Le blog de secretaire de section
La liste Front de gauche-NPA en Languedoc-Roussillon a présenté, samedi, ses candidats. L’urgence sociale est au cœur de la campagne.
À gauche maintenant !, la liste du Front de gauche élargi au Nouveau Parti anticapitaliste, a présenté, samedi, ses candidats pour chaque département du
Languedoc-Roussillon. Pour l’Hérault, c’est à Montpellier que les trois porte-parole, René Revol (Parti de gauche), François Liberti (PCF) et David Hermet (NPA), ont fait part de leurs objectifs
dans cette campagne : « Urgence sociale, écologique et démocratique. » Quelque 40 réunions publiques sont d’ores et déjà planifiées dans le département d’ici au 14 mars. Une
campagne de terrain sur les thèmes qui préoccupent la population au quotidien, expliquait René Revol, qui rappelait les récents événements en Languedoc-Roussillon et le « vacarme médiatique
autour de Georges Frêche, autour de compétitions entre personnes ». La liste À gauche maintenant ! se veut aux antipodes d’une telle conception de la politique. Elle se dit
représentative d’une société mobilisée : « Cette liste a un caractère unitaire et relativement inédit. nous voulons être à la tête du rassemblement pour la gauche et pour son renouveau en mettant en œuvre des mesures qui ne soient pas d’accompagnement du capitalisme. » Faisant
référence au président de région sortant, René Revol ajoutait encore : « Il faut rompre avec la gouvernance actuelle de la région, le président est incapable et illégitime pour
rassembler la gauche. Ce rassemblement doit être éthique et politique et représenter cette rupture. » nous voulons
Rien n’est joué
Un sondage commandé par Europe Écologie et rendu public, samedi, par le quotidien Midi Libre, montre que rien n’est joué. Crédité de 29 % au premier tour, le 20 janvier, Georges Frêche tombe aujourd’hui à 24 % dans l’hypothèse où la liste officiellement investie par le PS national, menée par la maire de Montpellier, Hélène Mandroux, se présente séparément de celle d’Europe Écologie. Dans le cas d’une alliance de ces deux formations au premier tour, l’actuel président de région obtiendrait 26 %.
Ce scénario vient contrarier les affirmations de Frêche qui prétendait, voilà quelques jours, que « Martine Aubry, avec ses histoires, m’a fait passer de 29 à 33 % d’intentions de vote », en référence à la décision de la première secrétaire d’investir une liste contre lui en Languedoc-Roussillon. La liste d’Hélène Mandroux recueillerait 11 % des voix, celle d’Europe Écologie 12 % et la liste Revol du Front de gauche 9 %. La droite restant loin derrière avec 23 % pour l’UMP Raymond Couderc, 3 % pour un dissident de l’UMP, 10 % pour le FN et 8 % pour le Modem.
d’autres logiques politiques
Samedi, les candidats d’À gauche maintenant se sont placés résolument dans une dynamique pour l’emporter. « Nous voulons franchir le mur de l’opacité, a expliqué François Liberti. Est-ce que ce sont les questions politiciennes qui préoccupent les gens ? Non, c’est l’emploi, c’est le droit au logement, c’est l’existence de services publics de proximité. Nous devons être en adéquation avec ce qu’attend la population. Nous commençons à faire bouger les lignes car nos propositions répondent aux attentes. » Concernant la démocratie, le candidat tête de liste dans l’Hérault le dit tout net : « Une révolution démocratique est nécessaire pour la région. Il faut en finir avec le présidentialisme, avec le clientélisme. Il faut d’autres logiques, d’autres leviers, et notamment associer les populations aux choix. Nous voulons créer des lieux, des offices de décision concernant l’emploi, le logement, la culture… »
60 % de français pour une victoire de la gauche Selon un sondage Viavoice pour Libération à paraître aujourd’hui, 60 % des Français souhaitent que la gauche « gagne » dans leur région lors des élections régionales du mois de mars. 54 % d’entre eux souhaitent également que la gauche « gagne la prochaine élection présidentielle ». Des indicateurs à mettre en rapport avec le déclin de la cote de popularité de Nicolas Sarkozy, à 40 % de bonnes opinions ce mois-ci (- 4), selon le même institut. Pour Viavoice, « il existe désormais un désir de gauche au sein de l’opinion française ».
