ciel » vers une pleine réconciliation. C’est l’heure de la Commission Vérité & Réconciliation, qui tente de faire la lumière sur les crimes commis pendant l’apartheid et surtout de provoquer une réconciliation nationale, à travers une catharsis collective. C’est la Coupe du Monde de Rugby 1995 au cours de laquelle Mandela, vêtu du maillot vert de l’équipe nationale, remet le trophée de vainqueur au capitaine (blanc) sud-africain. C’est aussi l’adoption en 1996 d’une constitution qui reconnaît notamment 11 langues officielles. C’est enfin une devise : « l’unité dans la diversité ».

Mandela reste quatre années au pouvoir. Il mène de front la re-construction de la nation pour la mettre en paix avec son passé. Il se retire de la vie politique en 1999, décidant volontairement de ne pas briguer un second mandat, et s’engage par la suite activement dans la lutte contre le SIDA, mobilisant l’opinion publique notamment par l’annonce de la mort de son fils suite à cette maladie en 2005. Il se bat par ailleurs, au travers de la Fondation portant son nom, pour les droits et le respect de l’enfance.

L’Afrique du Sud d’aujourd’hui n’est pas totalement réconciliée : la criminalité y est endémique, 40% de la population vit sous le seuil de pauvreté et le SIDA touche plus de 10% de la population. Symbole des difficultés du pays, les résidents de Kliptown (un township (1) proche de Johannesburg) ont décidé de boycotter la visite de Mandela samedi dans leur quartier, car celui-ci n’a pas de système d’égoûts ni d’électricité, ce malgré les appels insistants auprès des pouvoirs publics. En désespoir de cause, ils ont choisi d’émettre une voix discordante dans un moment de communion nationale.

Mandela n’est pourtant pas vraiment en cause. Lebohang Mekgwe, qui y habite, résume bien l’état d’esprit collectif : « S’il était encore au pouvoir, nous aurions des maisons actuellement. Il n’a pas eu assez de temps lorsqu’il était président pour réaliser toutes ses promesses ». Interrogée par l’AFP, elle ajoute qu’elle n’a « aucune rancune contre Mandela. C’était un bon président ». Preuve s’il en est que le prix Nobel de la paix 1993 est un sacro-saint. Sur le site internet officiel dédié aux hommages pour l’anniversaire de Madiba (son surnom), Bill Clinton himself s’est fendu de ce joli commentaire : « Aucune célébration ni carte de vœux ne sera assez grande pour toutes les vies que vous avez touchées ». Un beau résumé.

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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /Juil /2008 15:25

Chômeurs : plus de devoirs et (presque) sans droits

Assemblée nationale . La droite a adopté jeudi soir le projet de loi instituant un nouveau régime de sanctions pour les demandeurs d’emploi.

L’affaire a été rondement menée. Déjà adopté par le Sénat, le projet de loi intitulé « Droits et devoirs des demandeurs d’emploi » a été voté dans la nuit de jeudi à vendredi par l’Assemblée nationale, après seulement une journée de débats. Sans surprise, l’UMP et son satellite le Nouveau Centre (NC) ont voté pour, le PS, le PCF et les Verts se positionnant contre. Il s’agit d’un « texte humiliant pour des demandeurs d’emploi », a réagi le député PS Michel Issindoux, tandis que Maxime Gremetz (PCF), dénonçait une « régression du Code du travail ».

Plus courte que prévu, la bataille d’amendements menée par l’opposition n’a abouti qu’à quelques concessions marginales du gouvernement, l’essentiel du texte restant inchangé. Après son adoption définitive par le Parlement la semaine prochaine, de nouveaux « devoirs » pèseront sur les chômeurs, autour de la notion d’« offre raisonnable d’emploi » qu’il serait illégitime de refuser. Après trois mois d’inscription à l’ANPE, le chômeur devrait accepter toute offre correspondant à 95 % de son salaire antérieur.

Où SE TROUVE « l’accompagnement sur mesure » ?

Après six mois, ce taux passerait à 85 %, dans la limite d’une heure de transport ou de 30 kilomètres entre le domicile et le travail. Après un an de chômage, la personne devrait accepter toute offre supérieure au montant de son allocation chômage (le RMI et l’ASS s’élèvent à 440 euros). Au deuxième refus, le service public de l’emploi pourra radier le chômeur et supprimer son allocation pour deux mois : un manque à gagner dramatique pour des ménages déjà pauvres.

