Dimanche 20 juillet 2008 7 20 /07 /Juil /2008 17:45

La gauche unie contre le projet élyséen

Un appel commun signé par François Hollande, Marie-George Buffet et Cécile Dufflot dénonce un texte qui aggrave le déséquilibre institutionnel.

Le projet de réforme de la Constitution qui sera soumis au vote du Parlement lundi 21 juillet aura au moins le mérite de rassembler le PS, le PCF et les Verts autour de la même stratégie : voter contre. Dans un appel commun signé par François Hollande, Marie-George Buffet et Cécile Dufflot, diffusé le 16 juillet, ils affirment que ce projet de loi « accentue la présidentialisation de la Ve République » notamment « en instaurant l’expression du président de la République au Parlement ». Cela créera le risque d’un profond déséquilibre des pouvoirs où l’exécutif serait contrôlé par le législatif et remettrait en cause la séparation des pouvoirs qui remonte à la philosophie des Lumières. Le communiqué souligne qu’ « aucune disposition ne vient renforcer les pouvoirs du Parlement, ni son pouvoir législatif ni son pouvoir de contrôle ». Le plus important pour les trois partis de gauche est qu’il n’y a aucune réponse à la crise de la représentation politique. Ils rappellent que « l’introduction d’une dose de proportionnelle à l’élection de l’Assemblé nationale et la réforme du mode de scrutin pour le Sénat » n’ont pas été retenues dans le texte « malgré la modification d’un nombre important d’articles ». Enfin, les propositions de « l’instauration du droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers aux élections locales » et la « garantie du pluralisme dans la nomination au CSA et au Conseil supérieur de la magistrature » sont absents du projet de loi de la modernisation des institutions de la Ve République.

Panique au Château

Nicolas Sarkozy est-il en train de comprendre qu’on ne dirige pas la France, même avec une majorité de droite, comme le conseil général des Hauts-de-Seine ? Qu’il ne suffit pas de bomber le torse, de s’appuyer sur des hommes liges, sur la famille, les obligés pour faire accepter les reculs de démocratie ? « Je suis le président de la France ! Je suis le président de l’Europe ( ?) », lançait-il un peu naïvement devant les cadres de l’UMP et les hiérarques de la Commission européenne en célébrant la présidence tournante de la France… Cette conception de la plus haute charge de l’État commence à se heurter à l’inquiétude qui s’insinue chez les Français et dans le monde politique au-delà de la gauche. Il y a moins d’un an, tout frais élu, il pensait que rien ne lui résisterait. Les institutions de la Ve République, créées pour contenir dans les limites les plus étroites la démocratie parlementaire, aux effets aggravés par l’instauration du quinquennat et l’inversion du calendrier, ne lui permettent pas de venir en personne dicter sa volonté à la tribune de l’Assemblée nationale… Qu’à cela ne tienne, il nomme une commission, se paie le luxe de lui donner une image d’ouverture en associant Jack Lang et édouard Balladur, lui remet sa feuille de route : modifier la constitution pour créer une présidence omnipotente en échange de quelques promesses inconsistantes aux parlementaires. En s’assurant du soutien de quelques élus d’opposition et de la neutralité de quelques autres, le nouveau président était certain d’obtenir sur sa réforme les trois cinquièmes des voix requises lors du congrès de Versailles…

À trois jours de la réunion au palais de Louis XIV, plus rien n’est sûr. « L’État c’est moi », ce n’est pas pour demain. Un vent de panique souffle sur le château. On ne cesse de dresser la liste des voix sûres, des suffrages obtenus par la pression ou les promesses, on convoque les récalcitrants. Malgré tous les efforts, le compte n’y est pas. Après avoir espéré dans le débauchage des quelques élus socialistes, la prise de position ferme du PS et l’appel commun signé par François Hollande, Marie-George Buffet et Cécile Dufflot laissent peu d’espoir aux hommes de l’Élysée. Les promesses de dernière minutes de Nicolas Sarkozy d’accorder à l’opposition des faveurs qui ne sont pas du ressort de la constitution mais du règlement interne des assemblées sont apparues comme une manoeuvre, en même temps qu’elles ont confirmé le mépris que le président nourrit à l’égard de la représentation nationale. Elles n’ont fait que souligner, ou que révéler pour certains, le danger encouru par la démocratie. La ruse s’est dévoilée un peu plus à leurs yeux. Les parlementaires sont donc placés devant une lourde responsabilité. Nul ne pourra dire qu’il s’est trompé de bonne foi.

Nous ne sommes pas à la veille du 18 brumaire, le vrai qui signa la fin de la Révolution française. Ni de sa copie du 2 décembre 1851 ; alors que Karl Marx s’interrogeait : « Il ne suffit pas de dire, comme le font les Français, que leur nation a été surprise. Il reste à expliquer comment une nation de 36 millions d’hommes a pu être surprise par trois chevaliers d’industrie et menée sans résistance à captivité. » Mais la question aujourd’hui conserve sa valeur d’avertissement. Les tentations césaristes font partie de l’histoire de France, contre lesquelles la démocratie ne remporta pas que des victoires. L’autoritarisme et le pouvoir personnel sont souvent aux aguets dans les palais de la République. Aucun républicain, aucun démocrate, aucun homme, aucune femme de gauche ne peut l’oublier.

 

Par secretaire de section
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Dimanche 20 juillet 2008 7 20 /07 /Juil /2008 17:16
Révision constitutionnelle

Dernières tractations avant le vote

À la veille de l’examen de la 24e réforme constitutionnelle de la Ve République, le camp présidentiel tente d’arracher les quelques voix qui feront la différence pour obtenir la majorité des trois-cinquièmes. L’adoption du texte se jouera à quelques voix près.

Alors que l’incertitude plane sur l’issue du congrès, lundi, qui doit procéder au vote final sur la réforme constitutionnelle voulue par Nicolas Sarkozy, l’Élysée a multiplié les pressions, dans la dernière ligne droite, pour tenter, jusqu’au bout, d’arracher un vote positif aux parlementaires hésitants ou récalcitrants. Après les promesses et promotions concédées pour s’assurer du soutien de certains, de nombreux députés font état de chantage pur et simple, avec la menace d’un redécoupage électoral défavorable aux opposants à la réforme. Envois de SMS, appels téléphoniques répétés, entretiens… Après la fébrilité, c’est la panique qui semble s’être emparée du camp présidentiel à deux jours de la réunion de Versailles. Le député socialiste du Doubs Pierre Moscovici a comparé hier ces pratiques au retour « des années Tapie » et des « mauvaises heures de la IVe République  ». Des pratiques qui, dit-il, ont réussi à dissuader et « dégoûter (…) les meilleures volontés socialistes ». Le devenir de cette réforme consacrant une présidence omnipotente se joue à quelques voix seulement. Son rejet serait un fait inédit sous la Ve République, aucune révision constitutionnelle n’ayant été jusqu’ici écarté par les parlementaires réunis en Congrès. D’où cet activisme de dernière minute, après que les socialistes eurent décliné les offres de dernières minutes exposées par Nicolas Sarkozy dans le Monde daté de jeudi. Mais la brutalité des méthodes déployées pourrait s’avérer, au final, contre-productive, en braquant des parlementaires choqués par ces pratiques peu compatibles avec la « démocratie irréprochable  » que Nicolas Sarkozy se flatte de vouloir instaurer.

Le projet de réforme décrypté

À L’ARTICLE 1er DE LA CONSTITUTION (souveraineté)

Est ajouté : « La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales.  »

« La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la nation. »

Notre commentaire.

L’introduction de la parité professionnelle est une vraie avancée, mais elle ne doit rien au gouvernement. Cette disposition, qui ne figurait pas dans le projet de loi, a été introduite par un amendement voté par la gauche et une part de la droite, contre l’avis de la garde des Sceaux, Rachida Dati. La seconde phrase complète simplement l’article 4 sur le rôle des partis, en actant la notion de « pluralisme », à l’initiative des centristes et de la commission des Lois.

