Le blog de secretaire de section

 conseiller régional de provence-Alpes-Côte d’azur, président de l’association des élus communistes et républicains des Alpes-Maritimes.

Quel gouffre entre les beaux discours consensuels sur les dangers qui menacent notre planète (pollution, déforestation, changement climatique, élévation du niveau des mers…) et le fiasco des actes nécessaires pour ralentir et inverser ces phénomènes. Nous subissons tous un matraquage idéologique qui tend à culpabiliser chaque individu dans son comportement quotidien. Pendant ce temps-là, les plus grands pollueurs se rachètent une virginité en s’autoproclamant les champions du développement durable  ! Le Total d’AZF et des marées noires finance le film Océans  ! Escota-Vinci, qui agrandit toutes ses aires de stationnement sur les autoroutes pour multiplier le transit des poids lourds, dématérialise ses factures pour économiser du papier. Les grandes surfaces développent les produits « bio » importés par avion d’Asie et d’Amérique du Sud  ; Veolia, Suez et Bouygues se partagent les très lucratifs marchés de l’eau, de l’assainissement, des déchets, avec comme seul objectif leur profit et les dividendes des actionnaires. Simultanément, ils offrent des brochures dans les écoles pour l’éducation à l’écologie.

Lorsqu’ils disent « il faut sauver la planète », en réalité, ils pensent « il faut sauver le capitalisme ». Avec le Front de gauche, soyons des écologistes qui s’en prennent à la racine du mal  : le pillage des ressources naturelles, la destruction des équilibres biologiques et l’exploitation des hommes pour la course au profit.

Peut-on être écologiste et s’accommoder du capitalisme  ? L’échec du sommet de Copenhague éclaire cette question. Nous avons la responsabilité d’apporter des réponses concrètes  : le développement du ferroviaire pour les marchandises et les voyageurs, des transports urbains non polluants, l’isolation thermique des bâtiments, le développement des services publics pour l’eau, l’assainissement, les déchets, mais aussi développement de l’agriculture de proximité non polluante. Aménageons le territoire pour ne pas créer des villes qui soient des enfers et des campagnes des déserts. Comme dans les autres domaines, investissons le terrain écologique avec ambition et conviction.

 

Ven 5 fév 2010 Aucun commentaire