Voilà pour les contraintes, mais où sont les nouveaux droits pour les chômeurs ? L’« accompagnement sur mesure » évoqué par Laurent Wauquiez, secrétaire d’État à l’Emploi, comme contrepartie aux nouveaux devoirs, s’avère bien creux. Lors de l’inscription au chômage, l’ANPE ou le futur organisme qui lui succédera après fusion avec les ASSEDIC établira avec le demandeur d’emploi un « projet personnalisé d’accès à l’emploi » (PPAE) et lui précisera l’aide apportée « notamment en matière d’accompagnement et, le cas échéant, de formation et d’aide à la mobilité ». Le PARE-PAP devient PPAE : un nouveau bidule ne contenant aucun engagement précis de la part du service public de l’emploi. Pour tenter d’atténuer le déséquilibre patent du texte, l’Assemblée a toutefois voté à la demande du gouvernement la création d’un « médiateur du service de l’emploi », assisté de médiateurs régionaux, qui instruiront les litiges - qui s’annoncent nombreux et houleux - entre chômeurs et ANPE.

L’Assemblée a aussi voté la suppression progressive de la « dispense de recherche d’emploi » (DRE), qui permettait aux chômeurs de plus de 57 ans et demi de rester inscrits à l’ANPE sans que leur recherche d’emploi soit contrôlée. L’âge d’accès à la DRE sera progressivement reculé jusqu’à sa disparition en 2012. La DRE n’était qu’une adaptation à la réalité du marché de l’emploi, qui est que les entreprises n’embauchent pas ces chômeurs âgés. En supprimant la DRE, les chances de ces « seniors » de retrouver un emploi n’augmentent pas d’un pouce, mais ils seront soumis au même régime de contrôle et de sanction que les autres chômeurs.

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Dimanche 20 juillet 2008 7 20 /07 /Juil /2008 22:12

La naissance de GDF Suez

Un nouveau géant français de l’énergie, de l’eau et des déchets, GDF Suez, est né et prévoit déjà de gâter ses actionnaires, en leur versant dès cette année un dividende exceptionnel.

Les actionnaires de chaque groupe, réunis en assemblées générales extraordinaires, devraient approuver sans surprise cette union et mettre un terme au feuilleton d’un mariage annoncé en février 2006, entre le groupe public gazier GDF et le groupe privé d’énergie, d’eau et de déchets Suez.

Les administrateurs de GDF et de Suez avaient déjà approuvé début juin le projet de fusion, validé ensuite mi-juin par l’Autorité des marchés financiers.

Jeudi, l’arrêté de privatisation de GDF paraîtra au Journal officiel et les deux patrons tiendront un point presse au siège du nouvel ensemble, un immeuble du VIIIe arrondissement occupé un temps par EDF, principal concurrent du nouveau groupe.

GDF Suez sera baptisé en Bourse le 22 juillet, avec une première cotation, qui permettra de connaître sa valeur aux yeux des investisseurs —93 milliards d’euros mardi en additionnant les capitalisations des deux groupes— et avec la première réunion de son conseil d’administration.

Comme promis à l’automne, le nouveau groupe proposera dès cette année à ses actionnaires, dont le premier d’entre eux sera l’Etat français (35,6% du capital), le versement d’un dividende exceptionnel de 0,80 euro par action, qui s’ajoutera au dividende ordinaire.

GDF et Suez avaient prévu en octobre une "rémunération attractive" de leurs actionnaires, basée sur le "développement" du nouveau groupe.

Une bonne nouvelle pour les actionnaires. Quant aux ménages…

Pour les ménages en revanche, les nouvelles pourraient être moins bonnes puisque le futur numéro deux de GDF Suez, Jean-François Cirelli, a affirmé que les tarifs réglementés du gaz (fixés par l’Etat), qui ont déjà augmenté de près de 10% depuis janvier pour les particuliers, pourraient encore progresser si les prix du pétrole dépassaient durablement les 140 dollars le baril.