À L’ARTICLE 6 (mandat du chef de l’État) :

Le président de la République « ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs  ».

À L’ARTICLE 11 (référendum) :

Le président peut soumettre au référendum toutes réformes relatives à la politique « environnementale ».

Un référendum peut être « organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales ». Une loi détermine « les conditions de sa présentation ». « Si la proposition de loi n’a pas été examinée par les deux assemblées dans un délai fixé par la loi organique, le président de la République la soumet au référendum. »

Notre commentaire.

C’est le fameux référendum d’ « initiative populaire », bien mal nommé, puisqu’il est en fait « organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement ». Même « soutenue par un dixième des électeurs » (soit plus de quatre millions), la proposition de loi devra d’abord être soumise au Parlement, qui pourra la rejeter, et l’épisode sera clos. C’est seulement au cas où le Parlement « oublierait » de s’en saisir que le référendum aurait lieu, c’est-àdire une possibilité quasi nulle.

À L’ARTICLE 13 (pouvoir de nomination du chef de l’État) :

« Le pouvoir de nomination du président de la République » pour certains emplois ou fonctions « s’exerce après avis public de la commission permanente compétente  » de chaque assemblée.

« Le président de la République ne peut procéder à une nomination lorsque l’addition des votes négatifs dans chaque commission représente au moins trois cinquièmes des suffrages exprimés au sein des deux commissions. »

À L’ARTICLE 16 (pouvoirs exceptionnels) :

« Après trente jours d’exercice des pouvoirs exceptionnels, le Conseil constitutionnel peut être saisi par le président de l’Assemblée nationale, le président du Sénat, soixante députés ou soixante sénateurs, aux fins d’examiner si les conditions  » demeurent réunies. « Il se prononce dans les délais les plus brefs par un avis public. » Il « se prononce dans les mêmes conditions au terme de soixante jours d’exercice des pouvoirs exceptionnels et à tout moment au-delà de cette durée ».

À L’ARTICLE 17 (droit de grâce) :

Le président de la République a le droit de faire grâce « à titre individuel ».

Notre commentaire.

Outre le fait de ne pouvoir faire « plus de deux mandats consécutifs » (art. 6 ; aucun président n’a été dans ce cas de figure), le président de la République est soumis au « contrôle » par le Parlement de ses nominations. Un « veto » virtuel, puisqu’il faut le vote des trois cinquièmes des commissions, impossible sans l’aval de la majorité en place, toute dévouée au chef de l’État. Les « pouvoirs exceptionnels » demeurent en place, sans aucun contrôle durant deux mois.

À L’ARTICLE 18 (message du chef de l’État au Parlement) :

Le président de la République « peut prendre la parole devant le Parlement réuni à cet effet en congrès. Sa déclaration peut donner lieu, hors sa présence, à un débat qui ne fait l’objet d’aucun vote ».

Notre commentaire.

C’est le véritable motif de la réforme. Il entérine la volonté du président de venir s’exprimer au Parlement, au mépris du principe démocratique de séparation des pouvoirs. Dans les faits, le chef de l’État se substitue ainsi au premier ministre pour les déclarations de politique générale, mais, alors que celui-ci était responsable devant le Parlement, qui vote sur sa déclaration, le chef de l’État demeure intouchable (interdiction de lui répondre et de voter), alors qu’il conserve le pouvoir de dissolution de l’Assemblée (art. 12).

À L’ARTICLE 24 (composition du Parlement) :

Le Parlement « contrôle l’action du gouvernement. Il évalue les politiques publiques ». Le nombre des députés « ne peut excéder 577 ». Le Sénat « ne peut excéder 348 » membres, élus « au suffrage indirect ». Il « assure la représentation des collectivités territoriales de la République ». « Les Français établis hors de France sont représentés à l’Assemblée nationale et au Sénat. »

Notre commentaire.

Derrière cet article se cache le refus du Sénat de réformer son mode de scrutin, qui garantit une majorité inamovible à la droite grâce à une répartition des grands électeurs particulièrement injuste. Les sénateurs ont fait retirer du projet la seule mention qui ouvrait la voie à un scrutin plus équitable (« le Sénat représente les collectivités en tenant compte de leur population »). Des sièges spécifiques de députés seront créés (douze) pour les Français de l’étranger, corps électoral traditionnellement favorable à la droite, au détriment des circonscriptions traditionnelles, le nombre de députés étant limité à 577.

À L’ARTICLE 25 (éligibilité des parlementaires) :

La loi prévoit le « remplacement temporaire  » des députés et sénateurs ayant accepté des « fonctions gouvernementales ».

Une « commission indépendante » se prononce sur les projets de redécoupage des « circonscriptions pour l’élection des députés ou modifiant la répartition des sièges de députés ou de sénateurs ».

À L’ARTICLE 34 (rôle de la loi) :

La loi fixe les règles concernant « le pluralisme et l’indépendance des médias ».

Les orientations pluriannuelles des finances publiques « s’inscrivent dans l’objectif d’équilibre des comptes des administrations publiques ».

ARTICLE34-1 (nouveau) :

Les assemblées « peuvent voter des résolutions  ».

Notre commentaire. Le droit de voter des « résolutions » (art. 34-1) est cosmétique, puisqu’elles n’ont aucune valeur contraignante.

L’équilibre des comptes publics, qui relève des choix politiques décidés par les gouvernements, est en revanche constitutionnalisé (art. 34), à la manière du pacte d’austérité budgétaire dans les traités européens. Enfin, le gouvernement et l’UMP n’ont pas attendu la « commission indépendante » promise pour le redécoupage des circonscriptions, déjà en chantier (art. 25).

À L’ARTICLE 35 (déclaration de guerre) :

Le gouvernement « informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l’étranger » dans les « trois jours après le début de l’intervention ». « Cette information peut donner lieu à un débat qui n’est suivi d’aucun vote. Lorsque la durée de l’intervention excède quatre mois, le gouvernement soumet sa prolongation à l’autorisation du Parlement. »

Notre commentaire.

Les interventions armées à étranger ne seront pas votées par le Parlement, mais seulement leur prolongation au bout de quatre mois, et rien au-delà. Cela permet de contourner la disposition, toujours en vigueur, qui dit que « la déclaration de guerre est autorisée par le Parlement ».

À L’ARTICLE 38 (ordonnances) :

Les ordonnances prises par le gouvernement « ne peuvent être ratifiées que de manière expresse ».

À L’ARTICLE 39 (examen des lois) :

Le président de l’assemblée saisie d’un texte ou le premier ministre « peut saisir le Conseil constitutionnel  » en cas de désaccord sur la régularité de l’inscription d’un texte à l’ordre du jour. « Le président d’une assemblée peut soumettre pour avis au Conseil d’État  » une proposition de loi « déposée par l’un des membres de cette assemblée, sauf si ce dernier s’y oppose ».

À L’ARTICLE 41 (recevabilité des lois) :

« Le président de l’assemblée saisie » peut opposer l’irrecevabilité à un amendement ou une proposition de loi.

À L’ARTICLE 42 (discussion des lois) :

En première lecture, « la discussion des projets et des propositions de loi porte, en séance, sur le texte adopté par la commission » sauf révisions constitutionnelles, lois de finances et de financement de la Sécurité sociale.

« La discussion en séance, en première lecture, d’un projet ou d’une proposition de loi ne peut intervenir, devant la première assemblée saisie, qu’à l’expiration d’un délai de six semaines. »

Elle ne peut intervenir « devant la seconde assemblée saisie qu’à l’expiration d’un délai de quatre semaines à compter de sa transmission », sauf « procédure accélérée » (voir article 45).

À L’ARTICLE 43 (commissions parlementaires) :

Le nombre des commissions permanentes « est limité à huit dans chaque assemblée » au lieu de six.

À L’ARTICLE 44 (droit d’amendement) :

« Ce droit s’exerce en séance ou en commission selon les conditions fixées par les règlements des assemblées, dans le cadre déterminé par une loi organique. »

Notre commentaire.

Les « nouveaux droits » du Parlement sont un leurre, puisqu’il s’agit pour l’essentiel de nouveaux droits pour la majorité du Parlement. La plus significative est la limitation du droit d’amendement (art. 44), seul pouvoir réel des parlementaires pour avoir prise sur les textes et, le cas échéant, s’y opposer. Celui-ci sera désormais borné par le règlement et la loi, pour éviter les cas d’ « obstruction  » de l’opposition. Dans les faits, cela se traduira par une « durée programmée d’examen des textes », conçue comme « une mesure d’accompagnement du resserrement de l’article 49-3 », en d’autres termes : l’instauration d’un véritable 49-3 d’origine parlementaire qui permettra au président d’une assemblée de couper court au débat si un texte rencontre une trop forte opposition. Cette atteinte aux droits des élus est indissociable de la discussion en séance de textes déjà amendés par les commissions (art. 42). Le projet de loi confirme ainsi que « le travail en commission sera, dans cette hypothèse, soumis à une simple ratification par l’assemblée plénière ».

À L’ARTICLE 45 (procédure accélérée) :

Tout amendement est recevable en première lecture « dès lors qu’il présente un lien, même indirect, avec le texte déposé ou transmis ».

La déclaration d’urgence, rebaptisée « procédure accélérée », est engagée par le gouvernement « sans que les conférences des présidents s’y soient conjointement opposées ».

À L’ARTICLE 46 (lois organiques) :

Elles ne peuvent être examinées et votées « qu’à l’expiration des délais fixés » à l’article 42.

ARTICLE47-2 (nouveau) :

« La Cour des comptes assiste le Parlement dans le contrôle de l’action du gouvernement », ainsi que « dans l’évaluation des politiques publiques  ».

À L’ARTICLE 48 (ordre du jour du Parlement) :

« L’ordre du jour est fixé par chaque assemblée. Deux semaines de séance sur quatre sont réservées par priorité » aux textes du gouvernement. En outre, « l’examen des projets de loi de finances, des projets de loi de financement de la Sécurité sociale » ont « priorité ». « Un jour de séance par mois est réservé à un ordre du jour des groupes d’opposition » et « des groupes minoritaires ».

Notre commentaire.

L’ordre du jour partagé le sera en fait entre le gouvernement et sa majorité (deux semaines sur quatre chacun, sans compter les lois de finances ayant « priorité »). Les différents groupes d’opposition devront se contenter à eux tous de moins d’un jour par mois, puisqu’il devra être partagé aussi avec les « groupes minoritaires » de la majorité comme le Nouveau Centre.

À L’ARTICLE 49-3 (engagement de responsabilité du gouvernement) :

Elle peut être engagée sur le vote d’un « projet de loi de finances ou de financement de la Sécurité sociale ». « Le premier ministre peut, en outre, recourir à cette procédure pour un autre projet ou une proposition de loi par session. »

Notre commentaire.

La « restriction » annoncée du 49-3 (adoption d’une loi sans vote par décision du gouvernement) n’aura pas lieu. L’article ne fait qu’entériner la situation actuelle, le gouvernement n’employant jamais le 49-3 trois fois par session. De plus, avec l’instauration d’un 49-3 d’origine parlementaire qui limite le droit d’amendement (voir le commentaire précédent), le gouvernement n’aura plus besoin d’y recourir quand l’opposition retarde les débats, comme sur le CPE.

ARTICLE50-1 (nouveau) :

« Devant l’une ou l’autre des assemblées », le gouvernement peut « faire, sur un sujet déterminé, une déclaration qui donne lieu à débat et peut, s’il le décide, faire l’objet d’un vote sans engager sa responsabilité ».

ARTICLES51-1 ET 51-2 (nouveaux) :

Le règlement de chaque assemblée « reconnaît des droits spécifiques aux groupes d’opposition de l’assemblée intéressée ainsi qu’aux groupes minoritaires ».

Pour l’exercice des missions de contrôle et d’évaluation, « des commissions d’enquête peuvent être créées au sein de chaque assemblée ».

Notre commentaire.

Ces articles servent d’appât à la droite pour espérer débaucher des élus de gauche au Congrès. Les propositions de Sarkozy dans le Monde s’inscrivent dans ce cadre. Mais n’étant pas du domaine de la Constitution, elles sont renvoyées aux règlements des assemblées, qui restent à réécrire. Le chef de l’État demande donc un chèque en blanc aux parlementaires, d’autant qu’il ne lui appartient pas de décider du règlement des assemblées, qu’elles seules déterminent. Rien ne garantit que les propositions, qu’il conditionne à l’adoption de la réforme, seront appliquées.

À L’ARTICLE 56 (Conseil constitutionnel) :

Le contrôle des nominations est applicable à celles effectuées au Conseil constitutionnel.

À L’ARTICLE 61 (idem) :

« Les propositions de loi » pouvant faire l’objet du droit d’initiative référendaire prévu à l’article 11 sont soumises au Conseil constitutionnel « avant qu’elles ne soient soumises au référendum  ».

ARTICLE61-1 (nouveau) :

Dans le cadre d’une procédure judiciaire, le Conseil constitutionnel peut être saisi lorsqu’ « il est soutenu qu’une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit ».

À L’ARTICLE 62 (inconstitutionnalité) :

« Une disposition déclarée inconstitutionnelle sur le fondement de l’article 61-1 est abrogée. »

« Le Conseil constitutionnel détermine les conditions et limites dans lesquelles les effets que la disposition a produits sont susceptibles d’être remis en cause. »

Notre commentaire.

L’article 61-1 permet aux citoyens de saisir, dans le cadre d’une procédure judiciaire, le Conseil constitutionnel pour contester une loi qui porterait atteinte aux droits et libertés. En vigueur dans d’autres pays européens, cette mesure n’a pas fait la preuve de son efficacité. Primo, il y a peu de chances pour que le Conseil constitutionnel, dont les membres sont nommés par les cercles du pouvoir, se déjuge sur une loi déjà votée, ou contredise le gouvernement. Secundo, le Conseil constitutionnel peut décider de ne pas remettre en cause les effets d’une loi jugée par lui inconstitutionnelle (art. 62).

À L’ARTICLE 65 (CSM) :

« La formation compétente » du Conseil supérieur de la magistrature à l’égard des magistrats du siège « est présidée par le premier président de la Cour de cassation ». Elle comprend « cinq magistrats du siège et un magistrat du parquet, un conseiller d’État désigné par le Conseil d’État, un avocat ainsi que six personnalités qualifiées qui n’appartiennent ni au Parlement, ni à l’ordre judiciaire, ni à l’ordre administratif. Le président de la République, le président de l’Assemblée nationale et le président du Sénat désignent chacun deux personnalités qualifiées  ».

« La formation compétente à l’égard des magistrats du parquet est présidée par le procureur général près la Cour de cassation. Elle comprend, en outre, cinq magistrats du parquet et un magistrat du siège, ainsi que le conseiller d’État, l’avocat et les six personnalités qualifiées mentionnés. »

« Le Conseil supérieur de la magistrature se réunit en formation plénière pour répondre aux demandes d’avis » du président de la République.

« Le Conseil supérieur de la magistrature peut être saisi par un justiciable dans les conditions fixées par une loi organique. »

Notre commentaire.

Les syndicats de magistrats et le CSM luimême contestent vigoureusement cette réforme, estimant qu’elle met en péril l’indépendance de la justice. Les personnalités extérieures nommées par le pouvoir politique y seront désormais majoritaires, au détriment des magistrats. Le Syndicat de la magistrature (SM) estime que cela revient à politiser l’institution, en la soumettant au « fait majoritaire », menaçant ainsi « l’équilibre démocratique ».