Un autre sujet d’actualité pour le futur groupe sera le nucléaire. GDF Suez a promis de dire, avant début 2009, dans quel pays il entend construire un réacteur nucléaire de troisième génération de type EPR.

Si ce choix portait sur le projet de deuxième EPR en France, tel qu’annoncé le 3 juillet par le président Nicolas Sarkozy, GDF Suez le construirait en partenariat, ont déjà précisé les deux groupes.

Cette question va en tout cas aviver la concurrence entre GDF Suez et EDF, principal exploitant des centrales françaises.

La nouvelle version du projet de fusion, présentée début septembre au terme d’âpres négociations avec l’Elysée, prévoit l’échange de 22 actions Suez pour 21 actions GDF et, pour compenser la différence de valeur boursière, la mise en Bourse de Suez Environnement, le pôle eau et déchets de Suez, qui sera coté le même jour que GDF Suez, le 22 juillet.

Le chiffre d’affaires cumulé de GDF et Suez pour 2007 approchait 75 milliards d’euros fin 2007.

Les deux groupes, qui emploieront ensemble près de 200.000 salariés, ont déjà prévu d’investir un total de 10 milliards d’euros par an, en moyenne, entre 2008 et 2010.

Les représentants des salariés ont diversement apprécié ce mariage. Chez GDF notamment, toutes les instances du personnel se sont prononcées contre.

GDF et Suez ont franchi en mai des étapes déterminantes pour leur union. Le 26 mai, GDF a obtenu l’avis, consultatif mais indispensable, de son comité central d’entreprise.

GDF-Suez Les propositions du PCF

Le Parti communiste avance cinq propositions en matière de politique énergétique de l’UE et concernant le nouveau groupe.

Dans un document rendu public, le PCF fustige une fusion que « rien ne justifie au regard de l’intérêt de la France, des usagers et des entreprises, ni au regard d’une politique énergétique européenne profitable à tous ». Il dénonce une opération permettant aux actionnaires privés de mettre la main sur un fleuron industriel public et de le soumettre aux critères de rentabilité financière au détriment de la sécurité d’approvisionnement de la France.

Dans ce document, le Parti communiste explique que d’autres choix sont possibles et nécessaires dans le cadre d’une politique européenne ambitieuse s’appuyant sur un puissant secteur public de l’énergie, et à son développement. « Il faut passer d’une Europe de la concurrence à une Europe de l’énergie ». Dans ce sens, il avance cinq propositions : Concernant la dimension européenne, le PCF préconise d’« appliquer le principe de subsidiarité aux questions d’organisation ». Cela signifie que chaque pays pourrait s’organiser comme il le souhaite, notamment en ayant la possibilité de sortir des contraintes imposées en matière de concurrence, pourvu que les orientations européennes, les finalités, définies par les chefs d’État et le Parlement européen, constituent le fil rouge des actions entreprises.

Au niveau européen, une centrale unique d’achat gaz commune permettrait de disposer des moyens politiques nécessaires pour négocier avec les pays producteurs. Cette centrale d’achat constituerait la première pierre à la construction d’une agence européenne de l’énergie. Les communistes proposent qu’une négociation s’engage pour une nouvelle directive énergie et procède à une évaluation sérieuse des politiques de privatisation et de déréglementation de ces dernières années, au regard des défis écologiques, sociaux et économiques.

À propos du nouveau groupe Suez- GDF, il est indispensable de définir le contenu du contrat de service public avec l’État sur la base d’obligations et d’engagements correspondant aux besoins des usagers et des entreprises. Le PCF demande que soient engagées sans attendre les consultations dans ce sens avec l’État, les élus, les organisations syndicales, les associations de consommateurs. Les salariés devraient être dotés de nouveaux droits pour qu’ils puissent peser sur les choix stratégiques et industriels de cette nouvelle entreprise. Le PCF demande la mise en place au niveau national d’une commission pluraliste pour la transparence des tarifs.


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le programme partagé du front de gauche

et le livre de pierre laurent secretaire du PCF

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Comité de soutien Gardois à Jean-Luc Mélenchon

Parce que nous partageons le projet « l'Humain d'abord » porté par le Front de Gauche et ses candidat(e)s aux élections présidentielle et législatives de 2012,

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Nous soutenons et appelons à soutenir Jean-Luc Mélenchon ,

Candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle.