À L’ARTICLE 69 (CES) :

Le « Conseil économique et social » est renommé « Conseil économique, social et environnemental  ». Il peut être « saisi par voie de pétition dans les conditions fixées par une loi organique  ». Il fait connaître « les suites qu’il propose d’y donner. »

À L’ARTICLE 70 (idem) :

Le CES peut être consulté par le gouvernement et « le Parlement ». Le gouvernement peut « également le consulter » sur les « orientations pluriannuelles des finances publiques ».

À L’ARTICLE 71 (idem) :

Le nombre de membres du CES « ne peut excéder 233 ».

ARTICLE71-1 (nouveau) : Un « défenseur des droits » est créé. Il peut être saisi par « toute personne s’estimant lésée par le fonctionnement d’un service public », d’une administration de l’État, d’une collectivité territoriale, d’un établissement public, ainsi que par « tout organisme investi d’une mission de service public ». Le défenseur des droits « est nommé par le président de la République pour un mandat de six ans non renouvelable ».

Notre commentaire.Le défenseur des droits reprendra, pour l’instant, la mission du médiateur de la République, mais sa saisie en direct n’est pas sans faire craindre un engorgement de la procédure. Le gouvernement réfléchit à réunir sous l’autorité de ce défenseur la Commission nationale de déontologie de la sécurité, le contrôleur général des prisons, voire la CNIL, la HALDE et la défenseure des enfants. Il est illusoire d’espérer que cette nouvelle agence « indépendante » disposera de moyens équivalents à ceux cumulés des diverses instances actuelles. Sans compter qu’a été mise aux oubliettes l’idée d’un défenseur des droits fondamentaux, qui avait, au moins, l’avantage de reconnaître que même les étrangers ont des droits.

AUX ARTICLES 72-3, 73, 74-1 (outre-mer) :

Diverses adaptations de la Constitution à l’évolution du droit des collectivités d’outremer (nouveaux statuts de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin, statut de Clipperton, etc.).

ARTICLE87 (nouveau) :

« De la francophonie » : la République « participe au développement de la solidarité et de la coopération entre les États et les peuples ayant le français en partage ».

À L’ARTICLE 88-4 (Union européenne) :

Le gouvernement soumet au Parlement tous « les projets ou propositions d’actes » de l’UE. Des résolutions européennes peuvent être adoptées sur ces projets « ainsi que sur tout document émanant d’une institution de l’UE ».

Au sein de chaque assemblée parlementaire « est instituée une commission chargée des Affaires européennes. »

À L’ARTICLE 88-5 (adhésions à l’UE) : Tout traité relatif à l’adhésion d’un État à l’UE (acceptée après le 1er juillet 2004 par le Conseil européen) est « soumis au référendum par le président de la République ». Toutefois, le vote d’une motion adoptée « par chaque assemblée à la majorité des trois cinquièmes » peut autoriser la ratification sans référendum.

NB : la rédaction des articles 88-4 et 88-5 est modifiée « à compter de l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne ».

À L’ARTICLE 88-6 (Cour de justice de l’UE) : Chaque assemblée « peut former un recours devant la Cour de justice de l’UE contre un acte législatif européen pour violation du principe de subsidiarité ». « À la demande de soixante députés ou de soixante sénateurs, le recours est de droit. »

NB : l’entrée en vigueur de cet article est prévue en même temps que celle du traité de Lisbonne.

À L’ARTICLE 89 (révision) :

Les révisions constitutionnelles votées par le Parlement doivent l’être dans le respect des délais fixés à l’article 42.

Notre commentaire.

Le Parlement peut voter des résolutions sur des projets européens (c’était déjà le cas) mais elles n’ont pas de valeur contraignante (art. 88-4). Impossible donc de s’opposer concrètement à des directives nuisibles aux services publics ou aux droits des salariés. Le référendum pour les nouvelles adhésions à l’UE n’est plus obligatoire si les assemblées en décident (art. 88-5), ce qui permettra de ne l’utiliser que pour la Turquie. L’article 88-1 maintient que la France peut participer à l’UE « dans les conditions prévues par le traité de Lisbonne », en dépit du « non » irlandais qui le rend caduc.

Par secretaire de section
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Dimanche 20 juillet 2008 7 20 /07 /Juil /2008 16:59
A propos de l’Union Pour la Méditerranée Une déclaration
de Jean Paul Boré, VP Conseil Régional Languedoc-Roussillon
Et Jean Claude Lefort, Député Honoraire


Tout en restant très lucides sur le chemin à parcourir, nous ne nous inscrivons dans les opinions uniquement négatives exprimées après la réunion de Paris de l’Union Pour la Méditerranée, qui a vu côte à côte, et pour la première fois, notamment les Présidents syrien, israélien, palestinien et libanais. Les commentaires divers à droite comme à gauche, particulièrement sur l’invitation et la présence du Président syrien, Bachar Al-Assad, nous semble inconvenants au regard des enjeux posés. Comment imaginer faire la paix avec des protagonistes en guerre, comment envisager faire avancer la démocratie dans des pays où elle est bafouée si l’on rejette les responsables concernés ? Nous rejetons quant à nous la méthode américaine qui consiste à imposer leur démocratie à lamanière du chaos créé en Irak, en Afghanistan avec les résultats dangereux que l’on sait.

1. Tout d’abord, si le respect absolu des droits de l’homme avait été la condition pour que tout dirigeant des pays invités soit à la tribune du 14 juillet, il aurait manqué beaucoup de monde sur le carton d’invitation. Ce n’est donc pas sérieux. C’est d’autant moins sérieux que la présence de Bachar Al-Assad a donné lieu à des avancées politiques qui ne sont pas minces. Ainsi, et pour la première fois dans l’histoire, la Syrie reconnaît la souveraineté du Liban. C’est essentiel, majeur, pour l’équilibre de ce pays et de la région. De même le Président syrien a-t-il indiqué sa volonté de nouer des relations avec Israël, de manière directe le moment venu, concernant en particulier le plateau du Golan, occupé de longue date par l’armée israélienne. Est loin d’être négligeable aussi, le rôle qu’entend jouer la Syrie, annoncé par le même Bachar Al-Assad, pour que l’Iran apporte les preuves qu’elle ne fabrique pas l’arme nucléaire, et ce, en complément de sa position, conforme au droit international, de faire du Proche et Moyen-Orient une zone sans arme d’aucune sorte de destruction massive. Dans ces conditions, s’en tenir à la seule critique absolue témoigne soit d’une grave méconnaissance de la région et des enjeux géostratégiques dont elle est l’objet, ou d’une utilisation purement politicienne que l’on ne peut que condamner.

 2. S’agissant des décisions prises à l’issue du sommet, on ne peut manquer d’y relever des contradictions politiques majeures à lever impérativement, si l’on veut que l’idée d’Union Pour la Méditerranée soit un beau et réel projet en faveur duquel nous inscrivons notre démarche. Nous ne retiendrons ici que deux de ces contradictions les plus fortes.

 A. Vouloir, faire de cet ensemble un espace de coopération dans tous les domaines qui soit tout à la fois profitable à chacun et à tous, suppose de prendre des initiatives fortes pour instaurer la confiance entre tous ces pays. Or, cet objectif est obéré par deux problèmes politiques centraux relatifs au remodelage du Moyen-Orient. Le premier concerne le conflit israélo-palestinien, dont le règlement sur la base du droit international est le point nodal pour instaurer la paix dans la région, sur lequel la déclaration finale adoptée ne fait nullement référence, pas plus De fait, aucune initiative n’est prévue qui marque la volonté de le résoudre sur cette base, la déclaration finale de contentant d’indiquer que les parties présentes « soutiennent » les efforts de paix. Force est de constater que l’Union Européenne montre ici son refus de jouer un rôle autonome. Comme si l’Union Européenne avait jeté le gant du droit international, laissant le champ libre à l’hyperpuissance américaine, dont l’alignement systématique sur les seules positions israéliennes, ne peut déboucher sur un accord de paix global, qui permette la création de deux Etats vivant côte à côte dans des frontières sûres, reconnues et en sécurité. Ce n’est pas responsable ni fécond pour cet ensemble qui doit être d’abord une « mer dépolluée »de toute guerre. Deuxièmement, toujours dans la confiance à instaurer, la question nucléaire concerne, dans la déclaration finale, un pays mis à l’index : l’Iran. Or, il n’est qu’une voie possible et raisonnable dans cette région. Elle ne se limite pas à demander légitimement à un pays signataire du Traité de non-prolifération nucléaire d’en respecter les clauses – faudrait-il encore que tous les respectent à commencer par les grandes puissances – mais de faire en sorte que toutes les armes nucléaires et de destructions massives soient abolies dans la région. Israël qui est le seul pays détenteur de l’arme atomique dans la région doit être concerné, conformément aux résolutions de l’ONU. La nature du régime iranien serait autre que la question se poserait tout autant.

B. Des projets de coopération dans les domaines environnementaux, énergétique, transports, éducation, emploi etc. sont annoncés. Comment ne pas y être favorable ? Mais là où le bât blesse, c’est leur encadrement par une logique qui confine au dogme : le libre échange. Cela alors même que des pays représentés autour de la table, tel l’Egypte qui va coprésider l’UPM, ont connu des « émeutes de la faim » dont l’origine est à rechercher dans l’application de politiques précisément entachées de cette tare qui provoque un désastre dans tous les domaines : le libre échange. On ne peut faire des tirades contre le terrorisme (concept qui d’ailleurs commence et finit on ne sait où), et ne pas s’en prendre à ce qui en constitue le terreau: l’injustice des situations politiques comme déjà indiquée ci-dessus et la pauvreté. On ne peut non plus réduire l’UPM à une sorte de « Bourse » où se déciderait la « régulation » d’une immigration choisie façon Sarkozy triant ses immigrés et ignorant le développement durable et juste de chaque pays. 3. Au total l’UPM telle que lancée, n’est pas à la hauteur des enjeux qu’on devrait pouvoir afficher pour cet espace pétri de civilisations riches et non antagoniques. Si les quelques décisions annoncées en annexe de la déclaration finale, autres que celles qui concerne l’immigration ne sont pas récusables et méritent qu’on s’y investisse, elles manquent singulièrement d’ambition pour cette région méditerranéenne, berceau, à bien des égards, de l’Humanité. C’est pourquoi, sans rien négliger, nous entendons travailler à des propositions pour, d’une part, lever les lourdes contradictions notamment politiques, qui entachent ce projet, et, d’autre part, procéder, avec tous les intéressés et aussi les collectivités, à la définition d’ambitieux objectifs de coopérations « mutuellement avantageuses » de sorte que l’UPM ne soit pas un projet rabougri au seul service de la finance mais un réel projet d’avenir porteur de paix, de solidarité, de développement, de justice et de progrès pour les peuples des deux rives de notre mer commune, la Méditerranée.

 Jean-Paul Boré, vice-président du Conseilrégional Languedoc-Roussillon
Jean-Claude Lefort, député honoraire
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Vendredi 11 juillet 2008 5 11 /07 /Juil /2008 18:40

Union pour la Mediterranée

 Lancement de l'Union pour la   méditerranée


Dimanche 13 Juillet se tiendra à Paris, le sommet visant à lancer l’Union pour la Méditerranée (UPM). S’appuyant sur les restes du processus de Barcelone, l’UPM, projet lancé par en février 2007, vise à favoriser la collaboration entre les pays riverains de la méditerranée. Retrouvez notre analyse des enjeux de ce sommet dans L’Humanité des débats du samedi 12 juillet.
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Vendredi 11 juillet 2008 5 11 /07 /Juil /2008 15:53
Le 21 juillet 2008, le Président Sarkozy tentera de faire adopter par le congrès son projet de révision constitutionnelle. Le texte proposé constitue une menace grave pour notre démocratie. C’est une réforme sur mesure pour Sarkozy, faite pour donner à un Président qui veut décider de tout, les moyens légaux d’accroître ses pouvoirs.

La Constitution est un texte fondamental. Elle organise la répartition des pouvoirs et le fonctionnement des grandes institutions qui en sont dépositaires. Alors que toute modification importante devrait être soumise au débat et au vote des citoyens par référendum, Sarkozy fait passer son projet au coeur de l’été, sans véritable débat national sur les enjeux immenses de cette réforme piège.

Une réforme piège...

Piège parce qu’elle réduit les pouvoirs du Parlement au profit de ceux de l’exécutif et du Président de la République :

● en réduisant le droit d’amendement des parlementaires

● en permettant au chef de l’État de décider des interventions armées sans vote du Parlement ;
● en donnant au Président de la République la possibilité de s’exprimer devant les Assemblées sans que celles-ci aient les moyens de sanctionner ce discours par un vote ;
● en enfermant la politique budgétaire dans des contraintes gravées dans le marbre constitutionnel qui empêchent l’état d’agir ;
Au final, en faisant du Président de la République le véritable chef du gouvernement, la réforme exonère celui-ci de tout contrôle du Parlement sur son action et ses décisions. Bref, de quoi donner à Sarkozy les moyens d’aller encore plus vite et encore plus fort dans sa politique de mauvais coups.

... qui peut être déjouée

La gauche peut faire échec à cette logique. C’est son devoir de s’opposer à une réforme qui ferait de Sarkozy, le chef d’État occidental aux pouvoirs les plus étendus, plus encore que ceux dévolus par le régime présidentiel des Etats-Unis. Le 21 juillet, pas une voix des parlementaires de gauche ne doit manquer pour empêcher ce coup porté à la démocratie : face à un tel danger, si on est de gauche on vote non ! Les parlementaires communistes y sont résolus.

Pour une République sociale et participative

Au lieu de concentrer encore plus de pouvoir entre les mains d’un seul, les communistes proposent de donner beaucoup de pouvoirs nouveaux aux citoyennes et aux citoyens. Pour se faire entendre réellement. Pour que les décisions soient prises dans l’intérêt de tous, et non de quelques uns.

Une République démocratique où le Parlement retrouve sa légitimité et ses pouvoirs

● Élections à la proportionnelle
● Limitation du cumul des mandats et parité
● Droit de vote des étrangers résidents aux élections locales et européennes

● Obligation de consulter le Parlement sur les choix européens et internationaux

● Profonde démocratisation du Sénat
● Respect du pluralisme par les médias, notamment le service public

Une république participative, où les citoyen-nes aient des pouvoirs réels d’intervention directe

● Rendre la démocratie participative constitutionnelle et doter les collectivités des moyens pour favoriser la participation citoyenne ;
● Associer les citoyens aux décisions budgétaires des collectivités et rendre obligatoires des comptes rendus réguliers de mandat des élus ;

● Reconnaître le droit au référendum d’initiative citoyenne (localement et nationalemen

Une république sociale, où les salarié-es puissent faire respecter leurs droits et leurs intérêts dans les entreprises

● élargir les droits collectifs des syndicats et des institutions représentatives du personnel ;

● permettre aux salariés et à leurs syndicats d’intervenir sur les choix et proposer des stratégies alternatives,
● permettre aux représentants de la collectivité de faire valoir les aspects territoriaux et environnementaux.

● mise en place d’un cadre public légal de contrôle des grandes entreprises, permettant notamment de conditionner les subventions ou marchés publics au respect de clauses sociales et environnementales.

Plus de pouvoirs au Président ? Non ! Plus de pouvoirs aux citoyens ?

Oui !

Parti communiste français


 

Marie-George Buffet appelle les parlementaires de gauche à faire échec à cette réforme.