 

Un autre avenir est possible, l'humanité a, dans son histoire, surmonté de nombreuses crises. Notre peuple a su renverser des montagnes pour défendre les idées de liberté et d'égalité. La racine des problèmes actuels se trouve dans la domination sans partage du capital financier sur le monde. Alors, osons affronter le système financier, ceux qui le dirigent et en profitent. Nous retrouverons rapidement un avenir. Le problème est politique. Pour résoudre la crise, nous devons reprendre le pouvoir par une révolution citoyenne. Que le peuple, à la faveur d'une 6èmeRépublique, exerce le pouvoir pour de bon. La présidentielle et les législatives de 2012 peuvent en ouvrir le chemin. Le programme initié par le Front de Gauche peut y contribuer, non pas comme un recueil de solutions toutes faites, mais comme un outil visant à rendre majoritaires dans notre pays 2 objectifs : Rompre avec les politiques suivies ces dernières années.et reconstruire à partir de l'humain, de ses besoins, de ses aspirations. Pour cela le peuple doitintervenir. Il est le seul à même de décider de l'intérêt général. Partager les richesses, reprendre le pouvoir aux banques, mettre en œuvre une planificationécologique, produire autrement, construire la 6ème République, partager le savoir, s’épanouir par les arts, la culture et les pratiques culturelles.

 

METTONS NOS FORCES EN COMMUN

 

Renvoyer à

fdg30melenchon2012@gmail.com

Comité de soutien porté notamment dans le Gard par les 6 candidat(e)s du Front de Gauche aux législatives : Sylvette FAYET pour la 1ère  circonscription ; Danielle FLOUTIER, 2ème circonscription ; Charles MENARD, 3ème  circonscription ; Edouard CHAULET, 4ème  circonscription ; Jean-Michel SUAU, 5ème  circonscription ;  Martine GAYRAUD, 6ème circonscription


Sylvette Fayet, Conseillère Municipale Communiste de Nîmes, Candidate dans la 1er Circonscription du

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«Sarkozy n'a pas tenu ses promesses.»

 

Partagez-vous l'analyse de Nicolas Sarkozy, pour qui le chômage serait la faute des chômeurs que du manque d'emploi ?

Bien sur, je ne partage pas cette vision des choses et jr trouve les propos du président de la république particulièrement indécent à la fin d'un mandat au cours duquel il avait pourtant promis de réduire le chômage. Non seulement, il n'a pas tenu ses promesses mais le chômage a considérablement augmenté. C’est particulièrement sensible dans le Gard et à Nîmes ou le nombre de chômeurs est plus élevée que la moyenne nationale.

 

Quelle solution préconise le front de gauche ?

Elles passent par la formation des jeunes et notamment celle aux nouveaux métiers. Je pense par exemple aux métiers qui se développent dans le secteur du développement durable ou des nouvelles énergies. Le gouvernement qui n'a pas mis les moyens pour former les jeunes à ces nouveaux métiers a préféré miser sur le développement du secteur tertiaire. Or, cela ne répond en rien à l'avenir du pays. Il faut ensuite dé-précariser les emplois. Des milliers de femmes ne sont pas prises en compte parmi les demandeurs d'emplois mais touchent des salaires de misères pour des emplois précaires. Ensuite, il y a, certes, à mener la nécessaire ré industrialisation du pays mais il convient également  de développer l'aide à l’agriculture. Nombre d'agriculteurs sont en très difficultés, et ne peuvent plus vivre de leur métier.

 

Certains dénoncent les charges qui pèsent sur l'entreprise et donc l'emploi....

dans ce domaine, il faut faire le distinguo entre les petites et les grandes entreprises. Total vent par exemple  d'annoncer des profits colossaux alors même que cette entreprise est exonérée de charge et que dans le même temps des petites entreprises ou des artisans qui rencontrent de graves difficultés ne sont pas aidés. Le gouvernement n'a pas effectue les bons choix ; il a exonéré de charges les grandes entreprises sans aucune contrepartie. Sans compter que très souvent banque ne jouent pas le jeu.