« Je veux les appeler à ne pas voter une réforme institutionnelle qui ne pourra qu'accroître encore davantage les déséquilibres de nos institutions en faveur du président de la République. Je veux les appeler à ne pas céder aux sirènes d'un compromis qui n'en est pas un. Je veux les appeler à ne pas prendre la responsabilité d'un accord politique avec la droite qui serait lourd de conséquences pour la gauche et toutes les idées de progrès. »

 

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Vendredi 11 juillet 2008 5 11 /07 /Juil /2008 11:29

Déclaration de Francis WURTZ, Président du groupe GUE/NGL en réponse au Président Sarkozy

Strasbourg le 10/7/2008

 
 

Monsieur le Président,

Je vais concentrer mon intervention sur une double caractéristique de cette présidence française, à savoir son incontestable point fort et son trop évident point faible.

Son point fort, par rapport aux habituels ténors de l’Union, c’est qu’elle ne dit pas que l’Europe va bien et qu’elle doit continuer ainsi, quand de plus en plus d’Européens pensent qu’elle va mal et que les choses doivent changer. Fort bien.

Mais après ? C’est là que le bât blesse. Quelles conclusions tirez-vous, Monsieur le Président, de cette apparente lucidité sur la crise de légitimité que subit aujourd’hui l’Union, en particulier son modèle économique et son mode de fonctionnement ?

Vous affirmez vouloir comprendre et respecter le malaise des Européens vis à vis de l’Union. Mais vous faites pression sur le peuple irlandais pour l’amener à se dédire, alors qu’il n’a fait qu’exprimer tout haut, après les Français et les Néerlandais, ce que des millions d’autres Européens ont sur le cœur !

Vous critiquez avec raison la façon dont la BCE gère l’euro depuis sa tour d’ivoire. Mais vous ne préconisez jamais de revoir les statuts qui lui octroient cette toute puissance et même lui fixent cette mission !

Vous affirmez, au sujet de l’immigration, vouloir, « servir les valeurs qui sont les nôtres », mais vous avez appuyé la directive de la honte, condamnée par la Haut Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, par toutes organisations des droits de l’Homme comme par les Eglises européennes, précisément parce qu’elle viole des valeurs humaines essentielles.

Vous évacuez la question sociale - qui doit, selon vous, rester du seul ressort des Etats. Mais vous ne dites mot de la Cour européenne de Justice qui rend arrêt sur arrêt mettant en concurrence les modèles sociaux au sein même de l’Union. Au demeurant en se fondant sur les articles 43 et 49 du traité.

Vous dites que vous n’avez pas aimé l’image du « plombier polonais ». Moi non plus ! C’est une formule lancée par la droite populiste et popularisée à la télévision par M. Bolkestein. Je dis « Bienvenue aux travailleurs de tous les pays » à égalité de droits dans tous les domaines. C’est précisément ce que refuse l’actuel droit européen.

Je rappelle que, selon la Commission, en Basse-Saxe, pour un même travailleur, sur un même chantier, un travailleur d’un autre pays membre peut être payé moitié moins que le SMIC qui s’applique à un travailleur allemand.

Savez-vous ce que pense de ces arrêts un homme non suspect de populisme comme John Monks, Secrétaire général de la CES. Il juge ces décisions « considérablement problématiques » car, souligne-t-il, elles affirment « la primauté des libertés économiques sur les droits fondamentaux et le respect du droit du travail. » Que répondez-vous ?

Vous affirmez vouloir construire une « Europe qui protège ». Mais on ne vous entend pas critiquer toutes ces mesures structurelles qui précarisent l’existence des Européens : l’obligation d’ouvrir les entreprises de service public à la concurrence ; les pressions du Pacte de stabilité sur les salaires et les dépenses sociales ainsi que nombre de « lignes directrices » préparées par la Commission et adoptées par le Conseil - que vous appliquez dans votre propre pays avec zèle.

Citons la « ligne directrice » n°2 : réforme des régimes de retraites, de sécurité sociale et de soins de santé. « Ligne directrice » n°5 : flexibilité des marchés du travail. « Ligne directrice » n°13 : suppression des obstacles réglementaires, commerciaux et autres qui entravent indûment la concurrence. Et j’en passe.

Le retournement de la position de la France - et de l’Italie -, vient même de permettre au Conseil d’aller au-delà des obligations qu’il s’était fixées en se mettant d’accord sur un projet de directive autorisant la semaine de 65 heures ! C’est Dickens sacré nouveau « père de l’Europe ! »

Un dernier mot, Monsieur le Président : vous avez, ce weekend, devant vos invités européens - le Président du Parlement et celui de la Commission - et face à 2000 cadres de la droite française, conclu votre discours par une formule interprétée par la totalité du mouvement syndical comme une provocation - au demeurant fort imprudente - en affirmant que « désormais, quand il y a une grève, les Français ne s’en aperçoivent même plus ».

Le lendemain de ce haut fait, votre ministre de l’éducation nationale expliquait que c’était là « une manière de rassurer nos partenaires (européens) en présence des plus éminents d’entre eux. » Eh bien, si pour rassurer les dirigeants européens, il faut à présent insulter les syndicats, c’est qu’il est décidément urgent de changer l’Europe ! Mais pour de bon.




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Jeudi 10 juillet 2008 4 10 /07 /Juil /2008 19:25


 


Entretien avec Maryse Dumas dans L’Humanité du 10 juillet 2008

« Le salarié totalement soumis     au bon vouloir de l’employeur »

jeudi 10 juillet 2008
 
Pour Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT : « Dès que les employeurs essaieront de mettre en oeuvre cette loi, les conflits seront nombreux. »

Quelles seront les conséquences, pour les salariés-, du texte confiant la fixation de la du-rée du travail à des accords d’entreprises, voté mardi soir parles députés ?

Maryse Dumas. Les conséquences de cc texte seront extrêmement graves pour les droits des salariés, sur le temps de repos, sur le temps libre. Cette loi vise à instaurer une plus grande subordination des salariés à l’organisation du travail telle que la décideront les employeurs. Ce qui est en jeu, c’est bien sûr la du-rée du temps de travail, mais aussi la possibilité, pour les salariés, d’anticiper l’organisation du travail pouf pouvoir organiser leurs vies personnelles. Sur ce dernier point, la loi va offrir aux employeurs de nouveaux moyens de pression sur les salariés. Ce qui aboutira à une restriction du temps véritablement libre, du temps que le salarié pourra lui-même organiser. En fait, le salarié sera totalement soumis au bon vouloir de l’employeur. Et ça, c’est le plus grave.

L’adoption de ce texte est-elle en relation avec la directive européenne sur le temps de travail actuellement en préparation ?

Maryse Dumas. Le revirement de position du gouvernement français sur la directive européenne ouvre la voie à l’opt-out, c’est-à-dire à la possibilité, pour l’employeur, de s’affranchir des normes sur le temps de travail. Il y a évidemment un lien direct entre ce revirement et la logique de la loi que le gouvernement est en train de faire voter.

Dans les deux cas, le temps de travail sera de moins en moins l’objet du respect de normes collectives (sur la santé des salariés, sur le droit au repos et au temps libre, sur l’organisation collective du temps de travail). De nouveaux pouvoirs sont consentis à l’employeur pour imposer au salarié non seulement une durée du temps de travail, mais aussi une forme d’organisation du travail de gré à gré, indépendamment des normes collectives.

Comment expliquer la faiblesse des réactions, pour l’instant, face à ce coup de force du gouvernement ?

Maryse Dumas. Il y a eu, ne l’oublions pas, une première réaction avec la manifestation du 17 juin dernier à l’appel de la CGT, de la CFDT, de la FSU et de Solidaires. Je crois que les syndicats qui ont pris la responsabilité de la division en ne réagissant pas à ce projet de loi gravissime portent une responsabilité dans les difficultés que l’on sent actuellement. Cela étant,

la bataille n’est pas terminée, loin de là. Pour l’instant, le gouvernement est dans la phase la plus facile pour lui : le vote, par une majorité à l’Assemblée nationale qui lui est acquise, d’une loi qui répond à des considérants idéologiques. Le plus difficile, pour lui, sera de faire entrer cette loi dans la vie. Dès qu’elle arrivera à la porte des entreprises, dès que les employeurs essaieront de la mettre en oeuvre, les conflits seront nombreux. Les salariés ne se laisseront pas faire. La CGT et, je l’espère, les autres syndicats, seront à leurs côtés. J’en veux pour preuve la grève qui vient d’éclater contre les heures supplémentaires aux Ateliers de Janves, à Bogny-sur-Meuse, l’entreprise choisie par Nicolas Sarkozy en décembre 2006 pour lancer son slogan « Travailler plus pour gagner plus ».

Entre la loi votée à l’Assemblée nationale et sa mise en oeuvre concrète dans les entreprises, il y a un temps pour les explications syndicales, pour les mobilisations. Nous sommes loin d’avoir dit notre dernier mot sur cette question du temps de travail comme sur les salaires. Car derrière l’allongement du temps de travail, il y a aussi le prix auquel est payée l’heure de travail, donc la question des rémunérations.

Entretien réalisé par Rosa Moussaoui

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Jeudi 10 juillet 2008 4 10 /07 /Juil /2008 19:05


Gard Sénatoriales : Le PCF a choisi Chaulet

Les grands électeurs éliront les sénateurs le 21 septembre 2008 Les candidatures pour les élections sénatoriales du 21 septembre prochain se dévoilent à l'image d'Edouard Chaulet, maire de Barjac, qui portera les couleurs du parti communiste français.

Un PCF qui dans le Gard a toujours pour ambition de proposer une candidature commune avec le parti socialiste pour contrer la probable candidature du maire d'Alès UMP Max Roustan.

En attendant, Edouard Chaulet, candidat officiel du PCF depuis lundi, débute sa campagne : « Je compte défendre les communes, développer les services publics en Cévennes. J'estime qu'il faut en créer. Je pense qu'on doit avoir des sénateurs plus proches des autres élus. » Pour mémoire, Edouard Chaulet est conseiller général et maire de Barjac.
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Jeudi 10 juillet 2008 4 10 /07 /Juil /2008 11:30
Fillon/ emplois publics : un crime contre l’Etat

Le gouvernement multiplie les annonces fracassantes sur les suppressions d’emplois dans la fonction publique. Après Xavier Darcos qui annonce 13.500 suppressions de postes d’enseignants en 2009, c’est François Fillon – craignant sûrement d’être doublé sur sa droite – qui en rajoute et annonce 30.000 suppressions d’emplois dans la fonction publique.



D’année en année, les budgets se succèdent et la même logique demeure. A force de multiplier les suppressions d’emplois, c’est toute la puissance publique qui s’atrophie, incapable de penser son propre développement, obligée qu’elle est de répondre aux coupes sombres d’une équipe gouvernementale sous le dogme réactionnaire du « toujours moins d’Etat ».

Ces attaques répétées contre l’emploi public sont un crime contre l’Etat. Ce gouvernement devra y répondre. A cette logique, le PCF en propose une toute autre, beaucoup plus rationnelle. Celle de partir des besoins des populations pour définir l’offre de services publics capables d’y répondre et donc l’emploi public nécessaire.

Parti communiste français

Paris le 9 juillet 2008

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Jeudi 10 juillet 2008 4 10 /07 /Juil /2008 08:41
Solidarité avec le Maire de Valenton

Pour avoir demandé la suspension d’une expulsion locative et pris la défense d’une famille condamnée à être jetée à la rue par décision dite « de justice », le maire communiste de Valenton, Daniel Toussaint, est poursuivi par le Procureur de la République pour « outrages à huissier de justice et entrave à mesure d’expulsion ». A ce titre, il peut être traduit devant le Tribunal Correctionnel avec des conséquences judiciaires lourdes.

Depuis que les Elus Communistes et Républicains s’opposent à la pratique indigne, révoltante et inhumaine des expulsions locatives, c’est la première fois qu’un élu du peuple est poursuivi par la justice. La situation n’est donc pas anodine, mais grave pour la démocratie.

En demandant au Procureur de la République de poursuivre Daniel Toussaint en justice, en l’accusant – comme le fait le Préfet du Val de Marne - d’avoir failli à sa fonction d’officier de police judiciaire, le pouvoir Sarkozien cherche à intimider les élus, singulièrement les élus communistes, et les citoyens qui agissent avec courage contre l’injustice et le scandale révoltant que constituent la pratique des expulsions locatives.

En totale faillite sur sa politique de logement en Val de Marne : 50 000 demandes de logements non satisfaites, mais seulement 1710 logements sociaux construits en 2007 et plus de 12 000 familles menacées d’expulsions, la droite gouvernementale et ses commis départementaux choisissent de s’attaquer aux défenseurs du droit au logement pour tous et partout, plutôt que de garantir l’application de la loi SRU dans toutes les communes du département et de la loi Dalo reconnaissant le droit au logement y compris pour les familles sous le coup d’une procédure d’expulsion.

S’il y a dans ce département des maires qui devraient être traduit devant les tribunaux, ce sont les maires de droite hors-la-loi qui par égoïsme refusent d’appliquer la loi SRU : construire des logements sociaux à hauteur de 20 % minimum sur leur commune. S’il y a faillite dans l’application du Droit au logement opposable c’est du côté du gouvernement qu’il faut regarder.

Dans ces conditions, les élus Communistes et Républicains du Val de Marne : conseillers municipaux, maires, conseillers généraux, régionaux et parlementaires expriment leur total soutien à Daniel Toussaint, Maire de Valenton et Conseiller général du Val-de-Marne. Ils exigent l’arrêt immédiat des poursuites et le classement de l’affaire sans suite.

Ils réaffirment avec fermeté que le logement est un droit. A ce titre aucune famille, aucune personne ne devrait pour cause de difficultés financières liées à une fracture de la vie (perte d’emploi, précarité, pauvreté, maladie, séparation) être victime d’une expulsion locative.

Ils désapprouvent et condamnent ces pratiques qui visent à précariser les gens, à accroître leurs difficultés, plutôt qu’à traiter leurs problèmes. D’autant que l’application de la loi contre l’exclusion et le Droit au Logement Opposable (Dalo) permettent de rechercher d’autres solutions, que la Chartre de prévention des expulsions, à l’initiative du Président du Conseil Général Christian Favier, n’est pas respectée par le Préfet du Val de Marne.

Ils affirment solennellement que s’opposer à une expulsion locative, prendre dans les communes des arrêtés anti-expulsion ne constituent pas des actes illégaux – contrairement à ce qu’exprime le Préfet du Val de Marne – mais des engagements modernes, pour une cause juste, humaine et solidaire qui participe de la lutte pour le droit effectif au logement pour tous, de la lutte contre l’exclusion et la misère.

Agir sous toutes les formes contre les expulsions locatives est un acte de solidarité, de justice, de résistance au service des intérêts de la population. Avec courage Daniel Toussaint a fait ce choix, notre solidarité lui est acquise.

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Comité de soutien Gardois à Jean-Luc Mélenchon

Parce que nous partageons le projet « l'Humain d'abord » porté par le Front de Gauche et ses candidat(e)s aux élections présidentielle et législatives de 2012,

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Nous soutenons et appelons à soutenir Jean-Luc Mélenchon ,

Candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle.