 

les elus Front de Gauche au

6c76e3d576

 

Christian BASTID 

Conseiller général

Nîmes III

Conseiller municipal

04 66 76 77 79

Fax 04 66 76 79 48

christian.bastid@gard.fr

 

Budget du logement,une honte pour notre pays

 

15,5%, soit 3 millions d’euros. C’est la baisse annoncée des crédits de l’Etat pour la construction de logements sociaux en Languedoc-Roussillon en 2012 (passant de 19,29 à 16,29 millions d’euros).

 

Selon le Comité Régional de l’Habitat, cette somme permettra tout de même de participer au financement de 4 690 logements et de satisfaire « toutes les demandes des bailleurs ».

 

Voilà une affaire bien réglée avec, d’un côté des élus de droite qui font tout pour bloquer la construction de logements sociaux (voir la liste des communes gardoises en infraction avec la loi SRU) et de l’autre, un gouvernement de droite qui réduit chaque année les crédits consacrés au logement social.

 

4 690 logements pour tout le Languedoc-Roussillon, c’est un chiffre à mettre en relief avec les besoins gardois (estimés à 55 000 logements supplémentaires sur les 10 prochaines années) et nîmois avec encore 4 000 familles en attente d’un logement.

 

3 millions d’euros de crédits d’Etat supprimés, c’est un chiffre à comparer avec l’effort du Conseil général en la matière : près de 6M€ par an.

 

Clairement, le budget de l’Etat pour le logement social, voté par le député Lachaud et le sénateur Fournier, est loin des enjeux de nos territoires, très en retard en la matière et des besoins d’une population extrêmement touchée par la crise sociale. Selon la Fondation Abbé Pierre, ce sont 10 millions de français qui sont frappés, à différents niveaux, par la crise du logement.

 

Ce budget est une véritable honte pour notre pays.

 

 

Christian BASTTID

la télé PCF

CDH

 

CDH Vistrenque

L'HUMANITÉ du DIMANCHE

Un journal à vos côté

16 février 2012 
au

   22 février 2012

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Europe. 5 millions de pauvres en un an

Le nombre de pauvres dans l’UE est passé de 79 millions l’an dernier à 84 millions cette année (soit 17 % de la population). Et du fait de la crise, « les nouvelles données, risquent d’être plus inquiétantes », prévient le commissaire à la Santé. C’est surtout une question de politique répond la plate-forme sociale, réseau européen d’ONG. Conny Reuter, son président, pose la question. « Gouvernance économique, qu’est-ce que cela signifie ? Privilégier la réduction de la pauvreté ou respecter le Pacte de stabilité ? »

 

octobre2010

 

Europe GABIN VISIONNAIRE

http://www.dailymotion.com/video/x970st_europe-gabin-visionnairey_news

MUMIA ne sera pas execute ENSEMBLE,SAUVONS MUMIA

          ENSEMBLE,
 SAUVONS
MUMIA


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Collectif Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal

rassemblant une centaine d’organisations et de collectivités publiques françaises

MEMBRE DE LA COALITION MONDIALE CONTRE LA PEINE DE MORT

43, boulevard de Magenta 75010 Paris - TEL : 01 53 38 99 99 - FAX : 01 40 40 90 98 - E MAIL : abujamal@free.fr

http://www.mumiabujamal.com

 

MUMIA ne sera pas execute

  la peine de mort est commuee en prison a vie

Telle est la consequence de la decision du procureur Seth Williams qui a annonce hier qu`il renoncait a saisir la justice de Pennsylvanie pour un nouveau proces.
Cette decision - rendue public au moment meme ou nous rencontrions Mumia dans le couloir de la mort - met un terme a 30 ans d`acharnement judiciaire pour tuer Mumia.
C`est une grande victoire a mettre a l`actif de la mobilisation internationale et de la defense. Mumia remercie tres chaleureusement les soutiens francais qui ont contribue a cette victoire.
Avant meme de connaitre cette decision, Mumia nous confiait sa ferme intention de poursuivre le combat pour faire reconnaitre son innocence. C`est dans ces conditions nouvelles et avec cet objectif que ses soutiens du monde entier continueront a agir.
La peine de mort ecartee, c`est desormais le deni de justice qui doit etre reconnu et Mumia libere, comme l`a declare le prix Nobel de la paix Desmond Tutu.


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