 

Un autre avenir est possible, l'humanité a, dans son histoire, surmonté de nombreuses crises. Notre peuple a su renverser des montagnes pour défendre les idées de liberté et d'égalité. La racine des problèmes actuels se trouve dans la domination sans partage du capital financier sur le monde. Alors, osons affronter le système financier, ceux qui le dirigent et en profitent. Nous retrouverons rapidement un avenir. Le problème est politique. Pour résoudre la crise, nous devons reprendre le pouvoir par une révolution citoyenne. Que le peuple, à la faveur d'une 6èmeRépublique, exerce le pouvoir pour de bon. La présidentielle et les législatives de 2012 peuvent en ouvrir le chemin. Le programme initié par le Front de Gauche peut y contribuer, non pas comme un recueil de solutions toutes faites, mais comme un outil visant à rendre majoritaires dans notre pays 2 objectifs : Rompre avec les politiques suivies ces dernières années.et reconstruire à partir de l'humain, de ses besoins, de ses aspirations. Pour cela le peuple doitintervenir. Il est le seul à même de décider de l'intérêt général. Partager les richesses, reprendre le pouvoir aux banques, mettre en œuvre une planificationécologique, produire autrement, construire la 6ème République, partager le savoir, s’épanouir par les arts, la culture et les pratiques culturelles.

 

METTONS NOS FORCES EN COMMUN

 

Renvoyer à

fdg30melenchon2012@gmail.com

Comité de soutien porté notamment dans le Gard par les 6 candidat(e)s du Front de Gauche aux législatives : Sylvette FAYET pour la 1ère  circonscription ; Danielle FLOUTIER, 2ème circonscription ; Charles MENARD, 3ème  circonscription ; Edouard CHAULET, 4ème  circonscription ; Jean-Michel SUAU, 5ème  circonscription ;  Martine GAYRAUD, 6ème circonscription


Sylvette Fayet, Conseillère Municipale Communiste de Nîmes, Candidate dans la 1er Circonscription du

49055 100003335852680 1766212772 n

 

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«Sarkozy n'a pas tenu ses promesses.»

 

Partagez-vous l'analyse de Nicolas Sarkozy, pour qui le chômage serait la faute des chômeurs que du manque d'emploi ?

Bien sur, je ne partage pas cette vision des choses et jr trouve les propos du président de la république particulièrement indécent à la fin d'un mandat au cours duquel il avait pourtant promis de réduire le chômage. Non seulement, il n'a pas tenu ses promesses mais le chômage a considérablement augmenté. C’est particulièrement sensible dans le Gard et à Nîmes ou le nombre de chômeurs est plus élevée que la moyenne nationale.

 

Quelle solution préconise le front de gauche ?

Elles passent par la formation des jeunes et notamment celle aux nouveaux métiers. Je pense par exemple aux métiers qui se développent dans le secteur du développement durable ou des nouvelles énergies. Le gouvernement qui n'a pas mis les moyens pour former les jeunes à ces nouveaux métiers a préféré miser sur le développement du secteur tertiaire. Or, cela ne répond en rien à l'avenir du pays. Il faut ensuite dé-précariser les emplois. Des milliers de femmes ne sont pas prises en compte parmi les demandeurs d'emplois mais touchent des salaires de misères pour des emplois précaires. Ensuite, il y a, certes, à mener la nécessaire ré industrialisation du pays mais il convient également  de développer l'aide à l’agriculture. Nombre d'agriculteurs sont en très difficultés, et ne peuvent plus vivre de leur métier.

 

Certains dénoncent les charges qui pèsent sur l'entreprise et donc l'emploi....

dans ce domaine, il faut faire le distinguo entre les petites et les grandes entreprises. Total vent par exemple  d'annoncer des profits colossaux alors même que cette entreprise est exonérée de charge et que dans le même temps des petites entreprises ou des artisans qui rencontrent de graves difficultés ne sont pas aidés. Le gouvernement n'a pas effectue les bons choix ; il a exonéré de charges les grandes entreprises sans aucune contrepartie. Sans compter que très souvent banque ne jouent pas le jeu.

 

les elus Front de Gauche au

6c76e3d576

 

Christian BASTID 

Conseiller général

Nîmes III

Conseiller municipal

04 66 76 77 79

Fax 04 66 76 79 48

christian.bastid@gard.fr

 

Budget du logement,une honte pour notre pays

 

15,5%, soit 3 millions d’euros. C’est la baisse annoncée des crédits de l’Etat pour la construction de logements sociaux en Languedoc-Roussillon en 2012 (passant de 19,29 à 16,29 millions d’euros).

 

Selon le Comité Régional de l’Habitat, cette somme permettra tout de même de participer au financement de 4 690 logements et de satisfaire « toutes les demandes des bailleurs ».

 

Voilà une affaire bien réglée avec, d’un côté des élus de droite qui font tout pour bloquer la construction de logements sociaux (voir la liste des communes gardoises en infraction avec la loi SRU) et de l’autre, un gouvernement de droite qui réduit chaque année les crédits consacrés au logement social.

 

4 690 logements pour tout le Languedoc-Roussillon, c’est un chiffre à mettre en relief avec les besoins gardois (estimés à 55 000 logements supplémentaires sur les 10 prochaines années) et nîmois avec encore 4 000 familles en attente d’un logement.

 

3 millions d’euros de crédits d’Etat supprimés, c’est un chiffre à comparer avec l’effort du Conseil général en la matière : près de 6M€ par an.

 

Clairement, le budget de l’Etat pour le logement social, voté par le député Lachaud et le sénateur Fournier, est loin des enjeux de nos territoires, très en retard en la matière et des besoins d’une population extrêmement touchée par la crise sociale. Selon la Fondation Abbé Pierre, ce sont 10 millions de français qui sont frappés, à différents niveaux, par la crise du logement.

 

Ce budget est une véritable honte pour notre pays.

 

 

Christian BASTTID

la télé PCF

CDH

 

CDH Vistrenque

L'HUMANITÉ du DIMANCHE

Un journal à vos côté

16 février 2012 
au

   22 février 2012

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europe

 

Europe. 5 millions de pauvres en un an

Le nombre de pauvres dans l’UE est passé de 79 millions l’an dernier à 84 millions cette année (soit 17 % de la population). Et du fait de la crise, « les nouvelles données, risquent d’être plus inquiétantes », prévient le commissaire à la Santé. C’est surtout une question de politique répond la plate-forme sociale, réseau européen d’ONG. Conny Reuter, son président, pose la question. « Gouvernance économique, qu’est-ce que cela signifie ? Privilégier la réduction de la pauvreté ou respecter le Pacte de stabilité ? »

 

octobre2010

 

Europe GABIN VISIONNAIRE

http://www.dailymotion.com/video/x970st_europe-gabin-visionnairey_news

MUMIA ne sera pas execute ENSEMBLE,SAUVONS MUMIA

          ENSEMBLE,
 SAUVONS
MUMIA


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Collectif Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal

rassemblant une centaine d’organisations et de collectivités publiques françaises

MEMBRE DE LA COALITION MONDIALE CONTRE LA PEINE DE MORT

43, boulevard de Magenta 75010 Paris - TEL : 01 53 38 99 99 - FAX : 01 40 40 90 98 - E MAIL : abujamal@free.fr

http://www.mumiabujamal.com

 

MUMIA ne sera pas execute

  la peine de mort est commuee en prison a vie

Telle est la consequence de la decision du procureur Seth Williams qui a annonce hier qu`il renoncait a saisir la justice de Pennsylvanie pour un nouveau proces.
Cette decision - rendue public au moment meme ou nous rencontrions Mumia dans le couloir de la mort - met un terme a 30 ans d`acharnement judiciaire pour tuer Mumia.
C`est une grande victoire a mettre a l`actif de la mobilisation internationale et de la defense. Mumia remercie tres chaleureusement les soutiens francais qui ont contribue a cette victoire.
Avant meme de connaitre cette decision, Mumia nous confiait sa ferme intention de poursuivre le combat pour faire reconnaitre son innocence. C`est dans ces conditions nouvelles et avec cet objectif que ses soutiens du monde entier continueront a agir.
La peine de mort ecartee, c`est desormais le deni de justice qui doit etre reconnu et Mumia libere, comme l`a declare le prix Nobel de la paix Desmond Tutu.


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